F-16 et Typhoon refusés, la Turquie regarde du côté du JF-17


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  • Incapable d’acquérir les F-16 et Typhoon convoités, la Turquie pourrait miser sur un appareil au rapport qualité-prix imbattable : le chasseur chinois JF-17 Thunder.


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    Le JF-17 chinois

    Ankara est à la recherche d’alternatives. Refroidies par des années de tensions diplomatiques, les relations entre la Turquie et ses alliés occidentaux l’empêchent aujourd’hui de moderniser sa flotte de chasseurs. Privée des F-16 américains et des Typhoon européens, la république eurasiatique envisage désormais l’acquisition de 40 JF-17 Thunder, un appareil développé conjointement par la Chine et le Pakistan.

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    Rupture consommée avec Washington

    Chasseur F-16

    Jadis partenaires privilégiés au sein de l’OTAN, Ankara et Washington traversent une passe difficile. L’achat par la Turquie de systèmes anti-missiles S-400 à la Russie en 2019, perçu comme une provocation par les États-Unis, a porté un coup fatal à la relation. En représailles, Washington a exclu Ankara du programme de chasseur furtif F-35 et refuse aujourd’hui de lui vendre ses F-16 de dernière génération.

    Blocage allemand pour les Typhoon

    L’Eurofigher Typhoon

    Face à l’intransigeance américaine, la Turquie s’est tournée vers l’Europe. Ankara caresse le projet d’acquérir 40 Eurofighter Typhoon auprès du consortium réunissant le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Problème : l’Allemagne oppose son veto au deal. Certains y voient l’influence de Washington, irrité par le rapprochement turco-russe.

    Vers un achat de JF-17 Thunder ?

    Acculée, la Turquie songerait désormais à se procurer des JF-17 Thunder dernier cri auprès de la Chine et du Pakistan. Outre des capacités techniques comparables aux meilleurs chasseurs occidentaux, ces appareils polyvalents présentent l’avantage d’un coût abordable. Surtout, leur vente ne se heurterait à aucune objection de la part des États-Unis ou des pays européens.

    Si elle se concrétise, cette acquisition constituerait une première : jamais un pays de l’OTAN n’a jusqu’ici fait l’acquisition d’avions de combat chinois. Elle témoignerait aussi de la volonté turque d’élargir ses partenariats stratégiques et de s’affranchir de la tutelle occidentale.

    Un coup de pression sur les alliés ?

    Certains experts nuancent toutefois la probabilité de l’accord. Selon eux, évoquer un rapprochement avec Pékin permettrait surtout à Ankara de forcer la main de Washington et des européens sur la vente de F-16 et de Typhoon. La république eurasiatique userait ainsi de la “carte chinoise” pour débloquer les négociations avec ses partenaires occidentaux.

    Quoi qu’il en soit, cette affaire illustre les dissensions croissantes au sein de l’Alliance atlantique. La Turquie semble plus que jamais déterminée à mener une politique étrangère souveraine, au risque de froisser ses traditionnels alliés.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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