Le réchauffement climatique va réduire la production du blé



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Les résultats d’une étude montre que le aura des impacts catastrophiques sur la production du .


 

Si les aliens existent et qu’ils étudient notre civilisation, ils remarqueront rapidement que nous sommes obsédés par le blé et combien ce produit est important dans notre civilisation. Selon le Wheat Initiative qui est un projet lancé par les ministres de l’agriculture des pays du G20 : Le blé est l’une des graines de base dans le monde et il fournit 20 % de nos protéines et de nos calories quotidiennes. La population mondiale atteindra les 9 milliards de personnes en 2050 et la demande de blé augmentera de 60 %. Pour qu’on puisse nourrir tout le monde, il faut que la production mondiale de blé augmente au minimum de 1,6 %. Actuellement, cette production est inférieure à 1 %.

Et c’est pourquoi une étude publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences est plutôt alarmante. Elle suggère que le réchauffement climatique va baisser considérablement la production du blé que ce soit aux Etats-Unis ou dans le reste du monde.

Jesse Tack, responsable du département de l’économie agricole à l’université du Mississipi a déclaré : On remarque un effet négatif très net du réchauffement climatique sur la production du blé. Et c’est toujours négatif même si on prend en compte la variation des températures. C’est d’autant plus inquiétant puisque le blé représente la plus grande source de protéines des pays pauvres. Cette étude a comparé les résultats de la production de blé au Kansas depuis les 30 dernières années. Le Kansas est l’un des plus gros producteurs de blé aux Etats-Unis avec une production évaluée à 2,8 milliards de dollars en 2013. Dans cet Etat, le blé pousse du mois de septembre à mai et dans les années à venir, le blé sera confronté à 2 principales menaces qui sont le froid pendant les hivers extrêmes et les brusques vagues de chaleur pendant le printemps.

Le réchauffement climatique va réduire les périodes de gel, mais évidemment, il va aggraver les périodes de grandes chaleurs. En temps normal, les cycles saisonniers permettent d’avoir une production de blé stable, mais le réchauffement climatique perturbe cet équilibre et on se retrouve avec une baisse constante de la production de blé. Dans un scénario de réchauffement de 2 degrés Celcius, on aura une baisse de production de 15 % et si on arrive à un scénario où la température augmente de 4 degrés Celcius, alors la production de blé va plonger de 40 %.

Selon Tack, le principal responsable de l’étude : Même si ces données se basent uniquement sur le blé du Kansas, on peut facilement les extrapoler en tenant compte des climats locaux des différentes régions. Et on n’aura même pas besoin d’atteindre un réchauffement climatique extrême pour assister à une baisse de production. Si une région dans le monde subit régulièrement une température égale à 34 degrés celcius, alors cette région va subir immédiatement une baisse de sa production de blé.

Selon Tack, le point de basculement est de 34 degrés celcius, mais cela dépend aussi de l’impact du réchauffement climatique dans la région. Si on superpose l’augmentation des températures sur une région très froide en temps normal, alors la production de blé peut augmenter, car cette région n’aura plus de longues périodes de gel. De ce fait, une manière d’adapter la production de blé serait de déplacer la production vers des régions plus au nord à proximité des pôles.

L’étude a également trouvé que le croisement des espèces de blé était néfaste par rapport aux anciennes espèces. En effet, les nouvelles espèces de blé se concentrent sur un rendement plus élevé, mais les agriculteurs n’ont pas pensé à l’impact de la température. Et dans cette équation déjà complexe, l’eau sera également un facteur déterminant. Si les champs sont parfaitement irrigués alors on pourra réduire l’impact des températures élevés. Le problème est que l’eau va également devenir une ressource rare avec le réchauffement climatique et il suffit de voir les différentes sécheresses qui affectent les nombreuses régions du globe. Ainsi, le lac Mead en Californie subit la pire sécheresse depuis 1200 ans.

Cette étude est l’énième qui s’ajoute à la pile qui prédisent les catastrophes alimentaires, humanitaires et écologiques qui planent sur le monde à cause du réchauffement climatique.

Est-ce qu’il faudra attendre un monde désertifié pour que les gouvernements et les multinationales se rendent compte que le réchauffement climatique n’est pas juste un sujet de discussion pour les passionnés de la nature ? Certains estiment que la Techno- va trouver une solution miracle d’ici là. Mais on oublie que c’est cette même Techno- qui publie ces études alarmantes année après année.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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