Une nouvelle ère glaciaire pourrait se produire en 2030


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  • Des chercheurs de l’université de la Lomonosov Moscow State démontrent qu’une nouvelle ère glaciaire pourrait se produire à l’horizon 2030.



    Mea Culpa : Nous voudrions avertir que cet article ne respecte pas la méthode scientifique. Les chercheurs russes ont utilisé l’activité du soleil pour réduire l’impact de l’homme sur le réchauffement climatique. Nous aurions pu supprimer cet article, mais il nous sert de rappel afin de comprendre que toutes les études scientifiques ne se valent pas et qu’on peut se tromper.

    On estime que le monde va connaitre une période de froid intense similaire à ce qu’on a connu pendant le petit âge glaciaire qui s’est produit entre le 17e siècle et le début du 18e siècle. Cette nouvelle ère glaciaire pourrait se produire entre 2030 et 2040. Ces conclusions ont été présentées par le professeur V.Zharkova (université de Northumbria) pendant le National Astronomy Meeting qui s’est tenu à Llandudno au Pays de Galles. D’autres scientifiques ont participé à cette étude avec le Dr Helène Popova de la Skobeltsyn Institute of Nuclear Physics de l’université Lomonosov Moscow State, le professeur Simon Sheperd de l’université de Bradford et du Dr Sergei Zharkow de l’université de Hull.

    On sait que le soleil possède son propre champ magnétique avec une amplitude et une configuration spatiale qui varie avec le temps. La formation et la durée des champs magnétiques puissants dans l’atmosphère solaire provoquent des changements dans la radiation électromagnétique qui émane du soleil. On a également une augmentation du flux de plasma et des taches solaires sur la surface du soleil. L’étude des taches solaires a démontré qu’elles possèdent un cycle qui varie tous les 11 ans et ces changements affectent l’environnement terrestre quand on analyse le carbone 14, le béryllium 10 et d’autres isotopes qu’on trouve dans les glaciers et les arbres.

    Il y a plusieurs cycles de ces tâches avec différentes périodes et propriété. On connait principalement le cycle de 11 et celui de 90 ans. Le cycle de 11 ans est une réduction des taches solaires qui se produit tous les 11 ans. Et la variation de 90 ans est une association avec une réduction périodique des taches solaires à l’intérieur du cycle de 11 ans dans un ratio de 50 à 25 %. Au 17e siècle, le monde a vécu une activité solaire qui s’est prolongée qu’on appelle le Minimum de Maunder. Ce Minimum de Maunder a duré de 1645 à 1700. Pendant cette période, il y avait seulement 50 taches solaires au lieu des 40 000 à 50 000 qu’on voit dans un cycle normal. L’analyse de la radiation solaire a montré que ses niveaux maximum et minimum coïncident avec les niveaux minimum et maximum du nombre de taches solaires.

    Dans l’étude actuelle, qui a été publiée dans 3 articles différents, les chercheurs ont analysé l’historique du champ magnétique à partir de magnétogrammes de 3 cycles de l’activité solaire en appliquant la méthode qu’on connait comme l’analyse en composantes principales. Cette méthode permet de réduire les données dimensionnelles et les parasites pour identifier les vagues qui ont été les plus conséquentes. Cette méthode peut être comparée à la décomposition de la lumière blanche dans un prisme de l’arc en ciel pour détecter les vagues de différentes fréquences. Le résultat est que les chercheurs ont développé une nouvelle méthode d’analyse qui leur a permis de détecter les vagues magnétiques dans le soleil qui sont générés par paire. La paire principale couvrait 40 % de la variation dans les données. La paire dans le composant principal est responsable pour les variations du champ dipolaire du soleil. Et ce composant principal change sa polarité de pole à pole pendant une activité solaire de 11 ans.

    Les vagues magnétiques traversent de l’hémisphère nord vers l’hémisphère sud et vice-versa. La phase de déplacement entre les vagues augmente sur certains cycles. Les vagues interagissent l’une avec l’autre dans l’hémisphère lorsqu’elles atteignent le niveau maximal. Et l’origine de ces 2 composants provient de différentes couches du soleil (interne et externe). Les scientifiques ont réussi à créer une formule statistique qui décrit l’évolution de ces 2 vagues et ils ont calculé une moyenne de courbe qui est associée avec la variation du nombre de taches solaires. On rappelle que ce sont les taches solaires qui sont à l’origine de l’activité solaire. Et en utilisant cette formule, les scientifiques ont pu prédire l’activité magnétique dans le cycle 24 avec une précision de 97 % en comparaison avec les composants principaux qui étaient dérivés des observations.

    Inspiré par ce succès, les auteurs ont étendu la prévision de ces 2 vagues magnétiques sur les 2 prochains cycles (25 et 26) et ils ont découvert que les vagues sont complètement séparés dans les hémisphères opposés dans le cycle 26 et le résultat est une baisse dans l’apparition des taches solaires. Cela va créer une baisse considérable de l’activité solaire dans les années 2030 et 2040. Et les conditions observées sont similaires à celles qu’on a observées avec le Minimum de Maunder et l’apparition du petit âge glaciaire. La nouvelle réduction de l’activité solaire va provoquer une baisse de l’irradiation solaire de 3W/m^2. Et cette baisse va provoquer un refroidissement considérable de la Terre avec des hivers très rigoureux et des étés de plus en plus froids. Selon le Dr Dr Helen Popova : Pendant le petit âge glaciaire, on a vu des hivers très froids en Europe et en Amérique du Nord. Pendant le Minimum de Maunder, les rivières Thames et du Danube ont gelé et la rivière de Moscou était couverte de glace tous les 6 mois. La couche de neige avait recouvert de nombreuses plaines et le Groeland était entièrement recouvert de glaciers. Cette chercheuse a développé un modèle mathématique unique pour prédire l’activité magnétique du soleil et l’a utilisé pour prédire l’activité minimale afin de leur donner une interprétation physique.

    Même si la prévision d’une nouvelle ère glaciaire en 2030 est assez précise, cela dépendra aussi des observations pendant les prochaines années. Cette ère glaciaire est possible, mais on n’en est pas sûr, car le Minimum de Maunder s’est produit parce qu’on a observé des conditions climatiques très particulières qui se sont produites au préalable. Selon toujours le Dr Helen Popova : Notre futur, en terme du niveau minimum de l’activité solaire, va durer au moins pendant 3 cycles, soit environ 30 ans. Il est possible que la baisse de température ne soit pas aussi intense que pendant le Minimum de Maunder. Mais nous devrons l’examiner en détail en collaboration avec les climatologues de plusieurs pays.

    La notion que l’activité solaire affecte le climat existe depuis un bon bout de temps. Par exemple, on sait qu’un changement de seulement 1 % dans la radiation électromagnétique peut provoquer des changements considérables dans la répartition de la température et le flux de l’air sur Terre. Les rayons ultra-violets provoquent des effets photochimiques qui résultent de la formation de l’ozone à une altitude de 30 à 40 kilomètres. Le flux des ultraviolets augmente pendant les éruptions chromosphériques du soleil et l’ozone, qui absorbe les ultraviolets, se réchauffe et cela affecte l’air dans les couches inférieures de l’atmosphère et donc le climat par la même occasion. Une émission puissante de corpuscules, qui atteignent la surface de la Terre, augmente pendant une activité solaire intense. Ils se déplacent en trajectoires complexes en provoquant des aurores boréales, des tempêtes géomagnétiques et des perturbations dans les communications par radio. Et pendant l’augmentation du flux de particules dans la partie inférieure de l’atmosphère, les couches d’air circulent plus rapidement dans les directions méridionales. Les courants chauds du sud vont se précipiter vers les hautes altitudes et les courants froids, qui transportent l’air de l’Arctique, pénètrent plus profondément dans le sud. De plus, l’activité solaire affecte l’intensité des rayons cosmiques. Le flux d’activité minimum devient plus intense et cela affecte les processus chimiques dans l’atmosphère de la Terre.

    L’étude du Deutérium dans l’Arctique a montré qu’on avait déjà eu 5 réchauffements climatiques et 4 ères glaciaires pendant les 400 000 dernières années. L’augmentation de l’activité volcanique se produit après une ère glaciaire et cela provoque des émissions de gaz à effet de serre. Le champ magnétique du soleil augmente et cela signifie que les rayons cosmiques diminuent ce qui augmente la quantité de nuages avec un autre réchauffement pour terminer le cycle. Ensuite, on a le processus inverse où les champs magnétiques du soleil diminuent, l’intensité des rayons cosmiques augmente ce qui réduit les nuages en provoquant un refroidissement de l’atmosphère.

    Mais le Dr Helen Popova est prudente sur l’influence humaine sur le réchauffement climatique :

    Il n’y a pas de preuve solide que le réchauffement climatique est provoqué par l’activité humaine. L’étude du Deutérium dans l’Arctique montre qu’on a eu 5 réchauffements climatiques et 4 ères glaciaires durant les 400 000 dernières années. Les humains sont apparus sur Terre il y a environ 60 000 ans. Mais même si les activités humaines influencent le climat, on peut dire que l’intensité minimale du soleil nous donne plus de temps ou elle nous donne une seconde chance pour réduire nos émissions industrielles et de nous préparer lorsque l’activité solaire redeviendra normale.

     

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