Madagascar : Board.mg, une plateforme citoyenne de dénonciations et de témoignages


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  • Les internautes malgaches peuvent désormais s’exprimer sur Board.mg, une plateforme citoyenne qui permet à tout le monde de s’exprimer sur différents sujets de la vie quotidienne. Cela peut être la corruption, les problèmes de délestage ou des pratiques commerciales douteuses.


    Les internautes malgaches peuvent désormais s'exprimer sur Board.mg, une plateforme citoyenne qui permet à tout le monde de s'exprimer sur différents sujets de la vie quotidienne.

    Board.mg est une bonne initiative pour les citoyens. Les réseaux sociaux ne sont pas toujours adapté, car Board.mg permet de poster des témoignages de façon anonyme. On a déjà vu des initiatives similaires en Afrique et en Inde. Si l’initiative est bonne, il faut que Board.mg fasse attention pour la collection des statistiques. Etant donné que le site ambitionne de créer des statistiques sur différents sujets, alors il faut que l’échantillon soit le plus large possible. Il ne faut pas que quelques témoignages deviennent une généralité. De plus, même si les outils internet sont plus présents dans la vie quotidienne grâce au mobile, il ne faut pas oublier qu’il y a une grande partie de la population qui n’y a pas accès. Il faut aussi éviter qu’une minorité exprime des opinions qu’on fait passer pour ceux de la majorité.

    (Agence Ecofin) – A Madagascar, le site web www.board.mg est accessible depuis ce lundi 3 octobre 2016. La plateforme est ouverte à tous les citoyens pour faire des témoignages et des dénonciations sur des expériences vécues ou entendues.

    Il s’agit en fait de parler du quotidien de la population malgache selon les thématiques suivantes : insécurité, corruption, violence basée sur le genre, circulation, ressources énergétiques ou encore services et consommations.

    Le site Board.mg est une initiative d’un groupe de jeunes développeurs web, artistes, photographes ou journalistes. L’équipe est dirigée par Solofo Tinah (photo au centre), déjà connu pour le projet Niouz Madagascar, un réseau social pour jeunes malgaches.

    Le site Board.mg se veut une plateforme participative destinée à donner la parole au citoyen lambda. L’objectif est d’aller au-delà des dénonciations qui sont courantes sur les réseaux sociaux. « C’est basé sur un principe de « crowdsourcing », c’est-à-dire que ce sont les citoyens eux-mêmes qui vont alimenter le site. Ensuite après, nous allons sortir des statistiques pour indiquer, par exemple, qu’il y a une tendance aux cambriolages dans un quartier donné. Et comme ça, les autorités, les responsables peuvent prendre des décisions et les citoyens eux-mêmes peuvent anticiper ou s’organiser entre eux pour ne pas être des victimes tout le temps », explique Solofo Tinah.

    Par ailleurs, le site Board.mg offre aussi la possibilité de s’exprimer, même sous anonymat. « Les réseaux sociaux ont certaines limites. Ils ne masquent pas forcément l’identité. Il est, par exemple, difficile d’écrire un statut pour raconter qu’on est une femme battue au foyer », poursuit Solofo Tinah.

    Madagascar : Entre crises perpétuelles et espoirs sans lendemain

    Si dans les cartes postales, Madagascar possède une image idyllique, faisant baver les occidentaux qui respirent de la brique à longueur de journée, la réalité est toute autre. Pauvreté, misère, famine, corruption, népotisme, autant de mots qui sont coupables des maux malgaches.

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    Boubakar Nguema

    Journaliste et réalisateur. Couvre principalement l'actualité africaine et panafricaine.

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