Actualités scientifiques de la semaine #6


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  • Les actualités scientifiques de la semaine que nous n’avons pas pu traiter dans des articles dédiés. Tous les sources sont en anglais.


    Les actualités scientifiques du 26 septembre jusqu'au 1er octobre 2016.

    Les barrages pourraient contribuer au réchauffement climatique – L’énergie hydraulique, produite par les rivières et les barrages, est considéré comme une énergie non polluante. Et bien non, une étude sur des centaines de barrage dans le monde révèle que ces réservoirs artificiels émettent 1,3 % des gaz à effet de serre dans le monde. Le gaz en question est le méthane qui est produit par des microbes qui consomme la matière organique qui s’accumule sur les sédiments des rivières piégés par le barrage.

    Des erreurs dans le Deep Space Network – Le Deep Space Network (DSN) est un réseau d’antennes de la NASA qui permet de communiquer et de recevoir les données de toutes les sondes que nous envoyons dans l’espace. Cependant, le réseau n’est pas maintenu et une erreur a provoqué une rupture de communication avec la sonde Cassini. Le budget du DSN est réduit sans cesse alors qu’on ne comprend pas que si on le perd, alors on ne pourra plus communiquer avec toutes nos sondes dans l’espace. Quand il s’agit de célébrer les photos de Pluton par New Horizons, alors on a beaucoup de hourras de la part des politiciens, mais il n’y a plus personne quand il faut payer la facture.

    Transformation des seins après l’allaitement – Quand une femme stoppe l’allaitement, ses seins, qui étaient des usines de production de lait à temps plein, deviennent des appendices normaux en quelques jours. Désormais, on a identifié un interrupteur moléculaire qui contrôle la transformation des sécréteurs de lait en des mangeurs de cellules. Ces mangeurs vont consommer toutes leurs cellules voisines. Cela pourrait donner des pistes sur le cancer du sein.

    Voir Proxima b et mourir – La découverte de Proxima B, une exoplanète dans Proxima Centauri, excite énormément les astronomes. Désormais, plusieurs équipes font la course pour obtenir la première image historique de cette planète.

    Le meilleur ami de l’homme peut être le pire ennemi de la nature– L’explosion démographique des chiens domestiques et errants menacent la vie sauvage. Une nouvelle étude considère que les chiens sont parmi les 4 espèces les plus invasives. Les chiens dans la nature provoque des milliers de morts d’humains sans oublier les animaux sauvages chaque année. Selon cette étude, les chiens ont provoqué l’extinction de 10 espèces et menacent 156 autres.

    En septembre 2016, les niveaux de CO2 ont atteint 400 PPM (partie par millions) – Bravo, nous avons dépassé des niveaux de CO2 de 400 PPM alors qu’on n’avait jamais ce niveau pour septembre dans les précédentes années. Les médias dominants parlent d’un point de non retour, mais c’est juste une estimation sur un mois par rapport aux précédentes années. Mais il faut que quelqu’un se dévoue pour la médaille d’or de l’inaction contre le réchauffement climatique et la pollution.

    1 enfant sur 10 a développé une forme de résistance contre le SIDA – Une étude a observé 170 enfants et les résultats montrent qu’un sur dix a développé une résistance au SIDA similaire à celle qu’on trouve chez les primates. Ces enfants étaient contaminés et ils ne prenaient aucun traitement antiviraux, mais leur organisme semblait intact. Après l’observation, il s’est avéré que l’organisme des enfants ignore simplement le VIH. Etant donné que le VIH attaque les globules blancs, les gardiens du système immunitaire, la technique du mépris et d’ignorer semble fonctionner pour le moment. C’est une découverte très intéressante, mais le nombre d’enfants est limité et il n’y a qu’une seule étude qui arrive à ces conclusions.

    La revue Elife en Open Access demande maintenant une somme pour les nouveaux papierseLife est une revue scientifique dont la principale caractéristique était la gratuité de la publication. C’est désormais de l’histoire ancienne, car eLife rejoint les autres revues Open Access en demandant une somme pour publier leur papier. Elife demande 2500 dollars pour un papier s’il est accepté, mais la revue propose une grande transparence pour arriver à ce prix.

    Une revue demande de l’argent si on veut critiquer un papier – Toujours dans les revues scientifiques, mais en mode arnaque. La revue Educational Research International demande désormais 200 dollars si vous voulez critiquer un papier dans cette revue. La revue explique qu’elle reçoit beaucoup de fausses plaintes et qu’elle doit gérer ses couts. Si le papier est vraiment rétracté, alors l’argent est remboursé. Le problème est qu’Educational Research International fait partie de ce qu’on appelle du Predatory Publishing. Ce sont des revues qui exploitent l’Open Access, mais en demandant des sommes aux auteurs pour être publié. Et il n’y a aucun travail d’évaluation derrière.

    Des contaminations du virus Zika dans l’Utah soulèvent de nombreuses questions – En juin, les Etats-Unis rapportaient leur premier mort provoqué par le virus Zika. Aujourd’hui, les chercheurs ignorent ce qui s’est passé. En général, Zika touche principalement les nouveaux-nés et les symptomes chez les adultes sont plutôt modérés. Mais c’est le second cas qui est très étrange. Quand le premier cas, Patient 1, était à l’hopital, une autre personne lui a rendu visite et on sait qu’elle a séché les larmes du premier contaminé. Le Patient 1 est mort quelques jours plus tard. Le Patient 2 est revenu à l’hopital et pendant qu’il parlait avec le médecin, ce dernier a remarqué des yeux rouges et aqueux qui est un symptome du virus qui a été confirmé par la suite. L’analyse du Patient 1 a révélé qu’il avait une concentration de virus extrême par rapport à d’autres patients. Mais la contamination du Patient 2 est un mystère. Est-ce que le virus s’est transmis lorsque cette personne a essuyé les larmes du premier patient ? Et donc, cela implique un cas très rare de transmission par contact ?

    Des microplastiques ingérés par des animaux des mers profondes – Des chercheurs dans le Sud Ouest de l’Océan Indien et dans l’Atlantique révèlent que des animaux marins, qui vivent dans les grandes profondeurs, ont ingéré des microplastiques. Une preuve que la contamination du plastique touche désormais tous les aspects des océans.

    Les OGM sont toujours sans danger selon une énorme méta-analyse – Des chercheurs ont analysé 900 papiers sur les OGM pendant les 2 dernières décennies pour déterminer s’ils étaient dangereux pour la santé. Résultats ? Nada, il n’y a rien, les OGM ne sont pas plus dangereux que les graines normales. Cela ne signifie pas qu’ils sont totalement inoffensifs, mais dans l’état actuel de la science, ils ne représentent aucun danger. Il faut en finir avec le mythe de la dangerosité des OGM. Vous pouvez être contre les OGM à cause du système de brevets ou des dégâts environnementaux, mais ils n’ont aucun impact négatif sur la santé. Mais la question se pose : Est-ce qu’ils sont meilleurs que l’agriculture traditionnelle. Je pense que les OGM peuvent être intéressants dans certains endroits du monde, mais il ne faut pas les considérer comme un remède miracle pour remplacer toute l’agriculture traditionnelle.

    Des scientifiques utilisent les rumeurs comme un contrôle social – Quand des données sont manipulés dans une étude, les scientifiques peuvent lancer une accusation officielle. Mais parfois, les scientifiques observent des comportements non-éthiques, mais qui ne sont pas suffisants pour une accusation officielle. Cette étude montre que ces scientifiques utilisent la rumeur pour tenter de dénoncer les comportements douteux. L’efficacité de la rumeur reste à démontrer. Machiavel aurait été fier.

    Un éditeur douteux met la main sur 2 groupes d’édition au Canada – L’OMICS Group est un éditeur scientifique basé en Inde. La FTC l’a accusé de pratiques douteuses. Il spamme énormément les scientifiques pour les inciter à publier dans ses revues en arguant que ses publications sont parmi les plus réputées. Désormais, OMICS a racheté discrètement le groupe Andrew John Publishing et Pulsus Group. Ce sont des groupes très réputés au Canada et ce rachat pourrait nuire à leur réputation. lls pourraient même être délistés de PubMed qui est l’une des meilleures normes dans la publication scientifique.

    Quel est l’avis des scientifiques du CNRS sur l’Open Access – Une étude sur les opinions des scientifiques du CNRS sur l’Open Access. La plupart des chercheurs sont favorables, mais il y a des différents sur le type d’Open Access. La norme Gold (des revues Open Access avec une publication payante) ne sont pas bien considéré comparé à des dépots en accès libre. Les chercheurs accordent aussi une place non-négligeable sur l’archivage personnel. Et c’est également variable selon les disciplines scientifiques.

     

     

     

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