Le Fair Use est-il le sauveur ou l’ennemi juré des artistes ? Stable Diffusion et Midjourney se livrent à une guerre sans merci pour trouver une réponse !


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  • Le procès des artistes contre les intelligences artificielles utilisées pour créer des images continue de faire des vagues dans le monde de la technologie. Les plaintes déposées par ces artistes contre des IA connues sous le nom de DeepFake ont suscité des interrogations quant à leur légitimité. Pour tenter de clarifier la question, le youtubeur Furious a récemment publié une vidéo dans laquelle il explique que les arguments avancés par les artistes ne tiennent pas la route et que la technologie DeepFake est protégée par le fair-use.

    Le fair-use est un concept qui permet d’utiliser une œuvre protégée sans autorisation de son propriétaire dans certaines circonstances. Cette utilisation doit être considérée comme équitable et respecter les critères d’utilisation éthique. L’utilisation de la technologie DeepFake pour créer des images ne viole pas les critères du fair-use, car cette utilisation est considérée comme une utilisation équitable.

    Le principal critère du fair-use que les artistes utilisent pour justifier leur plainte est celui de la transformation de l’œuvre initiale. Or, comme l’explique Furious, la technologie DeepFake transforme considérablement les images qu’elle utilise pour créer de nouvelles images. De plus, cette transformation est très différente de celle qu’un artiste peut réaliser manuellement, car elle est effectuée par des algorithmes complexes capables de modifier des milliers de pixels en quelques secondes.

    De plus, la technologie DeepFake ne copie pas simplement des images, elle crée des images entièrement nouvelles. La technologie utilise des réseaux de neurones artificiels pour apprendre à reproduire des images en fonction de paramètres définis par l’utilisateur. Ensuite, elle utilise ces paramètres pour produire de nouvelles images, qui ne sont pas de simples copies des images originales.

    Bien que la technologie DeepFake soit protégée par le fair-use, cela ne signifie pas pour autant que les artistes dont les images sont utilisées par cette technologie n’ont pas de recours. Si une image créée par un artiste est protégée par un droit d’auteur, l’utilisation de cette image par la technologie DeepFake peut être considérée comme une violation du droit d’auteur. Cependant, dans la plupart des cas, les images utilisées par DeepFake sont des images gratuites et disponibles en ligne depuis de nombreuses années.

    Enfin, le procès des artistes contre la technologie DeepFake pose des problèmes juridiques complexes. En effet, les juges appelés à trancher cette affaire doivent comprendre des concepts technologiques très avancés pour pouvoir prendre une décision équitable. Dans tous les cas, si la décision du juge est en faveur des artistes, cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour le développement de la technologie DeepFake et limiterait considérablement son utilisation future.

    En conclusion, le procès contre la technologie DeepFake continue d’alimenter les débats dans le monde de la technologie et de l’art. Si les artistes ont le droit de protéger leurs œuvres, il est important de comprendre que la technologie DeepFake est protégée par le fair-use et qu’elle crée des images entièrement nouvelles et non des copies. Les arguments avancés par les artistes ne semblent pas tenir la route, et il est nécessaire que les juges qui seront appelés à trancher cette affaire soient très bien informés sur les aspects techniques qui interviennent dans cette technologie.

    Ceci est une transcription de nos vidéo Youtube, de ce fait, la retranscription sur certains termes et noms peuvent être erronés.

    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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