vendredi , 22 septembre 2017

Qui sont les plus gros buveurs en Europe ?

Sur la consommation d’alcool, les Britanniques, les Irlandais et les Portugais sont les plus gros buveurs en Europe. Et plus vous êtes riches et plus vous buvez.


Qui sont les plus gros buveurs en Europe ?
Si vous êtes un Européen oriental, alors vous préférez la vodka. Si vous habitez dans le sud de l’Europe, alors vous appréciez davantage le vin et les autres régions du Nord sont partisanes de la bière. Mais quelle est la quantité d’alcool dans un verre de vodka, de vin ou de bière ? Cela varie d’un pays à l’autre et, jusqu’à présent, on n’avait pas encore comparé la consommation d’alcool dans les différents pays européens.

Des chercheurs de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU) ont collaboré avec des collègues de plus de 40 pays européens pour répondre à cette question. Ils ont élaboré un questionnaire adapté aux habitudes de consommation d’alcool dans chaque zone géographique en utilisant des cartes qui illustrent les unités d’alcool ainsi que des informations sur les types et les quantités d’alcool vendues dans différentes parties de l’Europe. Les réponses ont ensuite été converties en quantité en gramme d’alcool.1

Le Portugal est le plus gros buveur en Europe

L’enquête fait partie de l’Enquête sociale européenne qui est une vaste étude de population menée tous les 2 ans dans une trentaine de pays européens. Un groupe de recherche du Département de sociologie et de sciences politiques de NTNU a mené la partie du sondage qui traite de la santé et du mode de vie des personnes incluant leurs habitudes de consommation.

Les résultats du sondage montrent que la consommation d’alcool dans les pays européens varie considérablement. Les hommes consomment 2 fois plus d’alcool que les femmes et les femmes en Israël et en Europe centrale ou orientale sont les plus modérées. Les Irlandais sont également de gros buveurs. Les grosses beuveries (Binge Drinking) sont très répandues au Portugal et la Grande-Bretagne est en deuxième position. Dans les pays nordiques, les Danois complètent le podium pour la consommation d’alcool la plus élevée et les beuveries de bière en week-end sont les plus fréquentes chez les hommes norvégiens.

Une nouvelle compréhension des causes de la consommation d’alcool

Cette étude de la population en est à sa 7e version, mais c’est la première fois que les chercheurs de NTNU ont participé avec leurs propres questionnaires. Ces questions font partie d’un module plus vaste qui traite de la structure sociale. Terje Andreas Eikemo, professeur de sociologie à NTNU et chef du groupe de recherche CHAIN, a dirigé le travail sur les problèmes de santé. Selon Eikemo, la coopération entre les sciences sociales et les groupes de recherche médicale dans cette étude a fourni aux chercheurs des données uniques sur la santé publique en Europe.

Les chercheurs dans ces domaines ne travaillaient pas ensemble. Mais cette fois, nous avons pu combiner les questions sur les conditions de vie, le travail, l’éducation et les modes de vie avec des incidents de santé spécifiques. Dans le passé, on disait simplement que la consommation l’alcool et le tabagisme affecte la santé des gens. Désormais, nous pouvons remonter plus loin dans la chaîne causale pour identifier les mesures à prendre selon Eikemo. Selon ce chercheur, l’Enquête sociale européenne confirme ce que les scientifiques savaient déjà sur le statut social et la consommation d’alcool : Les riches boivent beaucoup plus que les pauvres. La consommation totale d’alcool est la plus élevée dans les couches sociales supérieures, mais la beuverie est plus fréquente dans les couches sociales inférieures.

Une collecte considérable des données

Les données de l’Enquête sur la Communauté européenne sont publiquement disponibles et on peut les télécharger facilement sur le site officiel. L’objectif de ces études est de recueillir des informations sur les attitudes, les valeurs et les comportements dans les pays européens afin que les différences et les changements puissent être suivis dans le temps.

Nous voulons en savoir plus sur la comparaison des différents pays. Nous comparons les mesures avec d’autres pays pour déterminer ce qui fonctionne. Ainsi, les pays peuvent façonner leurs systèmes de santé en fonction de systèmes qui réussissent dans d’autres pays selon Eikemo.

L’enquête est très complète, avec environ 2000 interviews personnelles menées dans chacun des pays participants. Chaque interview face à face a duré une heure et demie. Les questions doivent être conçues de telle manière pour obtenir le maximum de réponses. Par exemple, la réponse sur le revenu mensuel est un sujet moins sensible en Norvège que dans d’autres pays.

Sources

1.
Huijts T, Stornes P, Eikemo TA, Bambra C. The social and behavioural determinants of health in Europe: findings from the European Social Survey (2014) special module on the social determinants of health. European Journal of Public Health. 2017;27(suppl_1):55-62. doi: 10.1093/eurpub/ckw231
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A propos de Jacqueline Charpentier

mm
Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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