Le Brésil lève la suspension de WhatsApp

Un juge brésilien a levé la suspension de WhatsApp qui avait duré 12 heures au Brésil. Au delà d’une simple interdiction, cette affaire de WhatsApp révèle les prochains défis entre les gouvernements et les entreprises technologiques.


Le Brésil lève sa suspension de WhatsApp

L’interdiction de WhatsApp au n’a duré que 12 heures. Le juge Xavier de Souza d’un tribunal de Sao Paulo a levé la suspension en estimant que des millions d’utilisateurs ne pouvaient pas être pénalisé à cause de l’inertie d’une entreprise. Le ban de WhatsApp a été motivé par le refus de fournir des informations sur des criminels qui auraient utilisé l’application. Dans notre précédent article, nous écrivions que le ban était motivé par la concurrence déloyale vis à vis des entreprises de Telcos. En fait, la brésilienne avait déjà envoyé 2 demandes à WhatsApp en été 2015 sur des informations pour un dossier criminel. Les Telcos ont juste surfé sur cette affaire pour proposer leurs revendications sur la concurrence déloyale à l’occasion de la 3e demande qui a été accepté et qui a motivé le ban de WhatsApp pour quelques heures.

WhatsApp a déclaré qu’il ne peut pas fournir ces informations parce qu’il ne les possède pas. WhatsApp n’enregistre aucune information sur son serveur et c’est cette sécurité qui explique la popularité de l’application. La justice brésilienne estimait que l’un des gangs les plus dangereux de Sao Paulo, First Command of the Capital, utilisait WhatsApp pour coordonner ses crimes.

Un effet étrange est que l’interdiction de WhatsApp a aussi provoqué une coupure du service au Chili et en Argentine. Le fournisseur a rétabli les communications en utilisant des liens alternatifs avant la levée officiel du ban. WhatsApp est l’application la plus populaire au Brésil puisqu’elle est utilisé par plus de 92,5 des internautes dans ce pays.

Mais cette affaire, très localisée en apparence, montre les prochains défis entre les entreprises technologiques qui proposent le chiffrement, une politique de zéro donnée et les entreprises. Après le ban de WhatsApp, l’application a annoncé qu’elle avait gagné 1 millions d’utilisateurs supplémentaires en quelques heures. Le point intéressant est que Telegram propose aussi des communications chiffrées et une politique de zéro données. Cela implique que les utilisateurs ne cherchent pas forcément une messagerie, mais une messagerie dont les communications sont indéchiffrables.

La popularité de WhatsApp s’explique par sa facilité et la capacité de communiquer avec le monde entier du moment qu’on possède une connexion internet et un numéro de téléphone. Mais cette facilité va l’encontre des fournisseurs locaux et on peut penser que les accusations de concurrence déloyale et de complicité avec les criminels va revenir de nouveau sur le tapis dans le futur.

N'oubliez pas de voter pour cet article !
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...

Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

Pour me contacter personnellement :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *