Qui contrôle vraiment ? Un robot semi-autonome éclaire la psychologie de la connexion machine-utilisateur


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  • Les humains sont connus depuis longtemps pour sympathiser avec les machines ou les représentations informatiques qu’ils utilisent. Qu’il s’agisse de conduire une voiture ou de diriger un avatar de jeu vidéo, les gens sont plus susceptibles de s’identifier à quelque chose qu’ils perçoivent comme contrôlant. Cependant, on ne sait toujours pas comment les attitudes représentées dans le comportement autonome des robots affectent leurs opérateurs. Maintenant, des chercheurs japonais ont découvert que lorsqu’une personne ne contrôle qu’une partie du corps d’un robot semi-autonome, elle est influencée par les « attitudes » exprimées par le robot.

    Des chercheurs du Département d’innovation des systèmes de l’Université d’Osaka ont testé l’impact psychologique de l’utilisation à distance de certains robots semi-autonomes sur les humains. Ces robots de « téléprésence » sont conçus pour transmettre la voix et les manières humaines afin d’atténuer les pénuries de main-d’œuvre et de minimiser les coûts de déplacement. Par exemple, un opérateur humain peut contrôler la voix, tandis que les mouvements du corps sont gérés automatiquement par un ordinateur. « Les robots semi-autonomes ont montré un potentiel pour des applications pratiques dans lesquelles les actions autonomes d’un robot et la téléopération humaine sont utilisées conjointement pour accomplir des tâches difficiles. Un système qui combine les ‘intentions’ de différents agents, comme un algorithme et un utilisateur humain, qui sont collectivement utilisés pour faire fonctionner un seul robot est appelé contrôle collaboratif », explique le premier auteur Tomonori Kubota.

    Dans l’expérience, l’équipe a cherché à savoir si l’attitude du téléopérateur s’alignerait davantage sur celle exprimée par le robot semi-autonome lorsqu’il contrôlait une partie du corps du robot. Au préalable, les participants expérimentaux ont été invités à classer un ensemble de 10 peintures. Ils ont ensuite été affectés à l’une des trois conditions de contrôle d’un robot de type humain. Soit ils contrôlaient le mouvement de la main du robot, sa capacité à sourire, soit ils ne contrôlaient pas du tout le robot. On leur a ensuite montré l’androïde parlant à un autre participant qui collaborait en fait avec les expérimentateurs. L’androïde a recommandé la peinture qui avait été classée sixième, et les expérimentateurs ont noté à quel point cela avait influencé le classement ultérieur de cette peinture par l’opérateur du robot. « Cette étude révèle que lorsqu’une personne utilise une partie du corps d’un robot androïde qui interagit de manière autonome avec un humain, les attitudes de la personne s’alignent étroitement sur les attitudes du robot », explique l’auteur principal Hiroshi Ishiguro.

    Cette recherche indique que dans les futures implémentations de « collaborations homme-robot », les concepteurs doivent être conscients de la manière dont les opérateurs peuvent être influencés par leur rôle avec des changements subconscients d’attitude.

    Source de l’histoire :

    Matériel fourni par Université d’Osaka. Remarque : Le contenu peut être modifié pour le style et la longueur.

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