Un nouveau chiffrement basé sur le Blockchain ambitionne de remplacer le RSA



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Une firme de informatique en Estonie a utilisé le blockchain pour renforcer le chiffrement qui est utilisé dans les transactions en ligne.


 

En aout 1977, le mathématicien Martin Gardner a introduit le concept du chiffrement RSA. Développé par 3 chercheurs du MIT, ce nouvel algorithme devait devenir prédominant sur internet. Presque 40 ans plus tard, avec l’avènement des crypto-monnaies et les appareils mobiles, on cherche une nouvelle méthode de chiffrement qui serait plus sécurisée que le RSA.

Conçu par Ron Rivest, Adi Shamir et Leonard Adlemn, le chiffrement RSA permet aux utilisateurs d’effectuer des transactions dans une sécurité relative. Si vous fournissez vos informations de carte de crédit sur un site marchand, ces informations sont chiffrés pour tout le monde à part le vendeur. Mais la faiblesse du RSA est qu’il n’a pas été conçu pour vérifier l’identité de la personne qui initie la transaction. Par exemple, quelqu’un pourrait être capable d’intercepter votre commande et changer l’information pour délivrer le produit à une nouvelle adresse. Il n’y a aucun moyen d’authentifier la personne qui a initié la commande comme celle qui pourrait changer l’adresse de livraison. Chris Christensen, un analyste de la firme IDC avait écrit dans un article en 2006 : Comment le destinataire peut déterminer précisément que le message provient réellement de l’expéditeur ?

Mike Gault, CEO de Guartime qui est une firme de sécurité en Estonie veut corriger cette faiblesse. Il a déclaré qu’il n’y a aucun moyen d’authentifier la manière dont les données sont échangés sur le web que ce soit sur le Cloud ou les communications entre les différents appareils. De ce fait, cette firme veut utiliser une nouvelle méthode de chiffrement, basé sur un registre public appelé Blockchain, qui enregistre toutes les transactions.

Les chaines de bloc sont devenus populaires grâce à leurs rôles pour sécuriser des transactions avec des monnaies telles que le Bitcoin. Ces registres publics enregistrent des données telles que l’heure et d’autres marqueurs qui sont disponibles pour toutes les transactions qui ont été déchiffrés et validés. Une fois que la transaction est inscrite dans le Blockchain, il est impossible de la supprimer ou de la modifier. Les Blockchains permettent aussi au vendeur de vérifier que vous êtes vraiment la personne qui a passé la commande ou s’il y a eu une modification dans la transaction pendant le transfert ce qui peut alerter la vigilance. Les chaines de blocs sont aussi reconnus pour leur sécurité et leur vie privée parce qu’elles sont stockés sur un réseau décentralisé.

La firme Guardtime a appelé ce nouveau chiffrement comme le BLT (la KSI sur l’annonce officielle) d’après les cryptographes de l’entreprise, Ahto Buldas, Risto Laanoja et Ahto Truu, qui l’ont inventé. L’entreprise prétend que contrairement au RSA, le chiffrement BLT ne peut pas être compromis même si on utilise des algorithmes de l’informatique quantique.

Mais le fait de remplacer une technologie aussi populaire que le RSA est très difficile. C’est pourquoi, Guartime a conclut un partenariat avec le constructeur Ericsson dont les nouvelles offres de sécurité se basent sur le BLT. L’Estonie utilise la technologie du BLT depuis plusieurs années. Ce pays possède un taux de pénétration d’internautes qui est le plus fort en Europe et de nombreux services gouvernementaux et bancaires sont disponibles en ligne où une sécurité maximale est nécessaire. L’Estonie veut sécuriser entièrement ses infrastructures puisque le pays a été paralysé par une cyber-attaque massive en 2007.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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