Des hypothèses sur une exolune (Kepler 1625b i)

Des chercheurs estiment qu’une exolune pourrait orbiter autour de l’exoplanète Kepler 1625b. Il faudra les observations d’Hubble pour le confirmer.


Des chercheurs estiment qu'une exolune pourrait orbiter autour de l'exoplanète Kepler 1625b. Il faudra les observations d'Hubble pour le confirmer.

Sur arXiv, des chercheurs proposent des hypothèses sur une autour de l’exoplanète Kepler 1625b.1 Depuis plusieurs années, on a découvert des milliers d’exoplanètes avec le télescope Kepler. Mais on n’a jamais observé une exolune dans les données. Ce n’est pas qu’elles n’existent pas, mais elles sont rares et évidemment, elles sont bien plus difficiles à détecter. La baisse de luminosité d’une doit être infime sur une exoplanète.

Et pourtant, c’est ce qui est proposé par David Kipping et Alex Teachey de l’université de Columbia. Ils ont analysé près de 284 exoplanètes qui sont intéressantes pour abriter des exolunes et est sorti « assez nettement » dans leur analyse selon les chercheurs. La recherche des Exolunes est tellement complexe que le télescope Kepler possède un projet dédié appelé Hunt for Exomoons pour leurs détections.2

Il faudra que Hubble jette un coup d’oeil pour confirmer la première lune extrasolaire. Si c’est le cas, alors cette exolune orbite autour d’une planète plus grande que Jupiter avec une étoile située environ à 4 000 années-lumières. Avec une aussi grande planète et le fait qu’elle soit visible dans les données de Kepler, cette exolune doit avoir la taille de Neptune d’où le nom de proposé par les chercheurs. Hubble va observer le transit de cette candidate le 29 octobre 2017.

Les chercheurs sont assez confiants, car Kepler 1625b i a passé toutes leurs analyses, mais c’est Hubble qui va être le juge de paix. Une exolune n’est pas une découverte anodine puisque les astronomes s’accordent à dire qu’un système abritant des lunes serait un candidat très intéressant pour trouver de la vie sur une autre planète. D’autres chercheurs sont plus sceptiques dans la mesure où seuls 41 % des planètes comme Jupiter peuvent abriter des lunes.

Sources

1.
HEK VI: On the Dearth of Galilean Analogs in Kepler and the Exomoon Candidate Kepler-1625b I. arxiv.org. https://arxiv.org/abs/1707.08563. Accessed July 28, 2017.
2.
The Hunt for Exomoons with Kepler (HEK). hek.astro.columbia.edu. http://hek.astro.columbia.edu/. Accessed July 28, 2017.
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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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