Les femmes rattrapent les hommes sur la consommation de l’alcool

Une analyse sur des dizaines d’études s’étalant sur un siècle suggère que les femmes rattrapent leur retard sur la consommation d’alcool et les dégâts associés sur la santé.


Une analyse sur des dizaines d'études s'étalant sur un siècle suggère que les femmes rattrapent leur retard sur la consommation d'alcool et les dégâts associés sur la santé.

Les femmes rattrapent les hommes sur la consommation de l’ et les dégâts associés sur la santé et l’aspect social selon une analyse de la littérature scientifique s’étalant sur un siècle et qui a été publié dans la revue BMJ Open. Cette tendance, qu’on connait comme la , est plus évidente chez les jeunes adultes.

Sur le plan historique, les hommes ont été de plus grands consommateurs d’alcool avec un facteur supérieur de 12 par rapport aux femmes dans certains cas. Mais les nouvelles preuves indiquent que l’écart se réduit à toute vitesse. Pour quantifier cette tendance au fil du temps, les chercheurs ont collecté les données de 68 études internationales de près de 314 qui ont été publiées de 1980 à 2014. Toutes les études incluent les comparaisons nationales et régionales entre la consommation d’alcool chez les hommes et les femmes entre 2 périodes.

Les études ont inclus des données collectées de 1948 et 2014 en représentant des personnes qui sont nées en 1891 jusqu’en 2000. L’échantillon des personnes est gigantesque puisqu’on atteint 4 millions de sujets. 60 de ces études se sont étalées sur 20 ans tandis que 5 se sont étendus sur 30 ans. Les chercheurs ont utilisé les critères suivants pour faire leur analyse. La de l’alcool au cours de la vie, les problèmes liés à l’alcool et la période où la personne a développé les problèmes liés à l’. Et ils ont aussi utilisé 11 principaux indicateurs d’alcool et les dégâts associés à leur analyse. Ils étaient groupés en 3 principales catégories qui incluent les quantités et la fréquencent, la consommation abusive et la prévalence des torts associés.

Les naissances ont été groupées dans des cohortes, des périodes spécifiques allant de 1891 à 2000, avec chacune qui s’est étalée sur 5 ans à l’exception de la première étude (1891-1910) et la dernière (1991-2000). Les données collectées ont montré que l’écart entre les sexes s’est réduit considérablement entre les 3 catégories de n’importe quelle utilisation, de la consommation abusive et des torts associés. Les hommes nés de 1891 à 1910 couraient 2 fois plus de risques de consommer de l’alcool par rapport aux femmes. Mais ensuite, la tendance a atteint une parité entre ceux qui sont nés de 1991 à 2000. On voit le même pattern sur la consommation problématique où l’écart dans le genre a baissé de 3 à 1,2 et pour les torts associé, le fossé est passé de 3,6 à 1,3.

En tenant compte des biais mathématiques, l’écart du genre a baissé à 3,2 % pour chaque période successive de 5 ans. Le calcul n’a pas inclus si la consommation a baissé chez les hommes ou augmenté chez les femmes. Mais sur 42 études, on a des preuves d’une convergence sexuelle manifeste, car la plupart indiquaient que les femmes ont explosé leur consommation d’alcool. Les femmes, nées après 1981, consomment même plus d’alcool que les hommes nés à la même période.

Malgré ces résultats très inquiétants, les chercheurs n’arrivent pas à expliquer cette égalité dans l’alcoolisme, mais ils ajoutent que leurs découvertes donnent de nouvelles pistes pour les campagnes de prévention et de sensibilisation contre l’alcoolisme. En conclusion, les chercheurs estiment que l’alcoolisme a été historiquement perçu comme un problème d’, mais cette analyse démontre le contraire et que les jeunes femmes courent le plus de risques pour développer l’alcoolisme sur le long terme.

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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