L’Aïd al-Adha 2023 en France : origine, rituels, traditions et coûts de la fête du sacrifice


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    L’Aïd al-Adha 2023 devrait avoir lieu le mercredi 28 juin en France, selon le CTMF. Quelle est l’origine de cette fête ? Quels sont les rituels et les traditions qui l’accompagnent ? Quels sont les coûts et les contraintes liés au sacrifice ?

    L’Aïd al-Adha, ou fête du sacrifice, est l’une des plus grandes célébrations de l’islam. Elle commémore la foi d’Ibrahim (Abraham), qui était prêt à sacrifier son fils Ismaël sur l’ordre de Dieu, avant que celui-ci ne lui envoie un mouton à la place. Cette fête, qui a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier musulman, marque également la fin du hajj, le pèlerinage à La Mecque.

    En France, où vivent environ 5 millions de musulmans, l’Aïd al-Adha 2023 devrait avoir lieu le mercredi 28 juin, selon le Conseil théologique musulman de France (CTMF). Cette date est basée sur les données scientifiques les plus précises concernant le début du mois de dhou al-hijja, qui dépend de l’observation du croissant de lune. Toutefois, elle peut varier d’un jour selon les pays ou les communautés.

    Quels sont les rituels et les traditions de l’Aïd al-Adha ?

    L’Aïd al-Adha est une fête qui rassemble les familles et les proches autour de la prière, du partage et de la solidarité. Le jour de la fête, les musulmans se rendent à la mosquée pour accomplir la prière spéciale de l’Aïd, qui a lieu après le lever du soleil. Ils prononcent ensuite le takbir, qui consiste à glorifier Dieu en répétant “Allahou akbar” (Dieu est le plus grand).

    Le rituel principal de l’Aïd al-Adha est le sacrifice d’un animal, généralement un mouton, mais aussi une chèvre, un bovin ou un chameau, selon les moyens et les régions. Le sacrifice doit être effectué par le chef de famille ou par une personne mandatée, en respectant les règles islamiques d’abattage (halal). L’animal doit être sain, âgé d’au moins un an pour le mouton ou la chèvre, deux ans pour le bovin et cinq ans pour le chameau. Il doit être orienté vers la qibla (direction de La Mecque) et égorgé avec un couteau bien aiguisé en invoquant le nom de Dieu.

    La viande de l’animal sacrifié est ensuite partagée en trois parts égales : une pour la famille, une pour les proches et une pour les pauvres. Ce geste symbolise la générosité et la fraternité entre les musulmans. Il est recommandé de donner au moins un tiers de la viande en aumône aux nécessiteux.

    L’Aïd al-Adha est aussi l’occasion de préparer et de déguster des plats traditionnels à base de viande, comme le couscous, la mrouzia ou le méchoui. Les familles s’échangent des visites, des cadeaux et des vœux de bonheur. Les enfants reçoivent souvent de l’argent ou des friandises. Les musulmans profitent également de cette fête pour rendre hommage aux morts en se rendant au cimetière.

    Quels sont les préparatifs et les coûts de l’Aïd al-Adha ?

    Les préparatifs de l’Aïd al-Adha commencent plusieurs semaines avant la fête. Les musulmans doivent s’assurer d’avoir un animal à sacrifier, qu’ils peuvent acheter dans des élevages, des souks ou des abattoirs agréés. Selon l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), environ 7,2 millions de têtes d’ovins et de caprins ont été identifiées à l’occasion de l’Aïd al-Adha 2022. L’offre devrait être suffisante pour répondre à la demande en 2023. Toutefois, la concurrence de pays de l’Europe de l’est sur les moutons met à mal les éleveurs français.

    Le coût de l’animal varie selon sa qualité, sa taille et sa provenance. En moyenne, il faut compter entre 200 et 300 euros pour un mouton et entre 150 et 250 euros pour une chèvre. Les musulmans doivent également prévoir un budget pour les frais d’abattage, qui peuvent aller de 10 à 30 euros selon les lieux. Certains abattoirs proposent des services de livraison ou de découpe de la viande.

    Les musulmans doivent également respecter les règles sanitaires et environnementales lors du sacrifice. Ils doivent s’assurer que l’animal est en bonne santé, qu’il n’a pas été maltraité ou dopé, et qu’il dispose d’un certificat vétérinaire. Ils doivent également éviter de sacrifier l’animal dans la rue, dans leur domicile ou dans des lieux non autorisés. Ils doivent se rendre dans des abattoirs temporaires ou permanents agréés par les autorités, qui garantissent le respect des normes d’hygiène et de sécurité.

    Les déchets issus du sacrifice, comme la peau, les cornes, les sabots ou les viscères, doivent être éliminés dans des conteneurs spécifiques ou collectés par des agents municipaux. Il est interdit de les jeter dans la nature ou dans les égouts, sous peine d’amende. Les peaux peuvent être vendues ou données à des associations caritatives, qui les revendent ensuite à des tanneurs.

    L’Aïd al-Adha est une fête qui nécessite une bonne organisation et une bonne coordination entre les différents acteurs : les fidèles, les éleveurs, les abattoirs, les mosquées, les associations, les autorités et les médias. Elle est aussi l’occasion de renforcer le dialogue et le vivre-ensemble entre les musulmans et les autres citoyens.

    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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