Quelle forme de vie possible pour les exoplanètes autour de Trappist-1

Lisa Kaltenegger, l’une des expertes mondiales dans la modélisation des exoplanètes et la recherche de la vie, explique le genre de forme de vie qui serait possible sur les exoplanètes récemment découvertes autour de l’étoile Trappist-1.


Lisa Kaltenegger, l'une des expertes mondiales dans la modélisation des exoplanètes et la recherche de la vie, explique le genre de forme de vie qui serait possible sur les exoplanètes récemment découvertes autour de l'étoile Trappist-1.

Lisa Kaltenegger est l’une des expertes mondiales des , notamment sur la modélisation des formes de vie et elle est directrice du Carl Sagan Institute à l’université de Cornell. Elle explique que la découverte de 7 exoplanètes similaires à la Terre est extrêmement excitante, mais qu’une forme de vie possible serait compliquée, mais pas impossible, car la surface de ces planètes est bombardée par un rayonnement intense d’ultra-violet.

La découverte de plusieurs planètes dans la zone habitable est une découverte majeure, car elle implique qu’il existe bien plus de planètes habitables qu’on le pensait auparavant. Et le fait de trouver des planètes rocheuses dans cette zone habitable augmente nos chances de trouver une forme de vie.

Le système extra-solaire possède désormais le record de planètes rocheuses dans sa zone habitable. C’est exceptionnel, car imaginez que notre propre système solaire possède seulement 2 planètes dans cette zone avec Mars et la Terre. La vie est possible dans ces mondes, mais elle sera très différente. La raison est que le rayonnement ultra-violet est très intense dans la plupart des planètes. Lisa Kaltenegger et ses collègues vont bientôt publier un papier dans Monthly Notices of the Royal Society sur la possibilité d’une forme de vie sur le système -1.

Nous avons découvert que si l’étoile est active, comme on peut le voir avec les rayons X, alors ces planètes doivent posséder une couche d’ozone pour protéger leur surface des UV sinon on aura une surface totalement stérile. Si ces exoplanètes n’ont pas de couche d’ozone (comme une jeune Terre), alors la vie aurait besoin de s’enterrer en profondeur ou dans les océans. Et dans les océans, cette forme de vie pourrait utiliser la biofluorescence pour se développer. Les prochains télescopes tels que le James Webb en 2018 ou l’European Extremely Large Telescope en 2022 pourraient détecter les biosignatures atmosphériques telles que du méthane pour voir si un tel scénario est possible.

Source : arXiv (https://arxiv.org/abs/1608.06930)

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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