Ig Nobel 2015 : Les recherches scientifiques les plus dingues


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  • Les prix IG Nobel récompensent les recherches scientifiques insolites et qui sortent vraiment de l’ordinaire. Ig Nobel peut être prononcé comme Ignobel et les travaux scientifiques veulent faire rire les gens avant de les faire réfléchir sur le sujet.

    Les piqures d’insectes les plus douloureuses selon l’endroit du corps

    Les narines, les lèvres et le pénis. Ce sont les endroits les plus douloureux par une piqure d’abeille. Cela concerne principalement les hommes, surtout si vous êtes l’auteur de l’étude. Mais la douleur en valait le coup, car Michael Smith, doctorant en entomologie à l’université de Cornell a remporté l’une des nombreuses récompenses à l’occasion des prix Ig Nobel. L’Ig Nobel est organisé par Improbable Research, un magazine scientifique humoristique, qui veut faire rire les gens avant de les faire réfléchir sur le sujet. Mais revenons à Smith. Pour la rigueur statistique, ce chercheur a subi 3 piqures différentes dans 25 endroits de son corps. Les meilleures places pour se piquer ? Le crâne, le doigt du pied et l’avant-bras. Il a publié un papier scientifique dans PeerJ intitulé Bee sting pain index by body location [cite source=’pubmed’]24765572[/cite].

    Smith a partagé son prix avec Justin Schmidt qui est l’ancêtre des études sur la douleur par les piqures d’insectes. Cet entomologiste au Carl Hayden Bee Research Center a passé des décennies à étudier les hyménoptères qui concernent les insectes tels que les abeilles, les guêpes et les fourmis. Son travail est tellement consistant qu’il a même créé un index de douleur appelé Index Schmidt. Cet index se base sur un classement de 5 points allant d’une piqure quasiment insignifiante à une douleur intense et atroce qui dure des heures.

    Diagnostiquez votre appendicite en roulant sur une route avec des dos d’âne

    Et la douleur était à l’honneur dans les Ig Nobel 2015. Une équipe de médecins et de chercheurs de l’université d’Oxford et de l’hôpital Stoke Mandeville a gagné un Ig Nobel pour son étude sur les appendicites et les dos d’âne (oui, les ralentisseurs de vitesse qu’on voit sur la route). L’appendicite est une maladie difficile à diagnostiquer et cela provoque de nombreux faux positifs avec des patients qui subissent des opérations inutiles. Parfois, des crampes abdominales ou des gaz peuvent être confondus avec l’appendicite. L’équipe a découvert une méthode rapide et pas chère pour le diagnostic d’appendice : Demandez aux patients, qui souffrent de douleurs au ventre, de conduire sur des routes avec des dos d’âges pendant leur trajet à l’hôpital. La méthode est totalement ridicule, mais elle est plus précise et plus efficace que la plupart des autres méthodes de la médecine moderne. L’équipe a publié ses travaux dans la revue BMJ en 2012 [cite source=’pubmed’]23247977 [/cite].

    La Règle d’or de la durée de l’urine chez les mammifères

    Mais laissons de côté la douleur et passons au soulagement qui est procuré quand on urine un bon coup. Des scientifiques de Georgia Tech ont fait cette découverte fascinante que de nombreux mammifères allant du chien à l’éléphant possèdent une durée identique pour pisser. La quantité d’urine d’un éléphant est 100 fois plus importante que celle d’un chien, mais la durée est la même, mais la pression est beaucoup plus forte. La découverte était tellement extraordinaire qu’elle est considérée comme la Règle d’or de la durée d’urine dans le monde des mammifères. La durée, calculée à la seconde près, est de 21 secondes. L’étude a été publiée en 2014 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences [cite source=’pubmed’]24969420[/cite].

     
    Tous les vainqueurs des prix Ig Nobel 2015 sur le site officiel.

     

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