La sonde Juno va rester à distance de Jupiter

La sonde Juno va rester à bonne distance de Jupiter à cause d’un problème avec les valves de son moteur. Selon la NASA, cela ne nuira pas à la mission et au contraire, cela va fournir des données supplémentaires tout en évitant les radiations nocives de la géante gazeuse.


La sonde Juno va rester à bonne distance de Jupiter à cause d'un problème avec les valves de son moteur. Selon la NASA, cela ne nuira pas à la mission et au contraire, cela va fournir des données supplémentaires tout en évitant les radiations nocives de la géante gazeuse.
Crédit : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/John Landino

La sonde Juno de la , qui est en orbite autour de depuis le 4 juillet 2016, va rester dans son orbite actuelle de 53 jours pour le reste de la mission. Cela permettra à de remplir ses missions scientifiques en évitant un allumage du moteur qui a été planifié pour réduire son orbite à 14 jours. Juno est en bon état et ses instruments scientifiques sont fonctionnels et les données et les images qu’on reçoit sont exceptionnelles selon Thomas Zurbuchen, administrateur adjoint de la Science Mission Directorate à Washington. Mais il est plus prudent d’annuler cet allumage prévu afin que Juno puisse continuer sa mission.

Juno a réussi son orbite autour de Jupiter à 4 reprise depuis son arrivée et la dernière date du 2 février 2017 et sa prochaine sera pour le 27 mars 2017. La période orbitale n’affecte pas la qualité des données scientifiques collectées par Juno pendant chaque survol puisque l’altitude reste la même. En fait, l’orbite plus longue fournit de nouvelles opportunités pour explorer les confins de l’espace qui sont affectés par le champ magnétique de Jupiter.

Pendant chaque orbite, Juno passe à travers au dessus des nuages de Jupiter à une distance de 4 100 km. Pendant ces survols, Juno analyse les nuages et elle étudie les aurores de Jupiter concernant l’origine, la structure, l’atmosphère et la magnétosphère de la planète. Le plan d’origine prévoyait une orbite de 53 jours à deux reprises et ensuite, une réduction de la période orbitale à 14 jours pour le reste de la mission. Cependant, 2 valves de contrôle de l’hélium qui font partie du moteur principal n’ont pas fonctionné comme prévu quand le système de propulsion a été pressurisé en octobre 2016. La télémétrie a indiqué qu’il a fallu plusieurs minutes pour l’ouverture des valves alors qu’il lui faut généralement quelques secondes.

En évaluant plusieurs scénarios sur des orbites plus courtes, la NASA a décidé qu’il y avait un risque que Juno se retrouve dans une orbite instable en risquant sa mission. Cette orbite plus longue de 53 jours va donner des données supplémentaires par rapport à la mission de base. Juno va explorer les confins de la magnétosphère jovienne incluant la « queue de la magnétosphère », la magnétosphère du sud et la région frontalière de la magnétosphère connue comme la magnétopause.

Un autre avantage de l’orbite plus longue est que Juno va rester à bonne distance de la ceinture de radiation de Jupiter selon Scott Bolton, principal analyste de Juno. C’est crucial, car la radiation est le principal facteur qui affecte la durée de vie de Juno. Juno va continuer à fonctionner jusqu’en juin 2018 selon le budget prévu par la NASA pour un total de 12 orbites. On a déjà des données intéressantes sur Jupiter grâce à Juno. On sait désormais que les champs magnétiques et les aurores sont plus grands et plus puissants qu’on le pensait auparavant et que les ceintures et les zones qui donnent l’aspect caractéristique à ses nuages s’étendent en profondeur à l’intérieur de la planète. Il y aura de nombreux papiers, évalués par les pairs, qui seront publiés dans les prochains mois. On a également la mission JunoCam qui permet au public de participer afin de visiter les zones les plus intéressantes sur Jupiter.

Source : NASA

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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