mardi , 24 octobre 2017

Des os gravés faisant partie d’un rituel cannibale

Des chercheurs estiment que des os gravés dans la Grotte de Gough suggèrent qu’ils faisaient partie d’un rituel cannibale pendant la période paléolithique.


Des os gravés faisant partie d’un rituel cannibale
Des os humains gravés de la Grotte de Gough - Crédit : Bello et al (2017)
Des os humains ont été gravés dans le cadre d’un rituel cannibale pendant la période paléolithique selon une étude publiée dans la revue PLOS ONE par Silvia Bello du Natural History Museum au Royaume-Uni et ses collègues. On découvre fréquemment des os et les dégâts d’os humains dans les sites européens Magdaleniens (environ 12 à 17 000 ans avant le présent) et l’un des ensembles les plus intéressants se trouvent à la Grotte de Gough à Somerset au Royaume-Uni. L’analyse précédente des os humains du site a révélé des signes de cannibalisme humain, mais les paléontologues débattent pour déterminer si certaines des marques trouvées sur les os ont été gravées intentionnellement ou que c’est simplement le résultat d’une boucherie.

Les auteurs ont examiné un radius humain droit excavé en 1987 à la Grotte de Gough. L’os a été modifié par des marques de coupe, des dégâts de percussion et des marques de dents humaines et il y avait également des coupures en zigzag inhabituelles sur un côté. Pour déterminer si ces coupures en zigzag étaient le résultat d’une gravure intentionnelle de l’os, les chercheurs ont utilisé une analyse macro-micro-morphométrique des marques et ils les ont comparé à d’autres artefacts de la même période.

Des os humains gravés de la Grotte de Gough - Crédit : Bello et al (2017)

Des os humains gravés de la Grotte de Gough – Crédit : Bello et al (2017)

L’analyse des chercheurs révèle que les marques ont été gravées intentionnellement ce qui suggère que ces gravures étaient une composante déterminée d’un rituel cannibale à plusieurs étapes. Même si les chercheurs ne peuvent que spéculer sur la signification symbolique des gravures, ils suggèrent qu’ils représentent un exemple précoce et unique de comportement funéraire cannibale qu’on ignorait dans la période paléolithique.

Selon Silvia Bello du musée d’histoire naturelle : La séquence de modifications effectuées sur cet os suggère que la gravure était une composante déterminée de la pratique cannibale qui était riche en connotations symboliques. Même si dans les analyses précédentes, nous avons pu suggérer que le cannibalisme à la Grotte de Gough a été pratiqué comme un rituel symbolique, cette étude en constitue la preuve la plus forte.

Source : PLOS One (http://dx.doi.org/10.1371/journal.pone.0182127)

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A propos de Jacqueline Charpentier

mm
Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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