Une intelligence artificielle qui comprend le sens de l'humour



Une peut comprendre des blagues. Enfin, cela concerne uniquement l’ sur les jeux de mots.

Ma pile avait un problème d’Alcaline et elle est donc allée à une réunion des AA. Hilarant, n’est-ce pas ? Une intelligence artificielle a estimé que cette ferait rire de nombreuses personnes. Cette IA ambitionne de donner le sens de l’humour aux machines. Nous utilisons l’humour tous les jours que ce soit pour réduire la nervosité, pour encourager des gens ou pour renforcer des relations romantiques. Une grande partie du langage se consacre à l’humour selon Justine Kao, une psychologue en cognition de l’université de Stanford en Californie.

Mais l’intelligence artificielle est catastrophique pour comprendre l’humour. La capacité de comprendre ou de dire une blague se base sur une connaissance détaillée du langage, de la culture, des stéréotypes et des expériences personnelles. Et ce sont des choses qui sont très difficiles à comprendre pour les intelligences artificielles. Mais selon Kao, le plus gros problème est qu’il n’y a pas de définitions précises sur la réussite ou l’échec d’une blague. Et comme les robots devront apprendre l’humour s’ils veulent être acceptés par les humains, cette chercheuse a décidé de créer une intelligence artificielle qui comprend l’humour qui se base sur des jeux de mots parce que c’est le plus simple à comprendre.

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Kao a déclaré qu’ils ont commencé avec leurs propres intuitions. L’équipe de Kao estime qu’il y a 2 principaux ingrédients sur la réussite d’un jeu de mots. En premier lieu, une phrase doit avoir un certain degré d’ambiguïté. Ainsi, la blague doit proposer plusieurs significations avec les mots qui la composent. Et pour être drôle, le jeu de mots doit avoir un score très élevé sur ce que l’équipe appelle le caractère distinctif. Ce dernier est le niveau de chaque signification de la blague. Par exemple, la blague anglaise : The magician got so mad he pulled his hare out pourrait avoir un score élevé puisque le jeu de mots exploite hare (lièvre) et hair (cheveux). Évidemment, cette blague en français ne donnerait rien, car l’humour sur le jeu de mots est propre à chaque langue. Les jeux de mots qui possèdent des caractéristiques distinctes élevées sont plus drôles selon Kao. Par exemple, la blague anglaise : The rower could not choose either oar pourrait bien marcher puisque cela exploite rower (rameur) et oar (rame). Selon Kao, cette blague possède un score élevé dans la spécificité.

Avec ces données, Kao et ses collègues veulent développer une intelligence artificielle qui permet de déterminer si une blague est un jeu de mots et si elle est drôle. Les critères seront l’ambiguïté et le caractère distinct. Et pour apprendre l’ambiguïté, l’équipe a demandé à un groupe de 100 volontaires de juger la similarité d’une paire de mots qui sont utilisés dans des blagues provenant d’un site d’humour. La similarité se basait sur la signification et la phonétique. L’équipe a également demandé aux volontaires sur le niveau d’humour du jeu de mots. Cela permet aux chercheurs de tester et de développer leur programme en utilisant les mêmes critères qu’un humain. Kao estime qu’elle pourra développer une intelligence artificielle qui offrira une grande précision sur l’efficacité d’une blague. Et elle veut améliorer son IA pour générer des blagues de jeux de mots ainsi que d’autres types de blagues. Son objectif final est de donner un sens de l’humour aux machines, mais on pourra également en faire une application qui permettra de dire si la blague qu’on vient de créer va provoquer un éclat de rire ou un silence gênant.

Mais tout le monde n’aime pas l’idée d’une intelligence artificielle qui comprendrait le sens de l’humour. Selon Tim Vine, un humoriste qui est célèbre pour ses blagues de jeux de mots : Je n’utiliserais jamais une machine pour tester mes blagues. Je me base sur une seule chose qui est mon audience et cette audience doit être humaine. Mais une intelligence artificielle qui comprendrait l’humour n’est pas là pour remplacer les humoristes, mais pour améliorer la relation des machines avec les humains. Et ce ne sera pas forcément des robots. On pourrait mettre ce type d’IA dans les jouets, les voitures ou les appareils électroménagers. Selon Julian Taylor de la Purdue University à Lafayette : Nous avons maintenant des ordinateurs qui nous parlent à longueur de journée. Siri, Cortana et Google Now auraient plus de succès s’ils intégraient le sens de l’humour. Et pour une communication avec un humain, l’humour fait partie de l’équation quel que soit l’interlocuteur en face.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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