Comprendre la saison des pluies pendant le « Sahara Vert »

Une nouvelle analyse sur la cire des feuilles provenant des zones de la période connue comme le « Sahara Vert » montre des changements assez importants dans les saisons de pluie et leurs impacts sur les populations humaines.


Une nouvelle analyse sur la cire des feuilles provenant de zones de la période connue comme le "Sahara Vert" montre des changements de pluie assez importants et leurs impacts sur les populations humaines.
Une simulation montrant des changements dans les precipitation pendant la saison des pluies dans la Méditerranée entre le Sahara vert et les simulations préindustrielles - Crédit : Tierney et al. Sci. Adv. 2017;3:e1601503

La reconstruction des saisons de pluie dans l’ouest de l’Afrique pendant la période du il y a de 11 000 à 5 000 ans montrent qu’il y avait des précipitations 10 fois plus importantes par rapport à aujourd’hui. Le Vert a été habité par des anciens humains et il était caractérisé par une végétation diverse et des lacs, mais le manque des enregistrements sédimentaires limitait sur la compréhension des taux de pluie et des conditions d’humidité.

Et ces connaissances passées seraient utiles pour améliorer les simulations des futurs changements climatiques. Jessica Tierney et ses collègues de l’université d’Arizona présentent une reconstruction quantitative des précipitations dans l’ouest du Sahara sur les 25 000 dernières années à partir des biomarqueurs de la cire des feuilles (cire épicuticulaire) qui étaient présents dans le sédiment marin de 4 sites le long de la cote africaine. Les résultats suggèrent des taux de pluie élevés par rapport aux prédictions des modèles climatiques ainsi que des conditions beaucoup plus humides.

Les précipitations moyennes sont estimées à 640 millimètres par an sur tous les sites pendant le Sahara Vert. En comparaison, les précipitations modernes tournent autour de 35 à 100 millimètres par an. L’étude souligne également une pause conséquente dans les conditions d’humidité il y a environ 8 000 ans qui coïncident avec l’abandon temporaire de la zone par les humains. Cela suggère la sensibilité des précipitations au Sahara à cause de changements climatiques externes ainsi que l’influence profonde des changements de pluie sur les populations humaines.

Source : Science Advances (http://advances.sciencemag.org/content/3/1/e1601503)

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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