La résistance aux antibiotiques découverte dans d’anciennes momies

Des bactéries intestinales à l’intérieur de momies datant de 1 000 ans de l’Empire inca sont résistantes à la plupart des antibiotiques modernes alors que les antibiotiques datent seulement de 100 ans.


Des bactéries intestinales à l'intérieur de momies datant de 1 000 ans de l'Empire inca sont résistantes à la plupart des antibiotiques modernes alors que les antibiotiques datent seulement de 100 ans.

Au début, on a été surpris selon Tasha Santiago-Rodriguez de la California Polytechnic State University pendant la réunion annuelle de l’American Society for Microbiology le mois dernier. Son équipe a étudié l’ADN dans les intestins de 3 momies incas datant du 10e et du 14e siècle et 6 personnes momifiées en Italie datant du 15e et du 18e siècle. Ils ont trouvé un ensemble de gènes qui peuvent résister à la plupart des antibiotiques modernes incluant la pénicilline, la vancomycine et la tétracycline.

Ces anciens gènes se trouvaient principalement dans des microbes dont la résistance est toujours problématique aujourd’hui incluant la bactérie Enteroccocus qui infecte les plaies et provoque des infections de la voie urinaire. Mais ils ont aussi trouvé que de nombreuses autres espèces, incluant celles qui étaient inoffensives, transportaient certains de ces gènes résistants.

L’énigme de l’Enterococcus

Mais quand vous y pensez, la plupart de ces antibiotiques sont issus de la nature et donc, il est logique de trouver des gènes antibiotiques selon Santiago-Rodriguez. Leurs découvertes montrent que les gènes, qui résistent aux antibiotiques, étaient largement répandus des siècles avant qu’Alexander Fleming découvre la pénicilline en 1928. Il est ridicule de penser que l’évolution de la a commencé seulement à la découverte de la pénicilline selon Raul Cano, l’un des membres de l’équipe. Ces gènes résistants existent depuis près de 2 milliards d’années.

Ces gènes ont existé avant que les antibiotiques deviennent populaires, mais c’est notre utilisation abusive de ces médicaments chez les personnes et le bétail qui a provoqué l’explosion des superbactéries au niveau mondial selon Cano.

Ce sont des données excitantes selon Adam Roberts, qui étudie les gènes résistants aux antibiotiques à l’University College London. Même si on savait déjà que la résistance aux antibiotiques était déjà présente avant qu’on utilise ces médicaments, cette étude montre que ces gènes résistants se trouvaient déjà dans les intestins humains avant qu’on commence à utiliser les médicaments. Cela nous amène à la question : Quel est le processus qui sélectionnait les gènes à cette époque ? Est-ce que c’est une production naturelle des antibiotiques par d’autres bactéries ou qu’il y avait des forces encore inconnues qui étaient en jeu selon Robert.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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