Madagascar : Des employés de la compagnie Air Madagascar se révoltent


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    Des employés de la compagnie Air Madagascar, exige la démission de plusieurs personnalités. Le ministre des Transports figure parmi ces personnalités.


    Des employés syndicalistes de la compagnie Air Madagascar ont ras le bol de la situation d’instabilité dans laquelle la société continue de vivoter et n’hésitent pas à montrer leur mécontentement. Ils ont dénoncé hier, au cours d’une conférence de presse, les vols commis, le mal-être du personnel, l’épouvantable situation financière, le maintien dans l’annexe B par l’Union Européenne, le népotisme, la politisation, l’incompétence.

    Le déroutage des vols commerciaux, le projet de démantèlement de la compagnie et l’emploi abusif des équipages étrangers ont été également mis en évidence.

    Face à ce qu’ils qualifient « incompétence » des dirigeants malgaches, ils demandent avec fermeté la démission des personnalités suivantes : le ministre du Tourisme, des transports et de la météorologie, Ulrich Andriantiana, le directeur général de l’aviation civile de Mada­gascar (ACM), James Andrianalisoa, le président du conseil d’administration d’Air Madagascar, Henry Rabary-Njaka, et de tous les membres du CA, le directeur général, Haja Raelison, et toute l’équipe dirigeante

    Concernant les perturbations des vols, un membre du syndicat révèle que pour le weekend du 1er  mai, sept cents passagers n’ont pu être embarqués sur les vols nationaux et régionaux.
    Les déroutages des vols sur le réseau international sont également coutumiers. En fin de compte, les passagers font deux heures supplémentaires de voyage.

    En ce qui concerne la sortie de l’annexe B, les arguments d’Ulrich Andriantiana ne persuadent pas les employés. Le ministre accentue le fait qu’en mars, Madagascar a déjà franchi la moyenne en Afrique par rapport aux paramètres de conformité en matière de sûreté et de sécurité aérienne et qu’il ne reste plus qu’une cinquantaine de points pour lesquels des efforts sont exigés, s’il y en a eu quatre-vingt en décembre 2014. Il ajoute que la partie malgache est prête à passer à l’épreuve, mais les employés n’en croient rien.

    Selon les syndicalistes, la démission de ces différents responsables devrait permettre l’amélioration des services rendus à la clientèle. Pour le moment, aucune mesure n’est évoquée par ces derniers au cas où ils n’obtiendraient pas satisfaction.

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