La dépression est bien liée à une inflammation

Le lien de la dépression avec une piste inflammatoire se confirme. L’étude a été menée sur des patients atteints de mastocytoses.



Des chercheurs de l’INSERM ont récemment mené une étude sur la dépression, afin de savoir si certaines dépressions étaient liées à l’inflammation provoquée par des cellules de notre propre système immunitaire. Pour cela, ils se sont intéressés à 54 patients adultes atteints de mastocytoses et 54 sujets sains. Cette maladie rare est caractérisée par l’accumulation et l’auto-activation de cellules de notre immunité innée : les mastocytes. Le plus souvent, la maladie provoque des démangeaisons, asthme et troubles digestifs. Selon les explications des chercheurs de l’Unité INSERM U894, Centre de Psychiatrie et Neurosciences, hôpital Sainte-Anne à Pari, près de 50% des patients atteints de mastocytose  présentent également de symptômes dépressifs. L’étude des symptômes dépressifs et les résultats des analyses sanguines effectuées ont révélée une corrélation entre la gravité des symptômes et des concentrations sanguines plus faibles en tryptophane, un acide aminé métabolisé par notre organisme en sérotonine.

Cette découverte permet de trouver de nouvelles pistes thérapeutiques pour les dépressifs réfractaires aux antidépresseurs actuels. A partir de maintenant, on peut avoir recours à la kétamine, un anesthésiant doté d’une qualité qui tombe à pic. Ce dernier bloque les effets de l’acide quinolinique. Deuxième grande piste : tester l’effet de molécules capables d’empêcher les mastocytes de relarguer leurs molécules inflammatoires. Raphaël Gaillard, un des meneurs de l’étude a expliqué qu’ils vont d’abord déterminer si les dépressifs réfractaires aux antidépresseurs actuels ont des mastocytes suractivés.

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