Une superintelligence humaine/machine pourrait résoudre les plus gros problèmes du monde

La combinaison de l’intelligence humaine et artificielle pourrait résoudre les plus gros problèmes du monde tels que le changement climatique et les conflits géopolitiques selon les chercheurs de l’Institut Human Computation (HCI) et l’Université Cornell.


Une superintelligence basée sur l'intelligence artificielle et le Crowdsourcing

Dans un article publié dans la revue Science, les auteurs présentent une nouvelle vision du calcul humain (la science basée sur des systèmes impliquant des millions de personnes), qui pousse au-delà des limites traditionnelles et qui permet de traiter des problèmes qu’on ne pouvait pas résoudre avec les méthodes actuelles.

Les humains surpassent les machines sur beaucoup de choses allant de la reconnaissance de formes simples jusqu’à la créativité abstraite. Avec l’aide de l’intelligence artificielle, ces capacités cognitives peuvent être combinées dans des réseaux de collaboration multidimensionnels pour résoudre des problèmes qui sont actuellement hors de notre portée.

La plupart des systèmes de calcul humain se basent sur des microtâches effectuées par de nombreuses personnes afin d’avoir des résultats globaux. Par exemple, 165 000 bénévoles du projet EyeWire ont analysé des milliers d’images en ligne pour construire la carte la plus complète du monde sur les neurones rétiniens humains.

Cette approche en microtâche n’est pas suffisante pour résoudre les problèmes les plus complexes du monde selon les auteurs. Une nouvelle approche radicale est nécessaire pour résoudre les plus gros problèmes, notamment ceux qui sont en évolution constante. Par exemple, la corruption résultant de l’aide financière accordée en réponse à une catastrophe naturelle.

Et on peut utiliser les nouvelles technologies de calcul humain. Des techniques récentes permettent d’accéder à des données en temps réel fourni par des millions de personnes. Les contributions individuelles peuvent être traitées par une intelligence artificielle et on peut les envoyer à la personne suivante pour l’amélioration ou l’analyse de ces données dans un domaine différent. Cela permet de construire des environnements collaboratifs plus flexibles qui peuvent résoudre des questions plus difficiles.

Cette idée est déjà présente dans de nombreux projets incluant YardMap.org qui a été lancé par Cornell en 2012 pour cartographier les efforts mondiaux de conservation. En partageant et en observant les pratiques dans un réseau social cartographique, les gens peuvent contribuer individuellement pour la conservation mondiale de la vie et des environnements explique Janis Dickinson, professeur et directeur de science citoyenne à la Cornell Lab of Ornithology.

YardMap permet aux participants d’interagir et de construire sur le travail des autres et c’est une chose qui n’est pas possible avec le Crowdsourcing standard. Le projet est un modèle important sur la façon dont ces systèmes en réseau peuvent aider à résoudre des problèmes dans des environnements en évolution constante.

Le HCI a montré comment utiliser le calcul fourni par des personnes pour accélérer la recherche sur la maladie d’Alzheimer. WeCureAlz.com combine deux systèmes de microtâches dans un pipeline analytique interactif qui construit des modèles de flux sanguins dans les cerveaux de souris. Le système stardust@home, qui a été utilisé pour rechercher de la poussière de comète dans 1 million de photos, est conçu pour identifier les vaisseaux sanguins bloqués, qui seront ensuite mis en évidence dans le cerveau par une version modifiée du système EyeWire.

En permettant au public de jouer à un simple jeu en ligne, nous pouvons réduire le temps pour découvrir un traitement en quelques années alors qu’il fallait compter sur plusieurs décennies avec des méthodes conventionnelles selon Dr Pietro Michelucci, directeur du HCI et auteur principal de l’article. Cela incite les passionnés de technologie et ceux qui sont touchés par la maladie à contribuer pour trouver un traitement à leur niveau.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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