Marée montante des effets indésirables des médicaments


  • FrançaisFrançais



  • Des chercheurs de l’Université de Liverpool ont identifié une tendance croissante des dommages liés à la médecine conduisant à une hospitalisation.

    La tendance est liée à une marée montante de multiples problèmes de santé de longue durée (appelés multimorbidité) associés à l’utilisation simultanée de nombreux médicaments (appelés polypharmacie).

    Cette étude observationnelle prospective menée par des chercheurs de l’Université de Liverpool et de l’Université de Bangor a été entreprise au Liverpool University Hospitals NHS Foundation Trust. Il s’agissait d’un examen par deux médecins des notes médicales de 1187 admissions médicales sur une période d’un mois en 2019.

    Il a constitué une mise à jour de l’étude séminale originale publiée par le professeur Sir Munir Pirmohamed et ses collègues du BMJ en 2004. À cette époque, 6,5 % des admissions à l’hôpital s’avéraient associées à des réactions indésirables aux médicaments (RIM). Ce chiffre mis à jour identifie une augmentation significative de ce fardeau, passant à 16,5 % des admissions causées ou compliquées par une réaction indésirable à un médicament.

    La polypharmacie est généralement définie comme la prise de cinq médicaments réguliers ou plus. Les chercheurs ont identifié que ceux qui souffraient d’une réaction indésirable prenaient en moyenne plus de médicaments et souffraient de plus de comorbidités que ceux qui n’avaient pas de réaction indésirable.

    La polymédication peut devenir un fardeau pour les patients, en particulier lorsqu’elle survient dans un contexte de surprescription, c’est-à-dire lorsqu’on donne aux gens des médicaments dont ils n’ont pas besoin ou qu’ils ne veulent pas, ou qui peuvent leur être nocifs. La surprescription a considérablement augmenté au cours des 25 dernières années. Cela a été souligné dans un récent rapport du NHS sur la surprescription qui indiquait que 10 % des ordonnances (environ 110 millions) n’auraient pas dû être délivrées.

    Cette étude mise à jour confirme que le problème s’aggrave et qu’une approche systémique globale est nécessaire pour s’attaquer aux facteurs sociétaux, systémiques et culturels de la surprescription.

    Le Dr Rostam Osanlou, registraire spécialiste en pharmacologie clinique, a déclaré: « Notre travail suggère que les effets indésirables des médicaments imposent un fardeau important aux patients et aux admissions à l’hôpital. Cela a un coût associé important pour le NHS (plus de 2 milliards de livres sterling par an) et d’autres efforts dans ce domaine pourrait à la fois améliorer les soins aux patients et faire économiser de l’argent au NHS. »

    Le Dr Lauren Walker, maître de conférences clinique à l’Université de Liverpool, a déclaré: « Il est important que les patients signalent tout effet indésirable à la MHRA via le système de carte jaune. Il est important que les patients discutent de tout effet secondaire avec leur professionnel de la santé, et ils ne doivent pas arrêter les médicaments de leur propre gré. »

    Le professeur Sir Munir Pirmohamed, titulaire de la chaire de médecine David Weatherall, a déclaré: « Notre analyse mise à jour met en évidence le fardeau continu imposé aux patients et au NHS par les effets indésirables des médicaments. Il n’y a pas de solution simple et unique pour empêcher cela, et donc une approche à plusieurs niveaux, allant de l’éducation sur une meilleure prescription jusqu’à l’utilisation des technologies est nécessaire. Cela serait conforme aux objectifs du plan à long terme du NHS.

    L’analyse des chercheurs suggère que le coût annuel des effets indésirables entraînant une hospitalisation est d’au moins 2 milliards de livres sterling. Un effort national concerté, au-delà de ceux décrits dans le rapport sur la surprescription du NHS, est nécessaire pour améliorer le rapport bénéfice/risque des médicaments prescrits, et ainsi réduire le fardeau des effets indésirables sur les patients et les services de santé.

    Source de l’histoire :

    Matériel fourni par Université de Liverpool. Remarque : Le contenu peut être modifié pour le style et la longueur.

    N'oubliez pas de voter pour cet article !
    1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (No Ratings Yet)
    Loading...
    mm

    La Rédaction

    L'équipe rédactionnelle

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.