L’obésité touchera 22 % de la population mondiale en 2045

Une présentation pendant une conférence sur l’obésité a estimé que si les tendances actuelles continuent, l’obésité touchera 22 % de la population mondiale en 2045 et 12 % auront un diabète de type 2.


Une présentation pendant une conférence sur l'obésité a estimé que si les tendances actuelles continuent, l'obésité touchera 22 % de la population mondiale en 2045 et 12 % auront un diabète de type 2.

De nouvelles recherches menées dans diverses villes du monde qui ont été présenté lors du Congrès européen sur l’obésité à Vienne en Autriche, démontrent que si les tendances actuelles se poursuivent, près d’un quart (22 %) des personnes dans le monde seront obèses en 2045 (une hausse de 14 % par rapport à 2017) et 1 personne sur 8 (12 %) sera atteint de diabète de type 2 (en hausse de 9 % par rapport à 2017).

Analyse mondiale sur la prévalence de l’obésité et du diabète de type 2

L’étude présentée par le Dr Alan Moses du Novo Nordisk Research and Development au Danemark et ses collègues indique également que pour d’éviter que la prévalence du diabète de type 2 ne dépasse pas 10 % en 2045, les taux globaux d’obésité doivent être réduits de 25 %.

Les données démographiques pour tous les pays du monde ont été obtenues à partir de la Collaboration sur le facteur de risque de maladies non transmissibles (une base de données de l’OMS). Pour chaque pays, la population a été divisée en groupes d’âge. De 2000 à 2014 (choisi parce que les données sont les plus fiables à partir de 2000), la population de chaque groupe d’âge a été divisée en catégories de l’indice de masse corporelle (IMC). Pour chaque pays et groupe d’âge, la part des personnes dans chaque classe d’IMC était projetée. Le risque de diabète pour chaque groupe d’âge et d’IMC a ensuite été appliqué ce qui permet d’estimer la prévalence du diabète dans chaque pays pour chaque année. La prévalence pour chaque pays a été calibrée pour correspondre aux estimations régionales de la Fédération internationale du Diabète en prenant ainsi en compte les différences de mode de vie, de nutrition et de prédisposition génétique au diabète.

En 2014, ces trois institutions ont collaboré pour lancer le programme Cities Changing Diabetes afin d’accélérer la lutte mondiale contre le diabète urbain. Le programme a commencé avec huit villes : Copenhague, Rome, Houston, Johannesburg, Vancouver, Mexico, Tianjin, Shanghai. Ces villes ont depuis été rejointes par sept autres villes : Beijing, Buenos Aires, Hangzhou, Koriyama, Leicester, Mérida et Xiamen.

Des actions nécessaires dans chaque ville

Le programme a établi des partenariats locaux dans ces 15 villes pour s’attaquer aux facteurs sociaux et aux déterminants culturels susceptibles d’accroître la vulnérabilité au diabète de type 2 chez les personnes vivant dans leurs villes. Une partie de ce travail incluait des projections de l’obésité et du diabète basées sur les tendances actuelles et sur un scénario global. La recherche a permis de mieux comprendre les différents défis auxquels chaque ville est confrontée en ce qui concerne les déterminants génétiques, environnementaux et sociaux du diabète dans cette ville.

[box type= »info » align= »alignright » class= » » width= » »]Selon les prévisions actuelles, la prévalence de l’obésité dans le monde passera de 14 % en 2017 à 22 % en 2045. La prévalence du diabète passera de 9,1 % à 11,7 % au cours de la même période en exerçant une pression supplémentaire sur les systèmes de santé qui dépensent déjà des sommes énormes pour traiter le diabète. [/box]

Même si une action immédiate n’aboutit pas à inverser rapidement l’épidémie de diabète et d’obésité, il est essentiel de travailler pour prévenir de nouveaux cas d’obésité et de diabète. Le modèle des auteurs suggère que, pour stabiliser la prévalence mondiale du diabète à 10 %, la prévalence de l’obésité doit baisser régulièrement et globalement d’environ un quart en passant du niveau actuel de 14 % à un peu plus de 10 % d’ici 2045.

Une stratégie agressive pour réduire l’obésité

Les auteurs notent que les chiffres ci-dessus sont pour le scénario global. Les pays affichent des tendances individuelles et devraient avoir leurs propres objectifs. Par exemple, si les tendances actuelles se poursuivent aux États-Unis, l’obésité passera de 39 % en 2017 à 55 % en 2045 et le taux de diabète de 14 % à 18 %. Pour que les taux de diabète aux États-Unis restent stables de 2017 à 2045, l’obésité doit passer de 38 % aujourd’hui à 28 %. Et au Royaume-Uni, les tendances actuelles prédisent que l’obésité passera de 32 % aujourd’hui à 48 % en 2045 tandis que les taux de diabète passeront de 10,2 % à 12,6 %, soit une augmentation de 28 %. Pour stabiliser les taux de diabète au Royaume-Uni à 10 %, la prévalence de l’obésité doit tomber de 32 % à 24 %.

Chaque pays devra trouver sa propre stratégie

Ces chiffres soulignent le défi considérable auquel le monde sera confronté dans le futur en termes de nombre de personnes obèses atteintes de diabète de type 2 ou les deux. En plus des défis médicaux auxquels ces personnes seront confrontées, les coûts pour la santé des pays les systèmes seront énormes selon le Dr Moses. La prévalence mondiale de l’obésité et du diabète devrait augmenter de façon spectaculaire à moins que la prévention de l’obésité ne soit intensifiée de manière significative. Le développement de programmes mondiaux efficaces pour réduire l’obésité offre la meilleure opportunité pour ralentir ou stabiliser la prévalence insoutenable du diabète.

Le chercheur ajoute : Chaque pays est différent sur la base de conditions génétiques, sociales et environnementales uniques ce qui explique pourquoi il n’y a pas d’approche unique qui pourra fonctionner. Chaque pays devra trouver sa propre stratégie. Et il conclut : Malgré le défi auquel tous les pays sont confrontés avec l’obésité et le diabète, la tendance peut s’inverser, mais il faudra une action agressive et coordonnée pour réduire l’obésité et les villes individuelles devraient jouer un rôle essentiel dans la lutte contre l’obésité.

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

1 réponse

  1. Un énorme merci madame Carpentier, pour vos précieuses informations. Elles me seront fort utiles éventuellement, parce que j’ai développé un concept révolutionnaire afin de contrer le terrible fleau qu’est: l’obésité.

    Je suis du Canada et ici, je ne dispose du type précis sur ce sujet. Alors n’hésité pas à me faire parvenir d’autres informations.

    pierre desbiens
    Créateur d’opportunités d’affaires ingénieuses.

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