L'émergence de la Nomophobie, la phobie des accros aux Smartphones



Dans la société actuelle, on est tous plus ou moins nomophobiques, mais est-ce que cela peut devenir un trouble grave ?

La définition courte de la Nomophobie est d’avoir la de ne pas être en contact permanent avec son . Plus de SMS, d’appels téléphoniques, plus de vérifications frénétiques sur les réseaux sociaux ainsi que de chercher des choses aléatoires sur Google juste pour passer le temps.

Les chercheurs estiment que la Nomophobie pourrait devenir une catastrophe

La Nomophobie signifie No-Mobile-Phone et c’est une phobie qui caractérise les accros aux Smartphones. La Nomophobie provoque la peur ou l’anxiété chez les personnes qui ne peuvent plus utiliser leur Smartphone ou qu’ils ont une peur constante que la batterie soit à plat. Officiellement, la Nomophobie est la peur de ne plus avoir d’appareil mobile ou l’incapacité de communiquer via le mobile. C’était évident, mais les jeunes sont les plus touchés par la Nomophobie.

Un sondage en ligne de 2012 commandité par la firme de sécurité SecurEnvoy a montré que 77 % des jeunes en Angleterre souffraient de Nomophobie dans une fréquence d’âge de 18 à 24 ans tandis qu’il y avait 66 % de Nomophobiques chez les personnes de 25 à 34 ans. La Nomophobie standard peut être acceptable, mais une forme extrême peut provoquer une agitation frénétique, l’anxiété, un arrêt temporaire du souffle et même des attaques de panique. Pour certains spécialistes, la Nomophobie est une indicatrice d’un trouble plus profond qui est l’addiction au téléphone.

Étant donné que le téléphone est un moyen de communication constante avec le monde, la Nomophobie indique aussi que le Nomophobique souffre de solitude, d’insécurité, de dépression et d’un isolement social. Les chercheurs supposent que l’émergence de la Nomophobie, notamment sa propagation très rapide, montre le contrôle des Smartphones sur nos vies. Le problème, selon les chercheurs, est que plus les gens sont accros aux téléphones et moins ils communiquent avec d’autres personnes. Le nomophobique extrême consulte son téléphone à raison de 150 fois par jour. Donc, vous, monsieur ou madame, si l’écran de votre téléphone est la première et la dernière chose que vous voyez dans votre journée, alors vous avez un sérieux problème.

La Nomophobie est tolérée jusqu’à un certain point

Même si les chercheurs sont alarmistes, on est tous plus ou moins nomophobiques. Nous avons toujours une petite peur lorsque nous ne retrouvons plus le téléphone sans oublier l’inquiétude qui se lit sur nos visages lorsque nous voyons que la batterie à moins de 50 %. Ce sont des peurs qu’on peut gérer, mais si cela devient grave au point que cela coupe le souffle et qu’on ressent des attaques de panique, alors il vaut mieux prendre des mesures radicales.

Toutes les addictions sont liées au concept d’équilibre. Notre société est dominée par les applications et les services en ligne. Tout est plus facile et plus rapide. Dans le futur, on pourra interagir avec le téléphone sans même le toucher via le contrôle gestuel. Et plus le Smartphone va nous faciliter la vie et plus nous ressentirons un manque puisqu’il représentera notre lien avec de nombreux aspects de la société. Est-ce une bonne ou mauvaise chose ? Ni l’une ou l’autre, car c’est la société qui a progressé de cette manière. Soit on s’adapte et on essaie de gérer l’utilisation des Smartphones sans tomber dans une folie frénétique, soit on abandonne totalement les Smartphones si cela devient trop grave.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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  1. En même temps, je pense que c’est la société qui fait tout pour favoriser ce phénomène. Des applications à utiliser au quotidien pour faire toutes sortes de choses, limite pour faire le café…
    Toutes ces applications ont su créer un besoin qui n’existait pas avant, et maintenant on se demande comment nous ferions sans (et sous entendu sans notre téléphone).

    A quand les cures de désintox pour les smartphones? 🙂

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