Les bots Twitter façonnent le Brexit

Il faudra surveiller le vote des bots pendant le Brexit. Le référendum s’approche à grands pas et les chercheurs s’inquiètent de plus en plus de l’utilisation des outils automatisés qui pourraient influencer l’opinion publique et le vote par la même occasion.


Les Bots Twitter peuvent façonner le vote du Brexit en propageant des rumeurs ou des fausses informations

Philip Howard de l’université d’Oxford et Bence Kollanyi de l’université Corvinus ont découvert des sur qui partage et promeuvent furieusement le . Les chercheurs ont collecté 1,5 million de Tweets avec des Hashtags liés au Brexit du 5 juin au 12 juin 2016 et ils ont découvert que 54 % étaient en faveur du Brexit et 20 % étaient contre. Mais un tiers des Tweets, soit près de 500 000, étaient générés par seulement 1 % des comptes collectés. Ce niveau d’activité suggère que de nombreux comptes sont simplement des bots. Pendant cette période, les bots pro-Brexit étaient plus actifs que ceux qui étaient contre.

Les chercheurs s’inquiètent de l’influence de ces bots sur le résultat de l’élection. Un autre groupe de chercheurs indépendants de Sadbottrue.com a identifié une autre série de bots pour le Brexit. Sur cette seconde analyse, seuls 20 % des comptes étaient gérés par des humains. Ce n’est pas la première fois qu’on détecte les bots politiques. Lee Jasper, un candidat pour les élections parlementaires à Londres, avait admis qu’il utilisait des Bots Twitter depuis 2012. Les Bots Twitter ont également été utilisés pour les élections mexicaines de 2012 selon Emiliano Treré à l’Autonomous University of Querétaro à Mexico. Les outils numériques ont été développés par les partis et le gouvernement mexicain afin de fabriquer le consentement, saboter la dissidence, menacer les activistes et collecter les données personnelles selon les conclusions de ce chercheur dans un rapport publié à l’Institute of Development Studies Bulletin en janvier 2016.

Susan Banducci, spécialiste en sciences sociales à l’université d’Exeter a déclaré que les bots peuvent influencer les votants. Le Brexit est très serré. Par exemple, si des personnes pensent que le NON gagne du terrain, alors ils n’iront pas voter (s’ils sont en faveur du OUI) parce qu’ils seront découragés et qu’ils estimeront que la partie est déjà gagnée.

L’impact de Twitter est limité, car le service est uniquement utilisé par 15 millions de personnes en Angleterre. Mais Banducci estime que les bots peuvent avoir une influence indirecte, car ce réseau social est utilisé comme une référence par les journalistes. Si les journalistes interprètent les messages des bots comme l’opinion publique, alors le vote est biaisé. La même chose est valable lorsque les bots propagent des rumeurs ou de fausses informations. Dans notre société actuelle et pour avoir une démocratie saine, le citoyen doit être conscient qu’une grande partie de son flux d’information est fourni par des bots.

 

N'oubliez pas de voter pour cet article !
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...

Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

Pour me contacter personnellement :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *