jeudi , 23 mars 2017
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Les personnes LGBTQ+ courent le plus de risques de violence

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Les personnes issues de la communauté LGBTQ+ sont les plus vulnérables à la violence physique, au harcèlement sexuel et moral et les crimes de haine selon une étude par RTI International.


Les personnes LGBTQ+ courent le plus de risques de violence
Dans un rapport fourni par RTI International, les chercheurs ont analysé 20 ans d’études sur la violence contre la communauté LGBTQ+ qui incluent 102 papiers évalués par les papiers ainsi que des analyses non publiées et des papiers non évalués.1 En plus des études, les chercheurs ont mené des discussions avec les communautés LGBTQ+ à San Francisco, à New York City, en Caroline du Nord et dans le Wyoming.

Notre recherche indique que les personnes LGBTQ+ font face à un danger significatif dans leur vie quotidienne et que cette victimisation impacte négativement leur éducation, leur sécurité et leur santé selon Tasseli McKay, une sociologue au RTI et principale auteure de l’étude.

Les chercheurs ont découvert que dans les études sur les personnes LGBTQ+, les expériences de victimisation sont clairement associées à des conditions de santé comportementale, des tendances suicidaires, d’une prise de risque sexuelle et du risque du VIH. Cela influence négativement leur implication scolaire et leur accomplissement scolaire. Parmi toutes les expériences de violence subies par la communauté LGBTQ+, on a le harcèlement, l’intimidation, les crimes de haine et la violence physique. Dans une discussion avec les chercheurs, un transgenre en Caroline du Nord a déclaré qu’une fois que vous êtes identifié comme une personne transgenre, alors on vous regarde d’un oeil suspicieux. Pour nous, c’est une sécurité ou une libération, mais pour eux, c’est un inconfort permanent. C’est une stigmatisation à haut niveau.

Les principales conclusions du rapport indiquent que malgré une acceptation de la communauté LGBTQ+ dans notre société moderne, les disparités dans la victimisation sont restées identiques aux années 1990. Les écoles sont un problème majeur, car de nombreux jeunes LGBTQ+ ont peur d’aller à l’école et cette peur est associé à une fréquentation moindre du milieu scolaire et ce phénomène est souvent associé aux tendances suicidaires.

Une autre conclusion du rapport est que les crimes de haine et le harcèlement ne sont pas commis par des étrangers ou des connaissances, mais par des membres de la famille. Dans le cas des enfants, ce sont les parents qui imposent une pression insoutenable et dans le cas des femmes bisexuelles, les attaques proviennent de leurs partenaires masculins. Pour les chercheurs, il est crucial de créer un environnement sécurisé et serein dans le milieu scolaire et familial. Si ces deux milieux permettent à la communauté LGBTQ+ de s’épanouir, alors les stigmatisations par la société et les étrangers seront moins efficaces.

Sources

1.
Violence and LGBTQ+ Communities . RTI International. http://www.rti.org/sites/default/files/rti_violence_and_lgbtq_communities.pdf. Consulté le mars 10, 2017.
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A propos de Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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