Coronavirus MERS : Ce que vous avez besoin de savoir



MERS-Coronavirus

Le Corononavirus MERS (Middle East respiratory syndrome ) qu’on connaissait auparavant sous le nom de Novel Coronavirus (nCov) est une maladie respiratoire virale. Elle est apparue la première fois en 2012 en Arabie Saoudite et son origine est inconnue même s’il semble qu’elle provienne d’animaux. Actuellement, le foyer le plus actif du Corononavirus MERS est en Corée du Sud et il se répand assez rapidement. Le MERS est un virus qui subit des mutations rapides ce qui fait craindre le risque d’une . Le MERS-COV est très différent des autres coronavirus puisqu’on n’a pas encore de vaccin pour ce virus.

Quelques faits sur le MERS

Les principaux faits sur le MERS est qu’il est apparu en Arabie Saoudite en 2012. Il appartient à la famille des Coronavirus et tous les cas ont été répertoriés dans la péninsule arabique et dans son voisinage. Les cas qui se sont produits dans d’autres pays s’expliquent par le fait que des personnes ont voyagé dans les pays de cette péninsule. Les mammifères sont l’une des pistes les plus sérieuses dans la transmission, notamment les chauves-souris et les chameaux. En plus de la contamination humaine, on a découvert des souches du MERS dans des chameaux au Qatar, en Égypte, en Arabie Saoudite et dans une chauve-souris toujours en Arabie Saoudite.

Les médecins décrivent le MERS Coronavirus comme une maladie similaire à la grippe avec des symptômes de pneumonie. Les personnes qui sont contaminées vont développer un trouble respiratoire grave, mais ce n’est pas systématique. Certaines personnes sont affectées avec un trouble respiratoire moyen tandis que d’autres n’avaient aucun problème respiratoire. Il n’existe aucun traitement contre le Coronavirus MERS et on dénombre 36 % de décès sur tous les cas qui ont été répertoriés. Les autorités des différents pays ont rapporté 1 236 cas de personnes qui ont été contaminées par le MERS depuis 2012 et le nombre de morts s’élève à 445.

Qu’est-ce que le Coronavirus MERS ?

Le MERS appartient à la famille des Coronavirus. Les premiers Coronavirus humains ont été classifiés dans les années 1960. Les sous-catégories des coronavirus sont les groupes Alpha, Beta et Delta. On connait 6 types de coronavirus qui peuvent affecter les humains. Dans le groupe Alpha, on a le Coronavirus 229E et NL63 (leurs anciens noms était HCoV-NL63 et la variante de New Haven). Dans les Coronavirus Beta, on a le Coronavirus OC43, le HKU1, le SARS-COV et enfin le MERS-COV. Les coronavirus infectent une espèce précise ou une famille d’espèces proches. Mais on sait que la variante SARS-COV infecte les humains et des animaux tels que les singes, les ratons laveurs, la civette de l’Himalaya, les chiens, les chats et les rongeurs.

Le rhume est un syndrome de type viral et il est associé à plus de 100 virus différents incluant les Coronavirus humains. Le MERS-COV est une variante de la lignée C dans le groupe Beta des Coronavirus. Ce groupe inclut le Coronavirus tylonycteris et le Coronavirus pipistrellus qui sont présents dans les chauves-souris. Et même s’il fait partie du même groupe, le MERS-COV est différent de la variante Acute Respiratory Virus (SARS). Le SARS était responsable d’une infection considérable liée aux troubles respiratoires qui s’est produite en 2003. Le seul parallèle entre le MERS et le SARS est qu’ils sont similaires aux Coronarivus qu’on peut trouver dans les chauves-souris. Selon les dernières analyses, le Coronavirus MERS ressemble aux virus non classifiés qu’on trouve dans les chauves-souris européennes et africaines, notamment de la famille des Nycteridae et des Vespertilionidae.

Les pays les plus touchés par le Coronavirus MERS

Dans la Péninsule arabique, on répertorie des personnes infectées par le MERS en Irak, en Iran, au Bahrein, en Israël, en Jordanie, au Kuwait, au Liban, en Oman, en Palestine, au Qatar, en Arabie Saoudite, en Syrie, aux Émirats Arabes Unis, dans la Bande de Gaza et au Yémen. Ensuite, on a des personnes infectées par le MERS dans d’autres pays, mais ces personnes l’ont contracté en voyageant dans l’un des pays mentionnés plus haut. En Europe, on a répertorié des cas en , en France, en Allemagne, en Grèce, en Italie, aux Pays-Bas, en Turquie et en Angleterre. En Afrique, on a eu des cas en Algérie et en Tunisie. En Asie, on a des cas en , en République de Corée, en Malaisie et aux Philippines. Et dans les Amériques, les États-Unis sont le seul pays touché pour le moment.

Qu’est-ce qui provoque le Coronavirus MERS ?

On ne comprend pas encore totalement les causes du MERS. Même si cela n’a pas encore confirmé, l’infection pourrait être de type zoonose (nom donné aux infections qui se transmettent de l’animal à l’homme et vice-versa). Mais la transmission du MERS est limitée d’une personne à l’autre. Les mammifères sont les premiers suspects et comme on l’a mentionné, la chauve-souris et le chameau pourraient être les porteurs. Le cas du chameau est vraiment flagrant puisqu’on a découvert des anticorps du Coronavirus MERS dans des chameaux en Afrique et au Moyen-Orient. Cela indique qu’ils ont été infectés précédemment par le MERS ou par un virus très proche.

Des chercheurs provenant de 3 centres aux États-Unis et 2 en Arabie Saoudite ont conduit un séquençage génétique complet pour isoler des virus MERS provenant de 5 chameaux. Les résultats ont montré qu’ils étaient identiques à ceux des séquences des virus transmis aux humains. Ces résultats supportent l’hypothèse que le chameau est une source probable du transfert vers les humains tandis que la chauve-souris pourrait être la porteuse initiale. Il faut une dose infectieuse très élevée pour que la transmission se produise entre un humain et un chameau infecté. Les théories parlent d’une infection aérienne, par le lait ou la viande de chameau. Les experts ont commenté que même si on doit surveiller la piste de l’infection aérienne, on doit également explorer la piste du lait de chameau. En effet, des travaux ont démontré que le Coronavirus MERS pouvait survivre plus longtemps dans le lait de chameau par rapport au lait provenant d’autres animaux.

Les principaux symptômes du Coronavirus MERS

Les principaux symptômes du MERS est une fièvre supérieure à 37 degrés Celcius, la toux, des difficultés respiratoires, des frissons, des douleurs dans la poitrine, des courbatures, une angine, un malaise général, la migraine, la diarrhée, la nausée et le vomissement, le nez qui coule, une insuffisance rénale et la pneumonie. Pour résumer, les médecins décrivent les symptômes du MERS comme une grippe avec des symptômes de pneumonie. Des rapports précédents mentionnaient que les symptômes sont similaires à celui du Coronavirus SARS, mais ce dernier ne provoquait pas d’insuffisance rénale. Un général est une grande difficulté respiratoire même si certains patients n’ont pas eu ce trouble.

Les personnes qui sont vulnérables au Coronavirus MERS

Les personnes les plus vulnérables au MERS sont les patients avec des maladies chroniques telles que des diabètes, des troubles pulmonaires chroniques ainsi que ceux qui ont un problème cardiaque. Les vieux sont également vulnérables ainsi que les personnes qui ont reçu une transplantation et qui sont sous une médication de type immunosuppresseur. On a également les personnes qui ont un système immunitaire faible tel que les patients qui suivent un traitement contre le cancer. Sur tous les cas diagnostiqués du MERS, on a eu 36 % de décès. Pour détecter le MERS chez une personne, on utilise une chaine de réaction par polymérase (PCR) via des échantillons sur les voies respiratoires du patient. On peut également détecter le virus avec un test sanguin qui permet de tester avec les anticorps du Coronavirus MERS. En Corée du Sud où le MERS fait beaucoup parler de lui, on voit des tests très rapides avec la prise de température. Ce n’est pas pour diagnostiquer le MERS puisqu’une température élevée peut avoir plusieurs causes. Mais cela permet de séparer rapidement des groupes de population pour un test plus poussé.

Le traitement et la prévention

Selon le CDC et l’Organisation mondiale de la santé, il n’y a pas encore de traitements spécifiques contre l’infection par le Coronavirus MERS. Les médecins peuvent proposer des soins pour réduire les symptômes et améliorer le niveau et les chances de survie du patient. Cette méthode s’appelle la thérapie de support et elle ne consiste pas à traiter le virus ou la maladie, mais uniquement les symptômes. Pour la prévention, on recommande aux personnes qui ont des maladies chroniques de ne pas voyager dans les pays à risque qu’on a mentionnés précédemment. Le même conseil est valable pour les personnes qui ont une grippe ou qui souffrent de diarrhée. On recommande aussi de se laver les mains avec l’eau et du savon. On doit également vérifier que les fruits et les légumes ont été parfaitement nettoyés et éviter de manger de la nourriture crue ou semi-cuite. Si un voyageur commence à souffrir d’une difficulté respiratoire et de fièvre, il doit s’isoler par rapport aux autres et porter un masque de protection en permanence. Si les signes persistent pendant plus de 14 jours, on doit immédiatement contacter les services médicaux.

Le Coronavirus MERS est contagieux, mais il ne se transmet pas d’une personne à l’autre sans un contact très proche. Par exemple, une personne qui transporterait une autre personne infectée sans aucune protection. C’est pourquoi les autorités recommandent au personnel médical de faire très attention. On connait encore très peu de choses sur le MERS et on doit prendre des précautions supplémentaires au moindre symptôme et surtout à la combinaison des signes qui sont propres au MERS. Sans tenir compte des cas enregistrés en Corée du Sud, l’OMS rapporte 1 236 cas d’infections par le MERS avec 445 décès. Concernant le vaccin, on a 2 pistes. Le premier est que des scientifiques ont développé une souche du MERS en laboratoire et cela permettrait de développer un vaccin. La seconde vient de chercheurs de la Purdue University dans l’ouest de Lafayette en Indiana qui ont trouvé un moyen de désactiver la partie du virus qui provoque des troubles respiratoires et qui lui permet de se cacher du système immunitaire. Cette découverte pourrait aider dans le développement d’un vaccin contre la maladie.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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