Démystification du paradoxe de l’obésité

Une nouvelle étude démystifie le paradoxe de l’obésité, une constatation contre-intuitive qui montre que les personnes, ayant reçu un diagnostic de maladie cardiovasculaire, vivent plus longtemps si elles sont en surpoids ou obèses par rapport aux personnes de poids normal au moment du diagnostic.


Une nouvelle étude démystifie le paradoxe de l'obésité, une constatation contre-intuitive qui montre que les personnes, ayant reçu un diagnostic de maladie cardiovasculaire, vivent plus longtemps si elles sont en surpoids ou obèses par rapport aux personnes de poids normal au moment du diagnostic.

Les personnes obèses ont une espérance de vie plus courte et elles vivront une grande partie de leur vie avec la maladie cardiovasculaire selon la nouvelle recherche qui est publiée JAMA Cardiology. La nouvelle étude montre une longévité similaire chez les personnes de poids normal et en surpoids, mais un risque plus élevé pour les personnes en surpoids de développer une maladie cardiovasculaire au cours de leur vie et plus d’années passées avec une maladie cardiovasculaire.

Une grande partie de la vie avec des maladies cardiovasculaires

C’est la première étude à fournir une perspective de durée de vie sur les risques de développer une maladie cardiovasculaire et de mourir après un diagnostic de maladie cardiovasculaire pour les personnes de poids normal, en surpoids et obèses. Le paradoxe de l’obésité a causé beaucoup de confusion et de dommages potentiels parce que nous savons qu’il existe des risques cardiovasculaires et non cardiovasculaires associés à l’obésité selon le Dr Sadiya Khan, professeur adjoint de médecine à l’Université de Northwestern.

Je reçois beaucoup de patients qui demandent : Pourquoi dois-je perdre du poids si la recherche dit que je vais vivre plus longtemps ? selon Khan. Je leur dis que perdre du poids ne réduit pas seulement le risque de développer une maladie cardiaque, mais d’autres maladies comme le cancer. Nos données montrent que vous vivrez plus longtemps et en meilleure santé à un poids normal. L’obésité est définie comme ayant un indice de masse corporelle (IMC) de 30 à 39,9 et le surpoids est de 25 à 29,9. L’IMC est le poids d’une personne divisé par sa taille.

Les principaux résultats de l’étude

Les risques sont plus élevés d’un accident vasculaire cérébral, d’une crise cardiaque, d’une insuffisance cardiaque ou de mourir d’une maladie cardiaque selon l’étude :

  • La probabilité d’avoir un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque, une insuffisance cardiaque ou une mort cardiovasculaire chez les hommes d’âge moyen en surpoids âgés de 40 à 59 ans était de 21 % plus élevée que chez les hommes de poids normal. Les risques étaient 32 % plus élevés chez les femmes en surpoids que les femmes de poids normal.
  • La probabilité d’avoir un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque, une insuffisance cardiaque ou une mort cardiovasculaire chez les hommes d’âge moyen obèses âgés de 40 à 59 ans était 67 % plus élevée que chez les hommes de poids normal. Les risques étaient 85 % plus élevés chez les femmes obèses que les femmes de poids normal.
  • Les hommes d’âge moyen ayant un poids normal vivaient également 1,9 an de plus que les hommes obèses et 6 ans de plus que les obèses morbides. Les hommes de poids normal avaient une longévité similaire à celle des hommes en surpoids.
  • Les femmes d’âge moyen d’un poids normal vivaient 1,4 an de plus que les femmes en surpoids, 3,4 ans de plus que les femmes obèses et 6 ans de plus que les femmes souffrant d’obésité morbide.

Un poids normal favorise une longévité saine ou une santé plus longue en plus de la durée de vie, de sorte que les années supplémentaires soient aussi les plus saines selon Khan. Il s’agit d’avoir une bien meilleure qualité de vie. L’étude a examiné les données au niveau individuel de 190 672 personnes dans 10 grandes cohortes prospectives avec un total de 3,2 millions d’années de suivi.

Tous les participants étaient exempts de maladie cardiovasculaire au départ et on a mesuré objectivement la taille et le poids pour évaluer l’IMC. Au cours du suivi, les chercheurs ont évalué les maladies cardiovasculaires en général et par type incluant les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque et la mort cardiovasculaire ainsi que les décès non cardiovasculaires

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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