Les voyages spatiaux réduisent les muscles spinaux des astronautes


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  • Une étude menée par la NASA suggère que les muscles qui soutiennent la colonne vertébrale rétrécissent pendant les voyages spatiaux de longue durée. Après l’effet nocif des rayons cosmiques sur le cerveau des astronautes, ce nouveau problème augmente la difficulté des voyages vers Mars.


    Une étude menée par la NASA suggère que les muscles qui soutiennent la colonne vertébrale rétrécissent pendant les voyages spatiaux de longue durée. Après l'effet nocif des rayons cosmiques sur le cerveau des astronautes, ce nouveau problème augmente la difficulté des voyages vers Mars.

    Les astronautes dans un voyage spatial de longue durée ne subissent pas un changement sur la hauteur du disque vertébral, mais les muscles qui supportent la colonne faiblissent selon des chercheurs de l’école de médecine de l’université de San Diego. L’étude, publiée dans la revue Spine, fournit de nouveaux indices sur les douleurs lombaires et les maladies liées au disque vertébral.

    Ces découvertes contredisent la connaissance scientifique actuelle concernant les effets de la microgravité sur le gonflement du disque selon Douglas Chang, principal auteur de l’étude et chef de médecine et de rééducation à l’université de San Diego. D’autres études seront nécessaires pour clarifier les effets sur la hauteur du disque pour déterminer s’ils contribuent à l’augmentation de la hauteur corporelle pendant les voyages spatiaux et le risque accru de hernie discale.

    6 membres de la NASA ont été observés avant et après des voyages spatiaux d’une durée de 4 à 7 mois en microgravité à bord de la station spatiale internationale. Chaque astronaute avait eu un scan par imagerie de résonance magnétique de leur colonne vertébrale avant leur mission et un autre scan dès leur arrivée sur Terre et un 3e scan après 2 mois.

    L’objectif était de comprendre les facteurs qui affectent la force de la colonne lombaire et les douleurs sur le bas du dos pendant les voyages spatiaux de longue durée ainsi que la réaction de la colonne après le retour de la gravité terrestre. La douleur du dos est fréquente pendant les missions prolongées avec la moitié des astronautes qui ont rapporté une douleur vertébrale. Les astronautes risquent également des hernies discales dans les mois qui suivent la mission.

    Les douleurs lombaires étaient accompagnées par une augmentation de 2 pouces dans la hauteur corporelle qui est sans doute provoquée par une décharge spinale (le manque de poids par la partie inférieure du dos) et d’autres changements corporels liés à la gravité. Les chercheurs ont utilisé une technique d’imagerie pour estimer la masse des muscles maigres comparés aux autres composants des muscles.

    Les scans ont indiqué une significative de la masse des muscles paradorsaux pendant la durée des astronautes dans l’espace. Ces muscles connectent les vertèbres et dirigent le mouvement des os individuels pour aider au soutien et au réalignement de la colonne afin de permettre les principaux mouvements. La zone transversale des muscles paradorsaux a diminué de 19 % entre les scans avant et après les vols. Et 2 mois plus tard, seuls deux tiers de la réduction avaient guéri.

    On avait également une réduction plus dramatique sur la zone fonctionnelle transversale des muscles paradorsaux par rapport à la zone totale paradorsale. Le ratio des muscles maigres a baissé de 86 % jusqu’à 72 % entre le début et la fin du voyage spatial. Par la suite, ce ratio a été restauré à 81 %, mais il était toujours inférieur au début de la mission. En revanche, il n’y avait pas de changement dans la hauteur des disques intervertébraux.

    Ces découvertes suggèrent des étapes préventives pour réduire ces effets négatifs sur la colonne vertébrale pendant les voyages spatiaux. Par exemple, des exercices pour renforcer le tronc sont recommandés. Les chercheurs suggèrent également le yoga pour traiter la rigidité vertébrale et réduire la mobilité. Mais ce nouveau problème s’ajoute à celui des rayons cosmiques sur le cerveau des astronautes. Pendant que certains rêvent d’aller sur Mars dès 2018, on se rend compte que ce rêve ne tient pas compte de nombreux aspects de tels voyages dans les profondeurs stellaires.

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    Jacqueline Charpentier

    Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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