Le transgenre est une maladie mentale selon un organisme psychiatrique indonésien

Dans un pays où la religion prédomine, un organisme psychiatrique indonésien vient de déclarer que le transgenre est une maladie mentale et que les gays et les lesbiennes sont des personnes à risque pour les troubles mentaux.


L'Indonesian Psychiatric Association, la plus grande organisation psychiatrique de l'Indonésie, estime que le transgenre (LGBT) est une maladie mentale.

Le principal organisme psychiatrique en Indonésie prétend que les personnes transgenres souffrent de troubles mentaux et que les gays et les lesbiennes risquent de développer des maladies mentales. Cette déclaration est la dernière en date dans le débat qui déchire l’Indonésie sur les problèmes des . L’Indonesian Psychiatric Association catégorise les transgenres comme des malades mentaux qui peuvent souffrir de ne pas fonctionner comme des êtres humains normaux.

L’IPA ajoute que les gays et les bisexuels risquent de développer des troubles mentaux similaires à moins qu’ils maintiennent leur santé mentale en préservant leur comportement, leur habitude, leur mode de vie et leur capacité à s’adapter à leur environnement social. L’homosexualité est légale en Indonésie et le pays est assez tolérant envers les communautés LGBT. Cependant, on assiste à de nombreuses déclarations incendiaires de membres gouvernementaux contre les LGBT.

Des étudiantes en Indonésie qui manifestent contre le LGBT en déclarant que c'est " Haram "

Des étudiantes en Indonésie qui manifestent contre le LGBT en déclarant que c’est ” Haram “

Il y a des campagnes sur les réseaux sociaux qui demandent l’interdiction de contenu LGBT sur les messageries, notamment des Emojis qui montrent 2 femmes et 2 hommes se tenant la main. Le gouvernement a succombé à ces campagnes et il a bien interdit ces Emojis dans les applications Line et WhatsApp. L’IPA a déclaré qu’elle était obligée de publier ces déclarations face à toutes ces campagnes sur les réseaux sociaux. Pour cet organisme psychiatrique, les LGBT courent plus de risques de développer des troubles mentaux comparés aux hétérosexuels. Et de nombreux facteurs peuvent provoquer ces troubles avec des origines génétiques, neurobiologiques, psychologiques, sociales, culturelles et spirituelles.

L’organisation n’a pas peur du ridicule en estimant qu’elle peut proposer des techniques de réhabilitation qui permettent aux LGBT de retrouver un équilibre mental en utilisant la sagesse, la culture, la religion et les aspects spirituels de l’Indonésie. Il y a toujours une minorité de la population qui est à l’origine de ces campagnes contre le LGBT, mais l’incendie est également attisé par les déclarations et les actions des membres du gouvernement. Muhammad Nasir, ministre de l’Éducation, a interdit les groupes LGBT à l’université. Jusuf Kalla, vice-président de l’Indonésie, a demandé aux Nations Unies de ne pas financer les programmes LGBT dans le pays. L’Indonesian Broadcasting Commission, l’équivalent du CSA, a déclaré qu’il décourageait fortement la diffusion de programmes télévisés qui dépeint les LGBT comme des personnes normales.

Cette commission de l’audiovisuel a été pressée par l’Indonesian Child Protection Commission (CPC) qui a déclaré que de jeunes garçons commençaient à se vêtir comme des filles parce qu’ils ont subi un lavage du cerveau par les chaines de télévision. Le CPC rejette fortement les comportements LGBT, car cela nuit au développement de l’enfant. Sur les réseaux sociaux, on peut voir des hashtags comme #DaruratLGBT qui sont promus par des Indonésiens homophobes. Luhut Panjaitan, ministre de la Sécurité, a déclaré que les citoyens indonésiens LGTB ont le droit d’être protégés, mais qu’il remercie Allah qu’aucun membre de sa famille ne soit devenu LGBT et que c’est une preuve de plus qu’une éducation stricte peut protéger les gens de ces comportements déviants et contre-nature.

 

N'oubliez pas de voter pour cet article !
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Pas encore de vote)
Loading...
mm

Estelle Dufresne

Ancienne journaliste dans plusieurs titres de la presse régionale. Mais comme la presse régionale n'existe plus, je me suis recyclé dans les rubriques internationales de plusieurs sites en ligne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *