Inde : une réduction de 1 million de décès d’enfants depuis 2005

L’Inde a évité environ 1 million de décès d’enfants de moins de cinq ans depuis 2005 grâce à des réductions significatives de la mortalité due à la pneumonie, à la diarrhée, au tétanos et à la rougeole selon une nouvelle étude.


L'Inde a évité environ 1 million de décès d'enfants de moins de cinq ans depuis 2005 grâce à des réductions significatives de la mortalité due à la pneumonie, à la diarrhée, au tétanos et à la rougeole selon une nouvelle étude publiée aujourd'hui.

On aurait évité 3 millions de morts si on avait eu les mêmes progrès dans le domaine de la santé dans tous les Etats selon le Dr Prabhat Jha du St. Michael’s Hospital dans la revue The Lancet. Un déclin plus prononcé du nombre des décès de filles a réduit l’écart de mortalité par rapport aux garçons selon le Dr Jha. Un nombre presque égal de garçons et de filles de moins de 5 ans est en 2015.

Cette recherche fait partie du Million Death Study, une des plus grandes études sur les décès prématurés dans le monde. Le Dr Jha est l’analyste principal de l’enquête, qui est basé en , où la plupart des décès surviennent à la maison et sans soins médicaux. Des centaines de membres du personnel de recensement formés spécialement en ont interrogé plus de 1,3 million de foyers pour interviewer les familles au sujet des décès. 2 médecins ont examiné de manière indépendante ces autopsies verbales pour établir la cause de décès la plus probable.

Vous obtenez une description proche de la vérité quand vous frappez à la porte et que vous parlez aux parents selon le Dr Jha. Nous avons frappé à la porte de 100 000 maisons où des enfants sont morts. Si le système de santé a échoué pour ces familles, alors ils vont vous le dire sans détour. Ce sont des nombres beaucoup plus fiables que les modèles ou les projections de petites études.

L’étude a révélé une baisse annuelle de 3,3 % des des nouveau-nés (nourrissons de moins d’un mois) et de 5,4 % pour les âges d’un mois à 59 mois. Les déclins se sont accélérés à partir de 2005 et ils ont été les plus rapides de 2010 à 2015 dans les zones urbaines et les États riches. Pour 1 000 naissances vivantes, les taux de mortalité chez les nouveau-nés sont passés de 45 en 2000 à 27 en 2015. Le taux de mortalité de 59 mois est passé de 45,2 à 19,6.

En ce qui concerne les causes spécifiques de décès, les taux de mortalité par le tétanos néonatal et la ont diminué d’au moins 90 %, l’infection néonatale et le traumatisme par naissance ont chuté de plus de 66 %. Pour les enfants âgés de 1 à 59 mois, les taux de mortalité par pneumonie et diarrhée ont diminué de plus de 60 %.

Environ 6 millions d’enfants meurent chaque année dans le monde et les progrès dans la réduction de ce nombre dépendent en grande partie de l’Inde qui représente environ un cinquième des décès. Environ 29 millions d’enfants indiens sont morts entre 2000 et 2015. Si les taux de mortalité de 2000 s’étaient maintenus, on aurait eu environ la mort de 39 millions d’enfants.

Les auteurs ont noté qu’au cours de la dernière décennie, le gouvernement indien a légèrement augmenté son niveau, traditionnellement faible, des dépenses publiques en santé. Le gouvernement a lancé un programme visant à encourager les femmes à accoucher dans les hôpitaux et à recevoir une deuxième dose de vaccin anti-rougeole pour les enfants.

Le Dr Jha a déclaré que pour atteindre les des Nations Unies qui est réduire de moitié les taux de mortalité infantile d’ici 2030, l’Inde doit maintenir sa trajectoire actuelle pour les enfants de 1 à 59 mois et accélérer les baisses de la . La réduction du nombre de décès néonatals nécessitera des efforts pour réduire les décès causés par un accouchement prématuré et des poids de naissance faibles, notamment dans les pays les plus pauvres selon le chercheur. Les deux sont fortement liés à des facteurs maternels et prénataux tels que les soins de santé pendant la grossesse, l’éducation, la nutrition, l’anémie et le tabagisme.

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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