Un médicament pour prévenir une forme précoce du cancer du sein

Le médicament anastrozole est efficace dans le traitement d’une forme précoce de cancer du sein selon un essai clinique mené par l’Université Queen Mary de Londres (QMUL). Les résultats de l’étude montrent que l’anastrozole est aussi efficace que le tamoxifène pour ce type de cancer du sein et pourrait offrir une nouvelle option de traitement pour les femmes post-ménopausées.


L'anastrozole est un médicament qui peut réduire les risques d'une forme précoce du cancer du sein sans les effets secondaires d'un autre médicament appelé tamoxifène

Le carcinome canalaire in situ (CCIS) est décrit comme une forme très précoce du où les cellules cancéreuses sont présentes dans les canaux galactophores, mais qui ne s’est pas encore propagé au tissu mammaire environnant. On estime qu’environ un cinquième de tous les cancers du sein dépistés sont des CCIS avec près de 4800 personnes diagnostiquées au Royaume-Uni chaque année.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Jack Cuzick de QMUL a déclaré : Nous avons constaté que l’ et le possèdent une efficacité globale similaire, mais on voit un résultat légèrement meilleur pour celles qui ont pris de l’anastrozole. Mais le plus important concerne les effets secondaires, l’anastrozole peut être offert comme une alternative pour les patients qui ne peuvent pas tolérer le tamoxifène ou qui ont des maladies antérieures rendant le tamoxifène inadapté.

« Désormais, nous savons que l’anastrozole est efficace pour traiter l’hormone qui est sensible au carcinome canalaire in situ, les femmes auront un plus grand choix dans les traitements pour répondre à leurs antécédents médicaux et à la tolérance des médicaments. »

La recherche a été financée par le Cancer Research UK, et les résultats sont présentés lors du Symposium 2015 San Antonio Breast Cancer le 11 Novembre et publiés dans The Lancet.

Le professeur Peter Johnson, clinicien en chef de Cancer Research UK, a déclaré : Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent au Royaume-Uni et nous continuons d’en apprendre davantage sur la façon de le prévenir et de le traiter à travers nos recherches. Nous savons déjà que le tamoxifène peut réduire le risque de développer un cancer chez certaines femmes dès les premiers changements dans la poitrine, mais certains effets secondaires sont inacceptables. Cet essai montre qu’il y a une bonne alternative avec l’anastrozole qui peut convenir à certaines personnes. Il est important que nous continuions à améliorer nos connaissances sur les effets secondaires des différents médicaments.

L’étude a porté sur 2 980 femmes ménopausées atteintes d’un CCIS dans 14 pays. On leur a donné de l’anastrozole ou du tamoxifène pendant cinq ans après la chirurgie. Après un suivi de 7,2 ans, 144 participants ont développé un cancer du sein avec 69 morts dont quatre étaient dus au cancer du sein.

Les groupes avaient un nombre similaire de maladies récurrentes qu’ils aient pris du tamoxifène ou de l’anastrozole. Ceux qui ont pris l’anastrozole avaient un taux de 11 % inférieur sur la récurrence du CCIS que ceux qui ont reçu du tamoxifène, mais cette différence n’a pas été significative.

Les femmes dans les deux groupes avaient des effets secondaires différents. Les femmes qui ont pris l’anastrozole ont eu moins de cancers de l’utérus et de l’ovaire ainsi que le cancer de la peau non mélanome. Elles ont également eu moins de thromboses veineuses profondes et de problèmes gynécologiques par rapport à celles qui ont pris le tamoxifène. Cependant, on a observé plus d’infarctus, de fractures et de problèmes musculo-squelettiques chez les femmes qui avaient pris l’anastrozole.

Les auteurs estiment qu’il est trop tôt pour évaluer l’effet de ces traitements sur la mortalité et concernant le suivi sur le long terme. D’autres recherches sont prévues pour étudier ces questions.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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