Le syndrome congénital du virus Zika

La maladie liée au virus Zika vient d’avoir un nouveau nom. Elle s’appelle désormais comme le syndrome congénital du virus Zika, car les malformations sont bien plus nombreuses que la microcéphalie.


La maladie du virus Zika s'appelle désormais comme le syndrome congénital de Zika

Karin Nielsen-Saines à l’université de Californie et ses collègues ont effectué des scans par ultrason sur des femmes enceintes à Rio de Janeiro au Brésil. Parmi les 42 femmes infectées par dans l’étude, 12 avaient des fœtus avec des malformations extrêmement graves. On peut citer l’absence de structures cérébrales, de mort des tissus, d’un développement réduit et dans un cas, on avait la .

2 bébés sains ont pu naitre malgré une infection tardive avec le virus Zika pendant la grossesse. Il n’y avait pas de problème de santé dans les foetus de 16 femmes non infectés. Étant donné que nous voyons un large spectre de malformations et d’anomalies, on peut dire que c’est une constellation de découvertes qui est définie par un syndrome congénital selon Nielsen-Saines.

Étant donné que l’infection Zika affecte de nombreux stades de la grossesse, Nielsen-Saines conseille aux femmes d’éviter les régions contaminées par tous les moyens. Elle a déclaré que les impacts sont consistants avec de précédentes études qui montrent que le virus Zika préfère infecter les tissus cérébraux du fœtus et le placenta. Dans tous les cas, il est encourageant que 70 % des femmes infectées avec Zika aient eu des fœtus en bonne santé. On ignore pourquoi ces femmes n’ont pas été affectées.

On n’a aucune information sur cette différence selon Nielsen-Saines. Ces femmes ont peut-être une charge virale faible, des anticorps protecteurs où que le placenta a stoppé le virus avant que celui-ci atteigne le foetus. On voit de plus en plus de preuves sur l’association entre Zika et des malformations provoquées par un syndrome congénital nerveux et cela ne concerne pas seulement la microcéphalie selon Wim Van Bortel, expert senior pour les maladies vectorielles au European Centre for Disease Prevention and Control en Suède.

Source : New England Journal of Medecine

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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