La première transplantation de pénis aux États-Unis

La première transplantation de pénis aura lieu aux États-Unis. À cause des couts faramineux de l’opération, elle est encore réservée uniquement pour les vétérans de l’armée.


La première transplantation de pénis aux Etats-Unis

Quelques mois après que les médecins ont réussi une transplantation faciale complète, des chirurgiens aux USA ont annoncé qu’ils procéderaient à la  d’un pénis dans les 12 prochains mois. C’est une première pour les États-Unis. La procédure, qui tentera de transplanter le pénis d’un donneur à un jeune vétéran de l’armée, sera la troisième transplantation de pénis au monde. Ce sont les chirurgiens de l’université John Hopkins qui seront chargés de l’opération. Les principaux bénéficiaires seront les vétérans qui ont eu des blessures dans les parties génitales pendant leur mission en Afghanistan et en Irak.

La greffe du pénis uniquement disponible pour les vétérans de l’armée

De 2001 à 2013, on estime qu’il y a eu 1 367 soldats qui ont subi des blessures dans leurs parties génitales. La plupart des blessures sont provoquées par des bombes artisanales. Ces soldats ont une moyenne d’âge de 35 ans et ils sont obligés de passer toute leur vie sans pouvoir parler d’une blessure aussi humiliante.

La greffe de pénis va d’abord consister à attacher l’organe sur l’organisme du vétéran. Ensuite, on va restaurer progressivement toutes ses fonctions, notamment la sensation, mais également les capacités sexuelles et la reproduction. Si la transplantation peut réussir, la restauration de toutes les fonctions génitales est très incertaine. Jusqu’à présent, il n’y a eu que 2 transplantations du pénis dans le monde et un seul a rencontré un succès encourageant. La première greffe de pénis a eu lieu en 2006 en Chine sur un patient de 44 ans. Mais des complications ont forcé à le retirer de nouveau par la suite. Mais ces complications étaient purement psychologiques, car cela tenait à la perception sur le fait qu’on portait l’organe d’un mort. Que ce soit pour uriner ou les activités sexuelles, la perception est extrêmement perturbante. Et l’analyse des médecins chinois a révélé que la femme du premier transplanté du pénis était la principale cause de l’échec.

Heureusement, la seconde greffe du pénis s’est déroulée sans aucun problème. Exécuté sur un jeune homme en Afrique du Sud, la procédure a permis de restaurer les fonctions urinaires et le jeune homme a même pu avoir un enfant.

L’aspect psychologique d’une greffe du pénis

L’équipe de John Hopkins a été autorisée pour pratiquer 60 greffes du pénis dans les prochaines années. Et une étude va suivre toutes ces procédures pour passer de la phase expérimentale à une norme standard de chirurgie. Dans la phase expérimentale, l’université va payer les couts de l’intervention, mais on estime qu’une greffe du pénis peut couter de 200 000 à 400 000 dollars. Si les transplantations réussissent, alors les patients devront prendre des médicaments antirejet pour le reste de leur vie ainsi qu’une infusion de cellules souches du donneur.

Certains critiquent ces procédures, car le fait de ne pas posséder un pénis n’est pas une menace contre la vie. Mais les médecins estiment qu’il ne faut pas se baser sur l’aspect purement physique. Les vétérans, qui ont perdu leurs organes génitaux pendant leur devoir, n’ont plus la même vie. Ils ne peuvent en parler à personne et on a recensé de nombreuses tentatives de suicide à cause de la dépression. S’exprimant au New York Time, Aaron Causey, sergent de première classe, a perdu ses testicules et ses jambes en Afghanistan. Et il a déclaré qu’il regrettait plus la perte de ses organes génitaux que celle de ses jambes. On peut dire ce qu’on veut de la société actuelle, mais le fait est que le pénis est fortement associé à l’identité du mâle et de la virilité dans la société. Ces personnes ont donné tout ce qu’ils avaient pour le pays et il est normal qu’on essaie de réduire leur souffrance.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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