Gaz de schiste : Le rapport qui est du pain béni pour les multinationales



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Donc, le gouvernement français aurait pu exploiter le gaz de schiste sans détruire l’environnement et le rapport qui promeut cette technologie aurait été enterré ? On pourrait croire que c’est un poisson d’avril, mais c’est juste une propagande parfaitement orchestrée par les multinationales françaises qui veulent exploiter le gaz de schiste par tous les moyens. La fameuse technologie de forage n’est pas du tout révolutionnaire ou moins polluante, car elle consiste à injecter du propane plutôt que de l’eau. Le seul avantage est qu’il n’y a pas d’additif chimique, mais c’est autant destructeur pour l’environnement. C’est une coïncidence que les principaux pays qui possèdent d’énormes gisements de gaz de schiste sont les pays du Maghreb ? Donc, des alliés proches de la France et de ses multinationales. La colonisation peut revêtir plusieurs formes.


 

(Agence Ecofin) – Alors que l’exploitation des hydrocarbures de schiste continue de susciter des débats les plus passionnés en Algérie, une vérité commence à faire jour en France sur les techniques d’exploitation qui ont alimenté la polémique sur la mise en valeur de ces hydrocarbures non conventionnels.

Selon l’AFP, reprenant mardi Le Figaro, un rapport sur le gaz de schiste en France, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre, « conclut à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante mais a été enterré par le gouvernement ».

Outre la conclusion portant exploitation des gaz de schiste sans le recours à la fracturation hydraulique « controversée », le rapport souligne en détail, apprend-on, combien la France pourrait en tirer parti en « termes de croissance, d’emplois, de compétitivité industrielle, d’indépendance énergétique », selon la même source.

En Algérie, qui recèlerait d’environ 600 trillions de m3 de réserves de schistes, l’exploitation du gaz de schiste est projetée à partir de 2025. Un  projet-pilote de forage entamé, dans cette perspective, a été concluant et a fait monter d’un cran les levées de bouclier qui présentent l’option sur le schiste comme une aventure onéreuse et à gros risques pour le pays.

Le 20 janvier, le ministre de l’énergie Youcef Yousfi a dû faire comprendre que le gouvernement n’a pas pris à ce jour de « décision définitive » pour l’exploitation du gaz de schiste et qu’il ne s’agit, à cette étape, que d’une évaluation technico-économique de ce projet. Dans ce contexte, le gouvernement algérien a annoncé, en février, la création prochaine d’un Observatoire national autonome qui aura pour mission d’assurer le suivi et le contrôle des opérations de prospection du gaz de schiste.

Un débat du même ordre a lieu également au Maroc dont le sous-sol recèlerait également des gisements d’hydrocarbures non-conventionnels.

 

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Boubakar Nguema

Journaliste et réalisateur. Couvre principalement l'actualité africaine et panafricaine.

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