Des antibiotiques dans la viande à Antananarivo



abattoir-antananarivo

En 2014, les autorités vétérinaires faisant partie du ministère de l’Elevage avaient relevé des traces d’antibiotiques et de contraceptifs dans 38 % des viandes qui sont vendus à Antananarivo. Après une première étude préliminaire, les autorités ont confirmés que les antibiotiques sont bien présents dans de nombreux étals de viande de la capitale.


 

Les éleveurs utilisent ces antibiotiques pour engraisser leur cheptel et augmenter leur poids de manière artificielle. Les antibiotiques dans la viande sont un problème présent dans de nombreux pays, mais c’est une première à . Sur le court terme, la consommation de la viande contenant des antibiotiques ne représente pas un danger majeur, mais sur le long terme, l’organisme peut être habitué aux antibiotiques qui ne seront plus efficaces pour traiter correctement les maladies.

Le ministère de l’Elevage va lancer plusieurs campagnes de sensibilisation. Les principaux concernés, à savoir, les consommateurs et les éleveurs, doivent comprendre les dangers des résidus d’antibiotiques dans la viande et prendre les mesures nécessaires. Un autre problème est l’absence de normes dans les abattoirs à Madagascar. Il y a actuellement 55 abattoirs à Antananarivo et aucun ne respecte les normes sanitaires. Ces dernières impliquent que l’abattoir doit se trouver au moins à 1 kilomètre des habitations, être raccordé à l’eau et à l’életricité et avoir un système performant pour les évacuations des eaux usés. Mais il n’est pas rare de trouver des abattoirs qui sont collés à des habitations dans certains quartiers avec le risque sanitaire que cela implique.

Le ministère de l’Elevage prévoit également la création de 2 abattoirs aux normes internationales à Fort-Dauphin et à Diégo-Suarez. Ces abattoirs vont permettre d’offrir de meilleurs produits aux consommateurs locaux, mais c’est aussi la première étape pour l’exportation de la viande à l’international. Actuellement, Madagascar exporte environ 192 zébus par jour, mais les autorités veulent augmenter considérablement cette quantité. Dans le même temps, on a un projet d’infrastructure du bétail qui sera assuré par le secteur privé avec l’Etat qui facilitera le processus et proposera un appui technique.

 

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Boubakar Nguema

Journaliste et réalisateur. Couvre principalement l'actualité africaine et panafricaine.

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