lundi , 21 août 2017

Sur Monsanto et la rétraction du papier sur les OGM par Seralini

Les mails internes de Monsanto révélés pendant un procès montrent des liens avec certains scientifiques. Mais cela concerne ce torchon de papier publié par Seralini en 2012.


Sur Monsanto et la rétraction du papier sur les OGM par Seralini
Il y a quelques jours, la firme Baum, Hedlund, Aristei and Goldman a publié des documents montrant les mails entre Monsanto et des scientifiques pour rétracter un papier critique sur les OGM.1 Vu sur ce point, on pourrait penser à Monsanto qui corrompt les scientifiques, mais le papier en question est le torchon de Seralini publié en 2012. Ce papier, symbolisant la guerre contre les OGM, a été publié par Gilles Seralini et qui prétendait montrer que les OGM provoquaient des tumeurs cancéreuses sur les souris. Le papier a été publié dans la revue Food and Chemical Toxicology (FCT) en septembre 2012 et il a été rétracté en janvier 2014.2 Notons que Seralini a réussi à republier son papier dans la revue Environmental Sciences Europe en juin 2014.3 Sauf que cette revue a publié le papier sans aucune évaluation par les pairs en arguant que « la revue Food and Chemical Toxicology (FCT) avait déjà fait l’évaluation » (un argument qui pourrait faire éclater de rire si le sujet n’était pas aussi sérieux).

Ce papier était frauduleux sur de nombreux points dont le principal est que les rats utilisés dans l’étude étaient naturellement prédisposés à développer des tumeurs cancéreuses dans une période de 2 ans.4 Cela signifie que vous pouviez leur donner des OGM, du Roundup (même si on peut se demander pourquoi on devrait faire boire du Roundup à un rat), du Nutella ou de la laitue, le résultat serait le même à cause de la prédisposition des tumeurs. Après la publication du papier, Monsanto a réagi en contactant des scientifiques pour contrer cette mauvaise science et certains scientifiques ont accepté. On peut critiquer ce lien, mais il ne faut pas oublier que Monsanto est l’un des leaders dans la fabrication des OGM et on peut dire qu’il connait son sujet.

Avec la publication des documents, Seralini monte déjà au créneau pour dire qu’il avait raison depuis le début. Non monsieur, vous n’aurez jamais raison, car vos tactiques sont celles d’un escroc et vous avez jeté le discrédit sur la génétique et vous avez trompé sciemment le public. Quand Seralini a publié son papier, il a directement contacté les médias sans passer par les scientifiques. De plus, les journalistes n’avaient absolument pas le droit de parler du papier à qui que ce soit avec la date de publication. Et Monsanto n’est pas toujours l’instigateur. Comme le rapporte Retraction Watch, Bruce Chassy, avait contacté Monsanto pour faire des alliés contre cette étude alors que Chassy est un grand critique de l’entreprise à cause de ses pratiques sur les brevets.5

Monsanto a fait sa part, car il a joué de sa puissance pour démonter le papier point par point. Dans un mail, l’un des responsables de l’entreprise estime qu’on ne doit pas remonter à l’entreprise si le papier est rétracté. Nous avons proposé nos arguments scientifiques et c’est à la revue et au public de prendre la décision finale.6 On peut avancer que Monsanto a joué un rôle dans la rétraction du papier, mais il ne faut pas oublier que le papier de Seralini a été critiqué par toute la communauté scientifique et la plupart des grandes organisations du monde. Il faut toujours se méfier de l’effet de cadrage qui consiste à prendre une partie de l’histoire et à la déformer pour qu’elle se conforme à des intérêts des anti-OGM et des écologistes. On peut comprendre le point de vue des écologistes et des anti-OGM, mais cela ne justifie pas de valider une fraude scientifique qui est la définition du travail par Seralini.

Sources

1.
Monsanto Secret Documents. Baum Hedlund. https://www.baumhedlundlaw.com/toxic-tort-law/monsanto-roundup-lawsuit/monsanto-secret-documents/. Accessed August 11, 2017.
2.
Séralini G-E, Clair E, Mesnage R, et al. RETRACTED: Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food and Chemical Toxicology. 2012;50(11):4221-4231. doi: 10.1016/j.fct.2012.08.005
3.
Séralini G-E, Clair E, Mesnage R, et al. Republished study: long-term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerantgenetically modified maize. Environmental Sciences Europe. 2014;26(1). doi: 10.1186/s12302-014-0014-5
4.
Hyped GM maize study faces growing scrutiny. Nature News & Comment. http://www.nature.com/news/hyped-gm-maize-study-faces-growing-scrutiny-1.11566. Accessed August 11, 2017.
5.
Unearthed emails: Monsanto connected to campaign to retract GMO paper – Retraction Watch. Retraction Watch. http://retractionwatch.com/2017/08/10/unearthed-docs-monsanto-connected-campaign-retract-gmo-paper/. Published August 10, 2017. Accessed August 11, 2017.
6.
Mail entre un responsable de Monsanto et des scientifiques. baumhedlundlaw.com. http://baumhedlundlaw.com/pdf/monsanto-documents/7-Monsanto-Personnel-Discusses-Plan-Seeking-Retraction-of-Serlani-Glyphosate-Study.pdf. Accessed August 11, 2017.
N'oubliez pas de voter :
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, average: 2,00 out of 5)
Loading...

Faites un don sur notre page Patreon

Quelle est la fiabilité de cette information ou étude ?

Aucun avis particulier

A propos de Jacqueline Charpentier

mm
Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

16 commentaires

  1. Madame,
    Dans votre article, vous vous permettez de dire que Seralini a écrit un torchon, et de le traiter de fraudeur.
    Je ne suis d’aucune mouvance citée dans votre article, et suis simplement un consommateur citoyen qui en a marre d’être pris en otage par des lobbies d’industriels, de journalistes et d’élus.
    Ayant un peu suivi de près les travaux du professeur Gilles-Eric Seralini, ces derniers m’ont convaincus de la véracité de ses études, tout comme l’ont été ceux qui ont eut le courage de le republier, prouvant par ce fait que ces travaux ont réellement de la valeur.
    Permettez moi à mon tour et pour vous paraphraser de traiter votre papier de torchon cautionnant une fraude scientifique.
    Et de vous citer « Les journalistes ont une responsabilité immense sur le façonnement de l’opinion publique. De ce fait, ils doivent admettre cette responsabilité et s’excuser en corrigeant leurs erreurs si c’est nécessaire. Il ne faut pas qu’ils se contentent de se dédouaner en avançant la liberté de la presse. Car quand on voit les reportages abominables sur les musulmans, ce n’est plus la liberté de la presse, mais la liberté de la crasse. »
    En espérant que vous mettrez vos propos en application, Cordialement,

    • mm

      Le problème est que la véracité de l’étude de Seralini n’a jamais été démontré jusqu’à ce jour. Toutes les tentatives pour la republier montre une absence de remise en question. Et il y a des centaines d’études qui montre exactement le contraire.

  2. Lies, Fake journalism and pseudoskepticism:

    1. « Charpentier: Ce papier était frauduleux sur de nombreux points dont le principal est que les rats utilisés dans l’étude étaient naturellement prédisposés à développer des tumeurs cancéreuses dans une période de 2 ans.4 »

    Debunked the critics of Séralini:

    https://enveurope.springeropen.com/track/pdf/10.1186/s12302-015-0048-3?site=enveurope.springeropen.com
    https://enveurope.springeropen.com/articles/10.1186/s12302-015-0049-2

    « Séralini et al. has now been republished in the open access journal Environmental Sciences Europe (ESEU). Unsurprisingly, controversy has already arisen regarding the republished paper. According to a journalist at Nature , ESEU “conducted no scientific peer review” of Séralini, et al., and the “role of the three reviewers that ESEU hired was to check that there had been no change in the scientific content of the paper”. Henner Hollert, editor-in-chief of ESEU, is quoted as saying that this approach was taken because a scientific peer review “had already been conducted by Food and Chemical Toxicology, and had concluded there had been no fraud nor misrepresentation”. »

    2. « On peut comprendre le point de vue des écologistes et des anti-OGM, mais cela ne justifie pas de valider une fraude scientifique qui est la définition du travail par Seralini. »

    Where is the proof of fraud?

    3. « On peut avancer que Monsanto a joué un rôle dans la rétraction du papier, mais il ne faut pas oublier que le papier de Seralini a été critiqué par toute la communauté scientifique et la plupart des grandes organisations du monde »

    Lies: http://www.gmwatch.org/en/

    Sorry Madem, you’re a fake journalist!

    • mm

      Since the paper in Food and Chemical Toxicology (FCT) was retracted and the methodology was fraudulent, then this is a fraud significance. We can’t just say that it’s a mistake of Seralini because he purposely chose rats that went in his direction.

      Concerning the second journal, Environmental Sciences Europe, it is far from being equivalent to the most respected journals:

      https://geneticliteracyproject.org/2014/06/25/examining-environmental-sciences-europe-journal-that-re-published-seralini-study/

      « Authors often try to republish their work in another journal with a lower impact factor. Kevin Folta, Associate Professor in the Horticultural Sciences Department at University of Florida, Gainesville, comments in his blog:

      Seralini appears in the following languages: German, French, Italian, Spanish. It was almost certain that it was not a decent journal.

      It was a good idea for me to find out if there was anything wrong with the crappy log. If there was a hard evidence that our food supply truly caused tumors, it would be on the New England Journal of Medicine, Science, Nature, or maybe Cell if he wanted to go slumming. But it’s not there. It is in a tiny, obscure journal that has a visible agenda, and that’s the only thing visible about it. »

      And for the paper in Scientific Reports always published by Seralini even though it is not the main author, critics point out many errors on the analysis of data.

      http://www.sciencemediacentre.org/expert-reaction-to-multiomics-analysis-of-nk603-gm-maize/
      https://sciblogs.co.nz/code-for-life/2016/12/31/gm-corn-really-different-non-gm-corn/

      « A big issue with this analysis is that materials were collected under potentially quite different conditions. Different parts of the same farm, potentially different chemical makeups in the soil, different water contents, different elevations, exposures and temperatures. Under tight laboratory conditions the metabolome and proteome are very variable and the statistics presented here do not go anywhere near controlling for those factors. »

      « My favorite part of the paper is that they did NOT detect glyphosate on plants sprayed with glyphosate. However, activists claim to detect it in food.

      The rest of this paper confirms well that the products are essentially the same. The differences observed are not much more than you’d expect from small environmental variations in plant biology. I would have liked to have seen a comparison within samples from the control group (the isoline). I have a funny feeling you’d see variation there too. Small differences in moisture, etc could account for the differences.

      On the other hand there could be small collateral changes induced by a transgene. No surprise there. The question is, is there any reason to believe the changes observed in metabolites are problematic? No. Not at all. Other plants make the same polyamine compounds in mountains relative to corn.

      The title and discussion were completely inappropriate for a scientific journal and should have been revised. But obviously soft reviewers and editor that let it slide. »

  3. Et bien… merci à Jacqueline Charpentier pour son absence totale de professionnalisme et de probité scientifique…

    Un article utile à faire étudier pour les étudiants en sciences, sur les problèmes du « journalisme » scientifique.

    Quand on ne maitrise pas un sujet, le plus sage, c est de ne rien dire.
    Ou, si on désire en parler, de se renseigner un minimum dessus, PUIS, après un long moment de documentation, d’étude, puis de réflexions sur le sujet, alors seulement de l’ouvrir, avec prudence.

    Pour info, la personne qui a fait retiré l article de Seralini était M. Goodman, et venait directement de.. Monsanto, pour qui il travaille encore : c est un employé de Monsanto qui a fait retirer l article, un article qui n a pas été invalidé sur ses expériences mais parce que les implications de ces travaux, les conclusions qu’on peut en faire, déplaisent à certains :

    la raison de son retrait est « inconclusivité »,
    hors, le but de TOUTES les études, est de faire progresser les recherches, et d apporter des hypothèses pouvant les expliquer, en sachant que les hypothèses peuvent être fausses :
    les faits avant la conclusion sont bien plus importants que les hypothèses finales,
    et la rigueur scientifique des revue par pairs, et d étudier la partie AVANT la conclusion, pour valider les protocoles.
    Jamais de regarder les conclusions : par définition, pour toutes recherches, les conclusions seront nouvelles (sinon, inutile de faire cette étude..), même si des faisceaux de convergences font qu’on soupçonne qu’il doit en être ainsi, si bien qu’on vérifie, par l expérimentation, par l étude, si c est bien le cas.

    Un retrait pour « inconclusivité », une création stérilisant la science, stérilisant la recherche, inventé spécifiquement contre l’étude de Seralini, n est pas un rejet scientifique, c est une censure obscurantiste.

    quelques liens de vulgarisation utiles sur l affaire, fait par des journalistes (car il en existe encore, malgré le « travail » bâclé et plein de préjugés et d’incompétence fait par Jacqueline Charpentier) :

    http://www.wikistrike.com/2016/07/corruption-de-la-science-le-role-de-monsanto-dans-le-retrait-de-l-etude-seralini.html
    https://reporterre.net/OGM-le-professeur-Seralini-prend
    http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article1041
    http://www.gmoseralini.org/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/

    Ne tombons pas dans l obscurantisme moyeux-âgeux, dans le déni des scientifiques et de leur travaux, car leurs conclusions dérangent le confort de certains puissants :

    – la terre n est plus plate, cela a été prouvé

    – le round up n est pas bon pour la santé, cela a été prouvé (il est déjà reconnu dans le groupe 2A du CIRC (ou IARC en GB), le 2eme groupe le plus dangereux, et ne peut donc plus que, en fonction de futures études, monter dans le groupe 1, celui des pires produits cancérigènes, où l’attendent déjà le plutonium et les gaz de voiture diesels)

    – l’OGM Monsanto du maïs étudié par Séralini, obtenu par des bidouillages grossiers (fait avant CRISPER-Cas9) ne sont pas bons pour la santé, cela a été prouvé

    p.s. Merci « Help »
    p.p.s. la semaine dernière, je ne connaissais pas « housseniawriting.com »,
    en fait, avec cet « article », je découvre qu’il ne mérite vraiment pas d être connu..

    N.B. Pour ceux lisant en vitesse un article parlant d’OGM avec une Charpentier comme signataire :
    Jacqueline Charpentier N’EST PAS Emmanuelle Charpentier, une des scientifique à l’origine de CRISPR-Cas9.

    • mm

      Merci monsieur, j’avais eu un lundi de merde, mais votre commentaire m’a fait plier de rire devant autant de conneries en quelques lignes.

      – Richard E . Goodman, qui aurait « provoqué » la rétraction du papier. Le papier de Seralini a été publié en 2012, mais Goodman a quitté Monsanto en 2004, soit depuis plus de 8 ans. De plus, Goodman n’est qu’un éditeur associé et c’est l’éditeur en chef de la revue qui prend la décision en se basant sur une opinion collégiale de tous les éditeurs.
      – En plus, toutes les organisations scientifiques au monde ont dénoncé l’étude de Seralini comme l’une des pires qui existent dans la méthodologie et la l’analyse des données concernant les OGM.
      – On devrait balayer la boue devant sa porte avant de donner des leçons aux autres quand on cite des saloperies comme Wikistrike.

      http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-le-prix-de-l-outrance-et-de-l-aveuglement-118271048.html

  4. La partie la plus risible, montrant la plus belle incompétence, est celle-là :

    « Ce papier était frauduleux sur de nombreux points dont le principal est que les rats utilisés dans l’étude étaient naturellement prédisposés à développer des tumeurs cancéreuses dans une période de 2 ans »

    normal…
    on étudie l’obésité sur des rats sensibles à l’obésité,
    on étudie l’hypertension sur des rats sensibles à l’hypertension,
    et..
    on étude le cancer sur des rats sensibles au cancer.. c est le principe du modèle animal.
    PAR CONTRE, comme la fait Séralini, on a des témoins négatifs et des rats soumis aux produits. Et c est la différence de résultats, la présence significative (ou pas) de plus de cancer, ou de morts prématurées, entre le groupe témoin négatif et le groupe cobaye, qui permet de voir si on a une action du produit, ou non.
    Les études pharmacologiques (dont celle de Monsanto) faite pour valider leurs produits, sont elles aussi pratiquées sur ces même rats, sensible aux cancers, afin de pouvoir détecter la survenue trop fréquente de cancers sur leurs rats, par rapport aux même rats, mais non soumis au produit testé (les témoins négatifs)

    Celà s’apprend en 1ere année de faculté… Mais madame Jacqueline Charpentier ne semble pas le savoir…
    merveilleux…

    • mm

      Evidemment, le modèle animal est similaire, mais la durée ne l’est pas du tout. Toutes les études de souris par rapport à des OGM sont menés dans une fenêtre de 90 jours qui est suffisant pour montrer les effets parce que dans cette période, les rats ne développent pas des tumeurs ce qui est propice pour montrer un effet toxique ou non. Seralini a réalisé ses tests pendant 2 ans.

      Les rats sont connus pour être des variantes « Sprague-Dawley ». Et ces rats ont une probabilité élevée de développer des tumeurs dans une période de 2 ans. Monsanto a utilisé les mêmes rats d’accord, mais le test est uniquement pour 90 jours.

      L’expérience de M. Séralini, menée sur deux ans, a été présentée comme une première – les tests toxicologiques réglementaires étant conduits sur quatre-vingt-dix jours seulement. Or une synthèse de la littérature scientifique, réalisée par Chelsea Snell (université de Nottingham, Royaume-Uni) et six autres chercheurs, publiée en janvier dans la revue Food and Chemical Toxicology, a recensé 24 études menées sur plus de 90 jours. Toutes sont sorties dans des publications soumises à la revue par les pairs (c’est-à-dire à une expertise préalable à la publication). La plupart ont été financées par des structures publiques.

      Parmi elles, deux études de nourrissage avec du soja tolérant au Roundup ont, par exemple, été menées en 2008 sur plus de cent semaines : une sur la souris et une autre sur le rat. D’autres ont été conduites sur des durées intermédiaires, de 240 à 455 jours. Aucune d’elles n’a montré d’effets secondaires majeurs. Deux suggèrent des effets ténus sur le foie ou le pancréas. »

      Cependant, ces rats sont connus pour développer fréquemment des tumeurs mammaires et sont plutôt utilisés dans des expériences de quatre-vingt-dix jours, au cours de la période de leur vie où ils ne développent pas ces pathologies »

      « Le principal reproche fait à l’étude de Gilles-Eric Séralini est celui de la signification statistique de ses résultats. Deux cents rats ont bien été choisis dans l’expérience mais ils ont été divisés en 10 groupes de 20 rongeurs (soit 10 animaux par sexe et par groupe).

      Un unique groupe témoin, nourri avec un maïs classique, a été comparé à neuf groupes, chacun soumis à un régime alimentaire différent : trois doses de NK603 seul, trois doses de NK603 cultivé avec Roundup et trois doses de Roundup sans le maïs transgénique. « Avec dix rats du même sexe par groupe, il faudrait des effets extrêmement massifs pour que le résultat soit significatif, explique le biostatisticien Marc Lavielle (Inria), membre du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Pour détecter des effets plus subtils que ceux de l’arsenic à haute dose, il faut simplement plus de rats. C’est le même reproche que l’on peut faire à Monsanto.

      Les résultats seraient erronés, car les effets observés ne sont pas proportionnels à la quantité d’OGM consommée.
      La proportionnalité de l’effet à la dose reçue est l’un des plus vieux principes de la toxicologie : « C’est la dose qui fait le poison. » Un grand nombre de travaux publiés ces dernières années, rassemblés dans une vaste synthèse publiée dans Endocrine Reviews (Le Monde du 27 mars), montre sans ambiguïté qu’il est dépassé : dans certains cas – lorsque les molécules testées interfèrent avec le système hormonal –, les effets observés peuvent être plus importants à faibles qu’à plus hautes doses.

      Et pour votre informations, ces extraits ne viennent pas de méchants pro-OGM qui seraient corrompu par Monsanto. Ils viennent d’un article du journal Le Monde, le même Le Monde qui a publié récemment les Monsanto Papers…

      http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/25/ogm-les-vrais-et-faux-arguments-du-professeur-seralini_1765303_3244.html

  5. Visiblement, vous ne comprenez même pas ce que vous copiez-collez..

    « Les rats choisis par Gilles-Eric Séralini et ses coauteurs – de la souche dite de « Sprague-Dawley » – sont parmi les plus couramment employés par les toxicologues. C’est précisément la souche qui a été utilisée par Monsanto dans les tests réglementaires, menés en 2004 sur 90 jours, pour tester le même maïs. »
    « Pour détecter des effets plus subtils que ceux de l’arsenic à haute dose, il faut simplement plus de rats. C’est le même reproche que l’on peut faire à Monsanto. »

    => il a utilisé les même rats.. ce qui est la moindre des choses, vu qu’il veut montrer que l’étude initiale de Monsanto avait de gros défauts : pas assez de rats, sur une période trop courte.

    Et l article du monde dit bien « C’est le même reproche que l’on peut faire à Monsanto. »
    donc votre lien prouve que le journaliste du monde valide ce que Seralini cherchait à démontrer..

    Pour votre information :
    si on a bien REACH pour la chimie,
    à l inverse, on manque cruellement d’un équivalent suffisement rigoureux en biologie, en toxicologie et pharmacologie.
    Ce qui est potentiellement un énorme soucis de santé publique (c’est à dire pour votre santé et celle des autres, pour votre vie et qualité de vie, et celle des autres).

    Et les pratiques actuelles (celles de Monsanto lors de ses tests de validation, et -dans une MOINDRE mesure, celles de Seralini, qui améliorent celles faites par Monsanto, qui va plus loin que les méthodes actuellement légales) montrent qu’elles ne sont pas faites avec assez d’individus sur des périodes suffisantes (il faut faire vite, pas cher, et mal… quitte à ne pas avoir de tests significatifs sur les effets secondaires, sur le test de validation.. et compter sur la pharmacovigilance pour les retirer dans 40 ans c.f. toxoplasmose, médiator, et des 100aines d’autres produits (pharmacovigilance qui se dégrade depuis des années.. rendant inefficace la dernière frontière nous protégeant des produits toxiques, des effets secondaires toxiques)

    Le principal intérêt de Séralini, c est qu’il a permis de valider scientifiquement une donnée connue par tous les professionnels de la biologie moléculaire, à savoir que les tests de l’UE et d ailleurs permettent de valider un peu près tout et n’importe quoi… sauf -je cite l article que vous citez- « l’arsenic à haute dose »
    on valide l effet recherché, MAIS on n’étudie pas assez, et pas assez longtemps, afin de ne SURTOUT pas détecter les effets éventuels effets secondaires.

    (« Deux suggèrent des effets ténus sur le foie ou le pancréas. »
    le pancréas.. le cancer le plus foudroyant..
    => quand on détecte un effet ténus sur le pancréas, la moindre des choses, si on a un minimum de rigueur scientifique, c est de creuser plus avant le sujet, de faire une étude complémentaire, pour pouvoir estimer plus précisément sa dangerosité, ou son éventuelle innocuité)

    Et donc, comme le problème vient des tests légaux trop laxistes,
    c est sur les législateurs français et européens, que VOUS devez faire pression, en tant que journaliste, pour les informer des graves lacunes des législations qu’ILS ont mis en place, afin qu’ils remédie à ces lacunes.

    Seralini est le Snowden des tests de toxicologie et de pharmacologie.

    En fait, pour être exact, il n’est qu’un des Snowden, parmi des 10aines, parmi des 100aines de scientifiques..
    Mais celui qui a été le plus mis en lumière… et donc qui s est pris le plus de lobbys anti-science, anti-recherche, anti-progrès, en retour.

    • mm

      Sur la durée des tests, l’argument n’est pas valable, car comme ces rats vont probablement développer des tumeurs, alors l’utilisation des OGM ou des pesticides ne va rien changer au résulat. Selon les différentes organisations scientifiques, les OGM n’ont pas besoin d’être testé sur le long terme et ce n’est pas un argument idéologique ou biaisé issu d’une connivence, mais du poids de l’évidence.

      Si on écarte Monsanto et d’autres entreprises et qu’on laisse faire la recherche publique comme l’INRA avec ses tests sur des champs OGM, alors les faucheurs détruisent cette recherche scientifique. L’ironie est que Monsanto a le monopole à cause juste des règles administratives draconniennes sur les OGM. Si on assouplit les règles, alors plus d’entreprises, moins puissants, pourraient se lancer et on aurait un risque de connivence moins importante. Mais comme seul Monsanto et Syngenta sont capables de financer les tests en dépit des règles administratives, alors on peut dire que les précautions anti-OGM ont provoqué le monopole de ces entreprises.

      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1949
      http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/syndrome-de-stockholm.html

  6. toujours votre lien :
    « Or une synthèse de la littérature scientifique, [..] a recensé 24 études menées sur plus de 90 jours. Toutes sont sorties dans des publications soumises à la revue par les pairs (c’est-à-dire à une expertise préalable à la publication). La plupart ont été financées par des structures publiques. »

    « la plupart [..] financées par des structures publiques » :
    c est bien là le problème : le désintérêt des recherches privées pour notre santé, leur désintérêt pour les recherches à « long » terme :
    les structures privées n’ont aucune raison d aller au-delà des normes, d’où l’importance de fixer des normes suffisantes, pour contraindre les structures privées à faire ce minimum vital pour tous.

    car, avec des études plus longues, si elles cherchent plus sérieusement les effets secondaires,
    soit elles ne vont pas trouver que leur produit est dangereux, et donc elles auront juste perdu du temps, avant sa commercialisation,
    soit – pire- elles vont prouvées qu’il est trop dangereux, et alors… elles ne pourront même pas le mettre sur le marché => produit inutilisable, invendable.

    D’ailleurs, actuellement, il n’y a pas que le médiator :
    De plus en plus de produits (qui avaient leurs autorisations certifiées..) se retrouvent retirés de la ventes dans l’UE et aux USA.
    on pourrait croire que c est bon signe : cela prouve que la pharmacovigilance marche encore un peu…
    seul petit soucis : bcp de ces produits ont été sur le marché pendant des 10aines et des 10aines d années…

    et donc, cela montre surtout que les conditions de mises sur le marché sont trop laxistes, et qu’il est nécessaire de faire une remise à plat des textes législatifs, en renforçant la pertinence des tests, et suspendant de commercialisation les produits ne réalisant pas d étude complémentaire dans les 2 ans.

  7. oups, problème de mémoire :
    plus haut, il faut lire thalidomide, et pas toxoplasmose, bien sûr.

  8. « Les OGM ont permis de faire baisser la quantité de pesticides et d’augmenter la production agricole »
    ah oui.. pire que ce qu’on pouvait croire..

    Bizarrement, alors que  » Les OGM ont permis de faire baisser la quantité de pesticides et d’augmenter la production agricole », on a actuellement une augmentation au niveau mondial, et au niveau des USA, de l utilisation des pesticides, alors même qu’il y a de plus en plus d OGM dans le monde et aux USA…
    cherchez l’erreur…
    et les rendements aux USA ne s’améliorent plus guère, en particulier dans les champs OGM, quand ils ne commencent pas à diminuer.
    D ailleurs, en Inde, quand ils ne se sont pas suicidé du fait du sur-endettement du en grande partie aux semenciers OGM, les paysans qui avaient acheté des OGM, sont de plus en plus nombreux à les abandonner, suite aux faibles rendements obtenus et aux coûts exorbitant des semences.

    Je vous laisse chercher et fournir les liens, cela évitera que vous critiquiez ceux que je fourni
    [et aussi, cela m évite de faire la recherche,
    car votre réponse, car la phrase que j ai cité en 1ere ligne, m a soufflée pour son idéologie marketing d’une technico-commerciale de Monsanto, sans aucun lien avec la réalité des champs et des études..
    En fait, dans la plaquette du parfait VRP de Monsanto, en général, sans rire, ils disent aussi qu’ils permettent de réduire la faim dans le monde (alors qu’il a été prouvé qu’ils en créent en appauvrissant les plus pauvres, et en faisant chuter leurs rendements)]

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Timber by EMSIEN 3 Ltd BG