La grossesse modifie le cerveau des mères sur le long terme

La grossesse change chaque aspect de la vie d’une mère incluant son cerveau. Une recherche révèle que la grossesse réduit la matière grise pour que le cerveau de la mère soit plus sensible envers son enfant et ces changements peuvent persister pendant plusieurs années.


La grossesse change chaque aspect de la vie d'une mère incluant son cerveau. Une recherche révèle que la grossesse réduit la matière grise pour que le cerveau de la mère soit plus sensible envers son enfant et ces changements peuvent persister pendant plusieurs années.

Cette étude, combinée avec d’autres, suggère que l’historique de reproduction d’une femme peut avoir des changements sur son sur une longue période selon Liisa Galea de l’université de Colombie-Britannique. Les chercheurs ont effectué des scans cérébraux de 25 femmes qui voulaient avoir leur premier enfant. On a effectué des scans avant et 2 mois après l’accouchement. La a laissé des signatures tellement fortes que les chercheurs pouvaient prédire qu’une femme a été en se basant uniquement sur leurs scans cérébraux.1

Les femmes enceintes et qui avaient pu accoucher possédaient moins de matière grise dans certaines régions de leur cerveau comparé à 20 femmes qui n’étaient pas enceintes, 20 pères ayant leur premier enfant et 17 hommes sans enfants. Et ces changements ont persisté pendant environ 2 ans après la grossesse.

Une réduction de la matière grise peut sembler négative, mais ce n’est pas toujours le cas selon Elseline Hoekzema, co-auteure de l’étude à l’université de Leiden aux Pays-Bas. Une réduction similaire se produit pendant l’adolescence et c’est un ajustement qui est crucial pour le développement émotionnel et cognitif selon Hoekzema. Les années de l’adolescence sont les plus importantes pour le développement cérébral, mais l’impact de la grossesse vient en seconde position.

Et d’autres expériences ont suggéré que la grossesse façonne les cerveaux des mères d’une manière très spécifique avec les femmes qui deviennent plus sensibles et réactifs envers leurs enfants. Les régions, qui se réduisent le plus, des parties du cortex temporal et frontal, sont impliquées pour prendre en compte les perspectives mentales des autres. Et cette réduction sélective suggère que ces régions deviennent plus spécialisées avec le résultat de la grossesse. C’est une efficacité qui permet à la de mieux prendre soin de son enfant.

Les régions cérébrales, qui ont changé le plus, ont également montré une réactivité considérable face à des images de leurs enfants. Et les femmes ont obtenu la note la plus élevée dans un questionnaire concernant l’attachement à leurs enfants. Étant donné que les pères, qui ont leurs premiers enfants, n’ont pas montré ces changements, le résultat suggère que cette réduction du cerveau n’est pas simplement provoquée par le fait d’être parent. Au lieu, les changements cérébraux pourraient être provoqué par des hormones de grossesse telles que l’œstrogène et la progestérone, car la grossesse concerne une période où des quantités massives d’hormones qui vont au cerveau. Mais on ne peut pas en être sûr, car l’étude n’a pas analysé le cerveau pendant la grossesse, mais uniquement avant et après. L’autre possibilité est que la baisse hormonale extrême qui se produit pendant la naissance peut aussi façonner le cerveau.

Sources

1.
Hoekzema E, Barba-Müller E, Pozzobon C, et al. Pregnancy leads to long-lasting changes in human brain structure. Nat Neurosci. December 2016. doi: 10.1038/nn.4458

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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