Star Wars 7, tout ça pour ça ?

Ce n’est pas vraiment une critique de Star Wars 7, mais plutôt une critique de l’énorme baudruche médiatique autour du film pour faire croire à un chef d’oeuvre alors que le Réveil de la Force est un film assez quelconque.


Star Wars 7 est un bon film, mais un Star Wars catastrophique

: Le Réveil de la Force a sans doute subi la propagande médiatique et marketing la plus intense de son temps. Des bandes-annonces et des petites informations fuitées pendant des années, de prétendues menaces sur Spoilers et des fans qui font la queue. Mais est-ce que est un chef d’oeuvre et est-ce qu’il mérite autant de critiques positives ?

Un bon film, mais un Star Wars à chier

C’est une critique qui est revenue souvent, mais qui est assez justifiée. Star Wars 7 est un bon film. Une belle réalisation, une production parfaitement maitrisée, des acteurs qui font de leur mieux, des effets spéciaux à couper le souffle même avec un parfum de prémâché. Le film est bon du début jusqu’à la fin, mais tout est prévisible à des kilomètres. Qu’on ne vienne pas nous dire que Star Wars 7 nous apporte un scénario original. Bien sûr, il est en train de poser les bases d’une nouvelle saga avec de nouveaux personnages, mais 2 heures pour poser les bases ? Je suis sceptique.

Star Wars 7 possède de nombreux défauts

JJ Abrams a pris le minimum de risques avec ce film. Et quand on regarde le lynchage de Batman vs Superman, on comprend qu’Abrams ait voulu rester très prudent. Mais où la différence entre la prudence et la couardise ? Il est ahurissant de voir que la scène de bataille la plus spectaculaire est juste un Remake de l’attaque sur l’Étoile Noire. Ils ont juste mis une boule plus grosse et ensuite, on a les héros de la résistance qui font tout péter. Il y a des scènes qui sont tellement prérendues qu’on sait déjà ce qui va se passer. La scène du pont avec Dark Vador, tout le monde pressentait que Hans Solo allait se faire zigouiller. Et la dernière scène de Star Wars 7, sérieux, c’est quoi ce blogibloga à l’eau de rose avec Luke Skywalker. Il a fait tout ce qu’il a pu pour l’éviter, mais Star Wars 7 est infecté irrémédiablement par la patte de Disney.

Pas touche, c’est sacré !

Une impression lancinante qui se dégage du film est que Star Wars 7 se considère comme étant inférieur aux autres opus. Il suffit de voir la notion de sacré sur les références antérieures. La mention de Skywalker où tout le monde le considère comme une légende. La scène où on soulève le tissu pour révéler R2D2 comme une sorte de relique sacrée. Cette prise de distance et cette humilité auraient pu apporter quelque chose, mais cela devient stéréotypé à mort dans certains cas. En fait, il y a plus de références aux autres opus qu’un vrai scénario à part la mise en fondation de la nouvelle saga.

Mais c’est quoi, ce Dark Vador de pacotille ?

Je suis Dark Vador, si si, c'est papa qui le dit...

Je suis Dark Vador, si si, c’est papa qui le dit…

Pour les personnages, la plupart s’en sortent bien. Dans les bandes-annonces, Finn arrive à tromper tout le monde en faisant croire qu’il est le héros. Les racistes en tout genre, qui s’étaient déchainés, peuvent aller se rhabiller. Il n’y a pas vraiment de héros dans Star Wars 7, car chaque personnage est encore embryonnaire et il cherche encore sa voie. Abrams est l’un des rares à pouvoir créer des films où un seul personnage ne s’empare pas toute la vedette. Mais c’est autre chose pour Dark Vador.

Certains diront que ce n’est pas encore Dark Vador, car il est encore en apprentissage. Mais ce personnage est le moins terrifiant qu’on peut voir dans le film. À la limite, on dirait une sorte de marionnette déguisée pour l’occasion qui passe son temps à défiler dans les couloirs et à utiliser son sabre laser pour détruire des chambres plutôt que des Jedi. Sérieux, c’est quoi ce Dark Vador de pacotille qui n’arrive même pas à effrayer une adolescente ? Dans tous les autres Stars War, on avait une impression de tension, d’intensité et d’oppression en la présence du masque. Même Luke Skywalker a peur lorsqu’il le rencontre pour la première fois.

Mais le Dark Vador du 7e opus est totalement absent par sa lumière sombre et terrifiante. Et c’est une impression qui se propage dans tout le film. La Menace Fantome avait beaucoup de défauts, mais on savait qu’on était dans un Star Wars. Dans le Réveil de la Force, on a l’impression que les personnages regardent Star Wars comme des spectateurs, car ils ne sentent pas légitimes pour relever le flambeau. C’est un superbe film de bataille spatiale, mais il faudra repasser pour gouter à la vraie saveur d’une Guerre des étoiles. En fait, Dark Vador ressemble plus à un gamin qui s’est déguisé en Dark Vador pour Halloween pour mendier des bonbons.

Une propagande médiatique forcenée

Mais ce n’est pas le plus choquant avec Star Wars 7. Le plus hallucinant est la folie médiatique autour du film. Une folie orchestrée par Disney et même des entreprises comme Google ont participé pour créer une attention soutenue à la limite d’une propagande gouvernementale. Et l’aspect quasi religieux est frappant quand on voit l’absurdité congénitale sur qu’il ne faut pas spoiler. Comme si le film était quelque chose de sacré et qu’il ne fallait pas l’infecter avec nos yeux infâmes.

Même si on me spoile et que c’est un bon film, alors je le regarderais des dizaines de fois. Et c’est une fan qui a regardé Inception 1 467 fois qui vous le dit. Mais quand vous allez jusqu’à la menace sur les spoilers, alors cela signifie que vous savez que le film, que vous survendez, possède d’énormes parties creuses et qu’il faut matraquer encore et encore pour qu’on pulvérise le Box office en une seule fois avant que les gens réfléchissent vraiment sur le film.

Ce n’est pas la faute de Disney, mais bien la faute des médias qui ont participé à ce jeu abject. Et le pire est qu’ils continuent d’y participer. Star Wars 8 est prévu pour 2017 et les médias ont déjà commencé à créer une demande artificielle par des indices sur le film dont on n’a vraiment rien à foutre.

Une propagande qui a déjà commencé pour Star Wars 8

Mais c’est une tendance qui continue de plus en plus dans le cinéma. On utilise des franchises ultra-célèbres, on balance les plus gros budgets dessus et on s’assure que ce soit un succès même si on doit investir des dizaines de millions de dollars dans la publicité pour faire avaler la pilule.

 

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Madeleine Jussier

Dégoutée du monde, je me concentre sur l'actualité insolite et culturelle. Fan de série et de film et je n'hésite pas à critiquer l'idiotie humaine. Passée par plusieurs journaux de la presse écrite.

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