samedi , 24 juin 2017

De nouvelles hypothèses sur les Scorpions de mer

Des chercheurs émettent l’hypothèse que les Scorpions de mer utilisaient une queue dentée pour propulser et tuer leur proie.


De nouvelles hypothèses sur les Scorpions de mer
Crédit : Nathan Rogers
Il y a 430 millions d’années, bien avant l’évolution des barracudas ou des requins, un autre type de prédateur régnait dans les mers primordiales. Les premiers monstres marins étaient les euryptères plus connus sous le nom de Scorpions de mer.

En ce qui concerne les scorpions modernes et les crabes, les scorpions marins avaient des corps minces et flexibles. Certaines espèces avaient également des pinces et elles pouvaient atteindre jusqu’à 3 mètres de longueur. Une nouvelle recherche menée par les scientifiques Scott Persons et John Acorn de l’Université de l’Alberta émet l’hypothèse selon laquelle les scorpions marins avaient une autre arme à leur disposition : une colonne dentaire dentelée et élastique.1

Scorpion de mer, armé et dangereux

Notre étude suggère que les scorpions de mer utilisaient leurs queues, qui étaient armées de pointes, pour propulser leur proie selon Scott Persons, paléontologue et auteur principal de l’étude. Intéressés par la découverte d’un nouveau spécimen fossile de la Slimonia acuminata eurypteride, Personnes et Acorn estiment que ces scorpions de mer attaquaient et tuaient leur proie avec des attaques latérales à l’aide de leur queue dentée. Le fossile, recueilli à la formation Patrick Burn près de Lesmahagow en Écosse, montre un Slimonia eurypteride qui possède une queue dentée qui est incurvée considérablement sur un côté.

Des armes puissantes

Contrairement aux homards et aux crevettes, qui peuvent utiliser leurs larges queues pour nager, les queues des Scorpions de mer étaient verticalement inflexibles, mais très mobiles sur le plan horizontal. Cela signifie que ces scorpions de mer pouvaient « plier » leur queue, rencontrer peu de résistance hydraulique et se propager loin d’une cible selon les chercheurs.

Sources

1.
Persons WS IV, Acorn J. A Sea Scorpion’s Strike: New Evidence of Extreme Lateral Flexibility in the Opisthosoma of Eurypterids. McPeek MA, ed. The American Naturalist. April 2017:000-000. doi: 10.1086/691967
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A propos de Jacqueline Charpentier

mm
Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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