Pourquoi des gens ordinaires deviennent-t-ils des terroristes ?

Des gens désespérés ? Des gens devenus fous du jour au lendemain ? Pourquoi certaines personnes normales deviennent-elles des terroristes ? Plusieurs études tentent de démontrer les causes sur cette radicalisation soudaine et incomprise par l’occident.


Un sens profond du collectif associé à des valeurs considérées comme sacrées pourraient inciter des personnes normales à rejoindre des organisations comme l'Etat Islamique.

Un combat acharné a éclaté en février 2016 dans un village appelé Kudilah au nord de l’Irak. Une coalition de tribus arabes sunnites, des combattants kurdes de l’armée irakienne et le gouvernement kurde se sont avancé vers les combattants de l’Etat Isamique qui avait pris un poste avancé. Ces combattants de , mené par de jeunes hommes portant des vestes explosives, ont contre-attaqué. Ces guerriers entrainés se sont frayé un chemin pour atteindre l’ennemi et ils se sont fait exploser. De nombreux soldats de la coalition sont morts et c’était une victoire pour Daesh. Ces kamikazes sont connus comme des Inghamasi signifiant ceux qui plongent dans les profondeurs.

La détermination et le sens du sacrifice des Inghamasi inspirent leurs camarades à combattre jusqu’à la mort selon Scott Atran, anthropologue de l’université du Michigan. Dans ce village, l’ était en infériorité numérique par 1 contre 6, mais les combattants ont gardé le contrôle du village pendant 2 jours après des combats enragés. Finalement, les forces de la coalition se sont retirées pour éviter plus de pertes humaines.

Atran et ses collègues sont arrivés au nord de l’Irak quelques semaines plus tard. Leur plan : Étudier la volonté de combattre parmi les soldats entre les 2 camps. Leurs objectifs : Comprendre la motivation des gens qui rejoignent les organisations brutales telles que l’Etat Islamique et décrire les transformations personnelles qui poussent des gens, qui ont une vie confortable et paisible, à commettre des actes d’une destruction extrême.

Atran se demande sur les traits communs qui expliquent la dévotion féroce des combattants de l’Etat Islamique ainsi que les troupes qui les combattent. Les scientifiques considèrent le sacrifice extrême comme un équilibre du pour et du contre par des acteurs rationnels se comportant pour satisfaire leurs intérêts personnels tout en bénéficiant aux autres. Mais il est difficile de trouver une formule similaire à Qu’est-ce qu’il y a pour moi dans cette histoire dans la motivation des Inghamasi. Ces derniers se comportent d’une manière plus altruiste à la manière des Navy Seal. C’est une erreur de considérer les combattants de Daesh comme des perdants solitaires avec chacun qui tente de gagner sa place au paradis pour avoir des vierges.

Pour casser l’acteur rationnel, Atran a modifié son focus expérimental il y a 10 ans pour examiner les valeurs qui incitent les gens à se mobiliser pour prendre une action collective indépendamment des risques et des récompenses. Ces dernières années, il a changé ses études dans ce domaine pour se concentrer sur les combattants sur les conflits actuels et leurs sympathisants. Et il estime qu’on peut comprendre le sacrifice extrême, mais en prenant compte des valeurs qui sont considérées comme étant sacrées et identifier la manière dont les individus se considèrent par rapport à leurs camarades.

Une identité collective

Les scientifiques, qui étudient la guerre et le , ne mènent pas généralement des recherches à quelques kilomètres de la ligne de front. Mais il est crucial d’amener le laboratoire au combat pour comprendre les gens qui sont prêts au sacrifice ultime ou qui imposent la loi islamique aux autres selon Atran qui est affilié au CNRS à Paris.

Atran a fait des recherches sur les zones de guerre depuis plusieurs années et il a interrogé plusieurs personnes faisant partie des groupes de Djihad. Et sa perspective est plutôt courageuse dans ce domaine. Il rejette les suppositions populaires que les gens, qui rejoignent Daesh ou d’autres organisations, sont des malades mentaux, pauvres, conditionnés mentalement ou qu’ils ont été piégés par les organisations terroristes.

Au lieu, selon ce chercheur, ces jeunes sont à la dérive dans un monde globalisé et ils cherchent une identité et le sentiment d’appartenance à un groupe qui pourrait donner un sens à leur vie. Les jeunes, qui rejoignent Daesh, connaissent très peu de choses sur l’Islam, mais ils rêvent de gloire, d’aventure et de donner un sens profond à leur vie. De nombreux individus se connectent via internet et les réseaux pour devenir une communauté de jeunes aliénés qui recherchent le sacrifice héroïque.

Et le n’est pas le seul à provoquer ce phénomène. Un gouvernement corrompu, des conflits ethniques, des révolutions et même des mouvements des droits humains tels que le mouvement des droits civils américains de 1960 peuvent créer ce qu’Atran appelle comme des acteurs dévoués. Ces individus vont se sacrifier, sacrifier leur famille et toute chose quand un mélange de conditions volatiles est réuni. En premier lieu, les acteurs dévoués adoptent des valeurs considérées comme étant sacrées et non négociables et ces valeurs doivent être défendues à n’importe quel prix. Ensuite, ils rejoignent un groupe de personnes qui partagent la même passion et ce groupe va devenir leur famille, des frères d’armes, un sens collectif d’invincibilité et une destinée spéciale qui surpassent la condition individuelle. Étant des membres d’un groupe très soudé qui considèrent les valeurs sacrées comme étant menacées, ces acteurs dévoués vont se tuer et mourir pour leurs frères d’armes.

Les études de son équipe peuvent expliquer pourquoi un nombre croissant de personnes autour du monde quittent leur famille et leur pays pour rejoindre Daesh. Des rapports du congrès et de l’ONU estiment que jusqu’en octobre 2015, il y a eu près de 30 000 recrues provenant de 100 pays qui sont devenus des combattants en Irak et en Syrie principalement pour le compte de l’Etat Islamique.

L’avènement de l’Etat Islamique est un mouvement révolutionnaire aux proportions historiques selon Atran. De nombreux de ces membres sont des acteurs dévoués qui ont une croyance apocalyptique sur le fait qu’ils doivent détruire le monde pour le sauver. Cette vision non négociable alimente la promesse d’un califat global. Ce dernier est un mythe propagé par Daesh et c’est une entité politique et islamique qui tue ou contrôle les non-croyants. Le Grand Califat va provoquer la fin du monde et amener le royaume de Dieu. Les volontaires de Daesh ont participé à plus de 50 attaques dans 20 pays depuis juin 2014. Des militants musulmans ont mené plus de 450 attaques suicides en 2015 avec 174 qui sont attribuées à Daesh.

La recherche d’Atran fournit un outil précieux pour étudier les soldats qui sont prêts au combat qu’ils appartiennent ou non à l’Etat Islamique selon John Horgan, psychologue et chercheur en terrorisme au Georgia State University. De nombreux analystes considèrent les terroristes comme étant incompréhensibles ou qui ne valent pas la peine d’être compris.

À l’époque de la bataille de Kudilah, l’Etat Islamique contrôlait des milliers de kilomètres carrés au Moyen-Orient. Il a réussi à défendre une ligne de front de 3 000 kilomètres allant de l’Irak jusqu’en Syrie contre des forces internationales. Il est possible de détruire l’Etat Islamique avec une force militaire supérieure selon Atran, mais il y aurait un prix à payer. Il laisserait un monde sunnite totalement fragmenté, à partir duquel l’Etat Islamique a émergé ainsi qu’un terreau mondial de jeunes hommes et femmes cherchant la libération par le sacrifice et le martyr. Ce chercheur prédit qu’une défaite purement militaire va provoquer un retour de la rébellion aux proportions volcaniques avec une forme qui serait encore plus terrifiante que celle de Daesh.

Les valeurs apocalyptiques sacrées doivent être combattues avec des valeurs qui affirment la liberté absolue et une meilleure vie. Et cette défense de la liberté et de la vie doivent être inconditionnelles selon Atran. Et les Kurdes rencontrent un certain succès avec cette approche.

Une famille sacrée

Au Moyen-Orient, seuls les Kurdes, vivant dans le nord de l’Irak, ont réussi à résister aux attaques de l’Etat Islamique. Les Kurdes, selon Atran, affichent une volonté de combattre qui est égale à celle des combattants de Daesh. Les armes et la logistique sont importantes dans une opération militaire, mais une volonté de fer sera encore plus cruciale. L’Etat Islamique et l’armée kurde ont réussi des succès militaires considérables sans les armes sophistiquées des armées occidentales.

À Kudilah, les soldats kurdes ont montré leur courage dans un affrontement féroce. Quand l’armée irakienne a battu en retraite, les forces de Daesh ont poussé rapidement vers l’avant. Une petite compagnie de Kurdes est restée sur sa position. Après un combat qui a fait rage pendant plusieurs heures, les renforts de l’armée irakienne sont arrivés permettant aux Kurdes de combattre pour un autre jour. L’équipe d’Atran a interrogé 28 soldats kurdes et 10 Kurdes sur la logistique. 7 combattants de Daesh dont 6 qui étaient prisonniers ont aussi accepté d’être interrogés. L’un d’entre eux a changé de camp et il travaille maintenant avec les groupes opposés à l’Etat Islamique.

Parmi les 38 volontaires kurdes, 22 ont rapporté une dévotion à la patrie du Kurdistan comme étant une valeur sacrée pour laquelle ils sont prêts à combattre et à mourir. Cette valeur sacrée surpasse les liens familiaux et leur religion islamique selon Atran dans la revue Current Anthropology. 21 Kurdes ont ressenti un lien collectif qu’Atran surnomme comme une fusion de l’identité avec le peuple kurde. Les membres de Daesh capturés ont rapporté des liens viscéraux similaires aux liens familiaux avec leurs frères d’armes. Tous les prisonniers de l’Etat Islamique ont cité un engagement absolu à imposer la loi Islamique ou Sharia aux non-croyants.

Les analystes ont mesuré la fusion de l’identité en présentant un écran tactile aux participants. Cet écran affichait un petit cercle intitulé moi et un grand cercle qui concerne l’identité du groupe telle que kurde ou famille. Pour représenter leur relation avec un groupe particulier, les individus devaient bouger leurs cercles ensemble pour que les 2 se chevauchent partiellement ou complètement. Ceux qui déplaçaient le petit cercle à l’intérieur du grand cercle étaient considérés comme étant parfaitement fusionnés avec le groupe.

Un test avec des cercles pour mesurer l'engagement et la proximité des combattants de l'Etat Islamique avec leurs groupes respectifs.

Un test avec des cercles pour mesurer l’engagement et la proximité des combattants de l’Etat Islamique avec leurs groupes respectifs.

Atran a adapté ce test qui provient d’une recherche, qui a été initialement lancée il y a 10 ans, par le psychologue William Swann de l’université du Texas. Une équipe internationale menée par l’anthropologue social Harvey Whitehouse de l’université d’Oxford incluant Swann avaient étudié des Libyens qui avaient tenté de renverser leur gouvernement en 2011. Les chercheurs ont trouvé que presque tous les gens ont rapporté des liens intenses, similaires à la famille, avec leurs frères d’armes. Les leaders révolutionnaires ont permis aux chercheurs d’interroger 42 soldats libyens et 137 personnels de support.

Dans le test de chevauchement des cercles, 45 % des combattants ont rapporté des liens plus importants avec 3 de leurs camarades qu’à leur propre famille selon les conclusions des chercheurs dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences en 2014. Un petit groupe du personnel de support, 28 %, s’est identifié davantage avec les bataillons de la révolution qu’avec leur famille. C’est consistant avec l’idée que les combattants du front sont plus liés avec leurs unités en étant prêts à donner leur vie pour leurs camarades.

Les soldats libyens, qui ressentaient une connexion intense avec leur bataille, peuvent être qualifiés d’acteurs dévoués selon Hammad Sheikh, psychologue à la New School for Social Research. L’engagement des soldats dans la révolution est sans doute supérieur à la loyauté envers leurs familles. Et les personnes, capables de tout sacrifier pour défendre l’Etat Islamique, existent également en dehors des champs de bataille. Parmi 260 Marocains qui vivaient dans des banlieues qui étaient pro-Daesh, le test a révélé que 30 % étaient des acteurs dévoués. Ces personnes ont décrit l’imposition de la Sharia comme une nécessité non négociable selon Sheikh et ses collègues incluant Atran dans un second papier dans Current Anthropology.

La faiblesse occidentale

Un tel dévouement aux valeurs collectives est difficile à comprendre pour des pays occidentaux. Un test en ligne sur 644 personnes en Espagne a identifié seulement 12 % comme des acteurs dévoués prêts à tout sacrifier pour la démocratie même quand ils sont menacés par Daesh ou Al Qaida. Les scandales fréquents de corruption ont complètement désenchanté les Espagnols avec la démocratie selon Sheikh. Mais il reste à déterminer si la dévotion démocratique est aussi faible pour les citoyens des autres pays européens ou des États-Unis.

Le champ de recherche suggère que l’engagement collectif aux valeurs démocratiques est faible en occident. On a proposé un choix à des acteurs dévoués parmi les combattants de l’Etat Islamique, des Kurdes et d’autres communautés parlant le kurde tel que les Yazidi. Ce choix consistait à abandonner le combat si d’autres membres de leur groupe abandonnaient aussi, mais dans la majorité des cas, les personnes ont choisi le combat jusqu’au bout.

En revanche, les acteurs dévoués en Espagne vont suivre la tendance de leur groupe. Si ce dernier rejette les valeurs démocratiques, alors ils feront pareil. Les personnes en France ou en Espagne, testées par Atran, ont également été mesurées sur la force spirituelle de leur société qui est la force des engagements et des croyances collectives et elle était bien plus faible que celle de l’Etat Islamique. Si on regarde les recherches et les rapports historiques sur les anciens soldats américains, anglais ou soviétiques, alors on voit que ces personnes étaient prêtes à mourir pour leurs frères d’armes plutôt que pour des valeurs plus grandes selon Atran. Mais des preuves historiques suggèrent que certains combattants incluant les troupes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale ou les soldats Viet Cong pendant la guerre du Vietnam étaient des acteurs dévoués inspirés par les croyances dans une cause plus grande et c’était aussi valable pour la Guerre de Secession aux États-Unis.

A droite, vous avez un combattant de l'Etat Islamique qui a été fait prisonnier. Dans un test, il estime que le soldat américain possède une grande puissance de feu, mais que sa force spirituelle est faible. Et il estime que c'est le contraire pour un combattant de l'Etat Islamique.

A droite, vous avez un combattant de l’Etat Islamique qui a été fait prisonnier. Dans un test, il estime que le soldat américain possède une grande puissance de feu, mais que sa force spirituelle est faible. Et il estime que c’est le contraire pour un combattant de l’Etat Islamique.

L’appel du sacrifice

Atran et ses collègues ont leur propre cause. La description sur les raisons qui poussent des gens, ayant des croyances extrêmes, mais qui restent dans les limites, à basculer totalement pour aller sur les lignes de front des mouvements extrémistes. Ca pourrait aider selon Clark McCauley, psychologue en politique au Bryn Mawr College, si les chercheurs clarifiaient la définition d’une valeur sacrée et pourquoi certaines de ces valeurs surpassent d’autres. La fusion de l’identité est également délicate à gérer. On a besoin de plus de recherches pour déterminer si une personne, qui entre complètement dans le grand cercle de l’expérience, préserve ses valeurs individuelles ou adopte entièrement les valeurs du groupe.

Et on peut comprendre uniquement les motivations des 2 camps en s’aventurant dans les zones de guerre selon Atran. C’est un défi colossal. Atran a vu des combattants de l’Etat Islamique qui s’avançaient vers un poste irakien en faisant exploser leur ceinture d’explosif pour affirmer leur engagement de manière spectaculaire. Il a parlé avec des vétérans kurdes, n’ayant plus leurs bras ou leurs jambes, qui avaient rejoint l’armée kurde en 1950. Toutes ces personnes sont désormais sur la ligne de front pour défendre leur patrie.

Un jeune combattant Yazidi avait déclaré à Atran qu’il utilisait ses vacances scolaires pour s’entrainer pendant une semaine avec des marxistes kurdes en Syrie pour défendre sa religion contre l’Etat Islamique. En combattant avec quelques camarades en aout 2014, cet étudiant a suffisamment résisté aux assaillants de Daesh pour permettre aux renforts d’arriver à temps. Cet étudiant a sauvé des milliers de Yazidis d’un massacre certain. Le jeune homme est retourné à ses études et il veut devenir un archéologue. Vous apprenez plus en 5 minutes dans un champ de bataille que 5 ans passés à étudier ces mouvements de votre bureau selon Atran. Malgré une bonne préparation, l’équipe d’Atran a été souvent prise entre 2 feux. C’est un risque, mais nécessaire. Ce type de recherche est fascinant selon Atran, car on tente d’étudier les humains dans des circonstances aussi extrêmes que la guerre.

Des liens radicaux

Le réseau de terroristes et de connexions qui concerne l'attaque sur Paris en novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016.

Le réseau de terroristes et de connexions qui concerne l’attaque sur Paris en novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016.

L’image ci-dessous est un graphique des amis de l’Etat Islamique. Ces personnes sont connectées à des trafiquants d’armes, d’êtres humains, des faussaires et d’autres criminels. Cette image représente le réseau de personnes qui a mené les attaques sur Paris en novembre 2015 et celles de Bruxelles en mars 2016 selon Nafeed Hamid de l’institut Jean Nicod à Paris. Les individus, qui ont mené ces attaques, ont utilisé leurs nombreuses connexions pour préparer les opérations et échapper à la capture. Selon Atran, les 2 attaques sont financées par le même mentor de l’Etat Islamique (symbolisé par le diamant au centre). Ensuite, on a des membres provenant de familles et des groupes locaux.

Récemment, une étude sur les groupes terroristes en ligne a démontré que les femmes étaient les principales messagères. Il y a plus d’hommes que de femmes, mais les femmes sont des noeuds de communication essentiels pour la propagation de l’information. Les réseaux djihadistes dépendent des contributions des femmes selon Atran. Les mères, dans certaines banlieues radicalisées, recrutent activement d’autres personnes pour Daesh. Ces mères n’hésitent pas à voyager pour étendre le recrutement et encourage leurs enfants à combattre en Syrie. On estime que 1 sur 3 citoyens français, qui part combattre en Syrie, est une femme.

 

N'oubliez pas de voter pour cet article !
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...
mm

Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *