Une perte de mémoire unique dans l'histoire de la science


Image du film Un jour sans fin.

Un psychologue de l’université de Leicester décrit un cas unique sur la perte de mémoire d’un homme.

Image du film Un jour sans fin.

Image du film Un jour sans fin.

Ce psychologue de l’université de Leicester a ressenti le besoin de publier ce cas de la perte de mémoire parce qu’on n’a jamais vu ça dans l’histoire de la science. Les symptômes de cet homme sont les suivants :

  • Un homme de 38 ans en bonne santé a souffert d’une perte de mémoire après une anesthésie locale et un traitement de canal chez le dentiste.
  • Depuis 10 ans, cet homme se souvient seulement de 90 minutes
  • Il se réveille chaque jour en pensant que c’est le même jour que lorsqu’il est allé chez le dentiste
  • Les symptômes sont similaires à ceux du film Un jour sans fin ou Memento
  • Il n’y a aucune preuve que le traitement chez le dentiste soit la cause de cette perte de mémoire

 

Selon le Dr Gerald Burgess, conférencier en psychologie clinique à l’université de Leicester : L’une des raisons pour écrire sur le cas de cet homme est qu’on n’a jamais rencontré un tel cas dans toute l’histoire de la science. Ce chercheur a publié ce cas dans la revue Neurocase. Le Dr Burgess lance un appel pour des gens qui connaissent des problèmes similaires ou connaissent des proches ou des amis avec ce trouble d’Une journée sans fin. Il y a 10 ans, le Dr Burgess travaillait comme psychologue clinique lorsqu’on lui a rapporté ce cas. Aucun de ces collèges en neurologie, en psychiatrie ou en neuropsychologie ne peut expliquer la perte de mémoire de cet homme.

Une perte de mémoire similaire au film d’Un jour sans fin

La perte de mémoire se situe sur l’incapacité du patient à créer de nouvelles mémoires. Le patient est conscient de son identité et sa personnalité n’a pas changé. Mais chaque jour, il pense que c’est le jour du rendez-vous chez le dentiste. Pour gérer cette perte de mémoire vraiment unique, il doit utiliser un agenda électronique et d’autres mémos. Le Dr Burgess ajoute : Avec les travaux qui combinent plusieurs disciplines, nous savons que des dommages bilatéraux dans les structures de l’hippocampe et du diencéphale provoquent une amnésie profonde, mais en l’absence de tels dommages, ce cas est ouvert à toutes les suppositions. Mais selon le chercheur, on ne doit pas forcément chercher des dommages visibles sur ces structures. Ces dernières sont nécessaires pour le stockage initial de l’information avant le déclenchement d’autres événements neuroélectriques et neurochimiques. C’est ensuite seulement que les mémoires permanentes sont stockées. Et il se peut qu’il y ait un problème dans ces dernières phases qui suppriment totalement la mémoire permanente de ce patient.

Le cas de cet homme devra mener à des études sérieuses. Une explication sera la déficience pour la synthèse d’une protéine qui est nécessaire pour la restructuration des synapses dans le cerveau. Le plus intéressant avec ce patient est qu’il se rappelle de nouveaux évènements et cela montre qu’il crée de nouvelles mémoires, mais c’est le stockage dans la mémoire permanente qui pose un problème. Il y a quelque chose qui déclenche une boucle dans la suppression de la mémoire permanente, mais qui préserve les 90 minutes de mémoires temporaires. Et on n’a jamais vu un tel cas d’amnésie. Pour le moment, on n’a pas de preuves pour faire le lien entre l’anesthésie locale ou le traitement du canal et cette amnésie d’un Jour sans fin. Ce serait contre l’éthique que de blâmer une procédure qui a prouvé sa fiabilité sur tous les tests cliniques. Le Dr Burgess pense que l’explication est ailleurs, mais qu’on n’a pas encore de documentation pour la trouver. Ce chercheur ajoute également que depuis qu’il a publié son article, il voit beaucoup d’articles qui parlent d’une extraction dentaire, d’une anesthésie et de difficultés de la mémoire. Mais il n’y a rien de concluant jusqu’à présent.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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