Le médicament Anakinra est inefficace contre le syndrome de fatigue chronique chez les femmes

Un essai clinique suggère que le médicament Anakinra est inefficace pour réduire les symptômes du syndrome de fatigue chez les femmes.


Un essai clinique suggère que le médicament Anakinra est inefficace pour réduire les symptômes du syndrome de fatigue chez les femmes.

Le médicament anti-inflammatoire (un antagoniste des récepteurs de l’interleukine 1 (IL1)) ne réduit pas la sévérité du chez les femmes. Les résultats d’un essai clinique randomisé avec des contrôles par placebo ont été publiés dans la revue Annals of Internal Medicine.

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) est caractérisé par une fatigue sévère, persistante et handicapante. Pour satisfaire les critères du syndrome de fatigue chronique fournis par le CDC, les patients doivent signaler 4 des 8 symptômes en plus de la fatigue. Ces symptômes incluent la migraine ou la douleur musculaire. L’interleukine 1 (IL1), une cytokine inflammatoire, a été associée au syndrome de fatigue chronique dans certaines études. Il y a de nombreuses expériences pour bloquer l’IL-1 dans un certain nombre de maladies avec le médicament Anakinra. Plusieurs études dans des maladies inflammatoires et non inflammatoires ont mesuré les effets de l’inhibition de l’IL-1 sur la sévérité de la fatigue et la plupart ont trouvé des effets positifs de son intervention.

Les chercheurs du Radboud University Medical Centre aux Pays-Bas ont mené un essai clinique randomisé avec un contrôle par placebo pour évaluer les effets d’injections d’Anakinra sur plusieurs patients diagnostiqués avec le SFC. Étant donné que le syndrome de fatigue chronique affecte principalement les femmes, les chercheurs ont choisi d’inclure uniquement des femmes pour mesurer les effets sur un groupe homogène. 50 femmes avec des fatigues sévères menant à des déficiences fonctionnelles ont été assignées aléatoirement pour recevoir des injections quotidiennes d’Anakinra de 100 milligrammes ou un placebo pendant 4 semaines et d’un suivi de 20 semaines après le traitement.

La sévérité de la fatigue, qui était le principal résultat attendu, a été mesurée via un questionnaire à la 4 et 24e semaine. Le second résultat mesurait le niveau de handicap, le fonctionnement social et physique, la détresse psychologique et la sévérité de la douleur. Les chercheurs n’ont trouvé aucune différence significative dans la sévérité de la fatigue avec l’Anakinra. Il n’y avait pas non plus d’effets significatifs sur les résultats secondaires. Les chercheurs concluent que si l’IL-1 joue un rôle dans le syndrome de fatigue, le fait de le bloquer avec l’Anakinra ne provoque aucun effet. C’est aussi une occasion de lire des problèmes qui sont survenus avec un essai clinique sur le syndrome de fatigue chronique et comment cela a affecté de nombreux patients qui se basaient uniquement sur l’exercice et la psychothérapie cognitivo-comportementale qui était recommandé par cet essai clinique. Il a fallu une décision de justice pour faire la lumière sur les résultats douteux de cet essai.

Source : Annals of the Internal Medecine (http://annals.org/aim/article/doi/10.7326/M16-2656)

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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