L’état de la rougeole aux États-Unis

L’incidence des cas de la rougeole aux États-Unis continue de baisser. Mais on a des épidémies sporadiques qui sont principalement provoquées par la baisse de la vaccination. La conclusion de la lutte contre la rougeole n’a pas changé depuis des années puisque seule une couverture vaccinale maximale permettra d’éradiquer cette maladie.


L'incidence des cas de la rougeole aux États-Unis continue de baisser. Mais on a des épidémies sporadiques qui sont principalement provoquées par la baisse de la vaccination. La conclusion de la lutte contre la rougeole n'a pas changé depuis des années puisque seule une couverture vaccinale maximale permettra d'éradiquer cette maladie.

De 2001 à 2015, l’incidence annuelle globale de la rougeole aux États-Unis est demeurée extrêmement faible (moins d’un cas par million de personnes) par rapport à l’incidence dans le monde (40 cas par million de personnes). Des augmentations relatives des taux de ont été observées au cours de la période et les résultats suggèrent que la baisse de la vaccination peut être le principal moteur de la transmission de la rougeole selon une étude publiée par JAMA.1

Grâce à l’utilisation à l’échelle nationale de la , la rougeole endémique (c’est-à-dire une chaîne de transmission de 12 mois ou plus) a été éliminée aux États-Unis en 2000. Toutefois, les importations de rougeole provenant de pays endémiques continuent de se produire en provoquant des épidémies. En utilisant les données du CDC, Nakia S. Clemmons et ses collègues ont examiné l’incidence de la rougeole chez les résidents américains et les tendances après élimination.

De 2001 à 2015, 1 789 cas de rougeole ont été signalés chez les résidents des États-Unis (âge médian, 15 ans, femmes, 47 %). La plupart n’étaient pas vaccinés (69,5 %) ou avaient un état de vaccination inconnu (17,7 %). Chez les personnes de 30 ans et plus, 48,1 % avaient un état de vaccination inconnu. L’incidence de la rougeole était de 0,39 pour le million de personnes.

L’incidence par million de populations était plus élevée chez les nourrissons âgés de 6 à 11 mois et les enfants de 12 à 15 mois. Les taux de rougeole ont diminué avec l’âge à partir de 16 mois. Le nombre annuel de cas de rougeole variait entre 24 et 658 et l’incidence par million de populations variait entre 0,08 et 2,06. Une incidence plus élevée par million de populations a été observée au fil du temps passant de 0,28 en 2001 à 0,56 en 2015. La proportion de cas importés et vaccinés variait également d’année en année, mais des tendances décroissantes ont été observées. Les patients vaccinés variaient entre 5,5 % et 29,6 % des cas américains et ils ont passé de 29,6 % en 2001 à 20,2 % en 2015.

Les limites de l’étude comprennent le manque d’immunisation vérifiable sur 48 % des adultes et la possibilité de signaler des changements même si l’adéquation de la surveillance soutenue a été documentée. La baisse de l’incidence avec l’âge, la forte proportion de cas non vaccinés et le déclin de la proportion de cas vaccinés en dépit d’une augmentation des taux suggèrent que l’incapacité de vacciner, plutôt que l’échec de la performance du vaccin, peut être le principal moteur de la transmission de la rougeole soulignant l’importance de maintenir une forte couverture vaccinale selon les auteurs.

Sources

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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