La vague déferlante des nouvelles toxines


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  • Le monde a besoin de se préparer face à une vague de nouvelles toxines selon une experte internationale dans la chimie environnementale.

    Le Dr Susan Richardson de l’université de Caroline du Sud va présenter ses travaux pendant la conférence CleanUP 2015 qui se tiendra à Melbourne. Elle estime qu’on fera bientôt face à une flopée de nouvelles toxines qui vont se déverser dans nos rivières, nos lacs, nos eaux souterraines et l’eau de notre robinet. Ces nouvelles toxines proviennent de colorants artificiels, de nanomatériaux, de parfums, de médicaments, des hormones, des crèmes solaires, des retardateurs de flamme, des revêtements anti-adhérents, des pesticides, des déchets des hôpitaux, des sous-produits des détergents, des désinfectants et des nettoyants d’eau de piscine.

    Si ces nouvelles toxines ne sont pas détectées et traitées, alors elles représentent un grand danger pour les humains. Le Dr Richardson a déclaré que certaines de ces toxines sont déjà associées à des maladies telles que le cancer, l’obésité, le retard mental ou la stérilité. Les anciennes toxines, connues depuis des années, ne sont plus le seul problème de ce monde. La liste des nouvelles toxines continue de croitre et les liquides ioniques et les prions sont les plus récents qui ont été ajoutés à la liste.

    Les liquides ioniques sont utilisés dans la chimie verte pour remplacer les solvants traditionnels dans les produits de nettoyage, mais on ignore largement leurs effets néfastes. Les prions, des molécules hautement résistantes à la désinfection, sont connus pour provoquer la maladie de la vache folle, des troubles dégénératifs chez les cerfs, la maladie de Creutzfeldt-Jakob ainsi que la maladie de Kuru chez les humains.

    Les toxines algales deviennent aussi un problème croissant. Une invasion des algues dans l’Etat de l’Ohio l’année dernière a provoqué une coupure de l’eau potable dans toute une ville. Et de telles invasions d’algues vont se reproduire puisque l’azote continue de polluer de plus en plus nos eaux usées et nos rivières. Le Dr Richardson explique que de nombreux nouveaux contaminants proviennent de produits de nettoyage, de soins personnels, d’emballage de produit ainsi que les substances provenant des médicaments que nous expulsons de nos organismes. Quand nous utilisons des produits pendant notre douche, ces substances sont mélangées avec les eaux usées et elles débarquent dans la rivière. Et ces substances deviennent toxiques lorsqu’elles entrent en contact avec le chlore et le chloramine qu’on utilise pour traiter notre eau potable.

    Et c’est une très mauvaise nouvelle, car notre système actuel de traitement d’eau n’est pas conçu pour supprimer ces nouvelles toxines. On n’a pas de solution unique pour supprimer tous les contaminants. On peut citer l’exemple du NMDA qui est un sous-produit pour la désinfection cancérigène. L’osmose inverse, le même processus qui permet le dessalement de l’eau, a été utilisée pour traiter le NMDA, mais cette substance était tellement minuscule qu’elle est passée à travers le filtre. Le résultat est qu’on a pu supprimer seulement la moitié du NMDA.

    Actuellement, le Dr Richardson et son équipe cherchent de nouveaux moyens pour détecter ces nouvelles toxines. Et certaines d’entre elles sont très difficiles à supprimer. Il serait mieux de supprimer les molécules qui créent ces toxines à la base avant qu’elles soient en contact avec le chlore et la chloramine et qu’elles deviennent toxiques.

     

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