La pause du réchauffement climatique était un mirage



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La pause du n’a jamais eu lieu et c’était une mauvaise interprétation des données sur les températures océaniques.


 

Une récente analyse montre que la pause du réchauffement climatique était un mirage temporaire. Les températures globales ont continué à augmenter dans la première partie du 21e siècle selon un rapport publié dans la revue Science. Ces découvertes, qui contredisent le rapport 2013 de Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), sont basées sur une mise à jour des données des températures qui proviennent de l’US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Une version précédente des données du NOAA avait montré un réchauffement en baisse dans la première décennie du millénaire.

La pause du réchauffement climatique n’a jamais existé

Les chercheurs ont corrigé les données du NOAA en intégrant des distorsions connues sur les températures à la surface de la mer et ils ont aussi inclus des données provenant des stations de surveillance qui s’étendent jusqu’en Arctique. Ces nouvelles données sont importantes, car on avait peu d’informations dans les zones entourant l’Arctique. Les données du NOAA incluent aussi les observations de 2013 et de 2014 et l’année 2014 a été la plus chaude si on la compare avec le reste des données. Selon Tom Karl, responsable de cette nouvelle analyse : Ce qu’il faut retenir est que l’IPCC avait rapporté que le taux du réchauffement climatique était moindre dans les 15 premières années par rapport aux 30 à 60 dernières années. Mais cette affirmation n’est plus valide avec nos données.

Cette analyse suit une série d’articles qui tente d’expliquer pourquoi les températures globales ont marqué un palier autour du millénaire. Les températures corrigées du NOAA montrent toujours une baisse de la température par rapport aux projections climatiques sur la même période. Mais Karl a déclaré que la tendance du réchauffement climatique est très claire à la fin de 2014. Et cela reste vrai même si on se base sur l’année 1998 qui nous avait amené une vague de chaleur extrême combiné à un El Nino dans l’Océan Pacifique.

Selon Michael Mann, climatologue à l’université de Pennsylvanie : Tom Karl et ses collègues ont fait un travail remarquable, mais ils ont juste confirmé ce que nous savions déjà. La vérité est qu’il n’y a jamais eu de pause dans le réchauffement climatique.

Des erreurs dans la prise des mesures de la température des océans

Le plus grand changement dans les données du NOAA est venu d’une correction de la lecture des températures océaniques, notamment des mesures provenant des navires et des balises. Les scientifiques savent depuis longtemps que les navires donnent des mesures de température plus élevées par rapport aux balises dans la même localisation. De ce fait, l’influx de données provenant de balises pendant les 2 dernières décennies nous a fait croire à une baisse dans le réchauffement de l’océan. La NOAA a juste corrigé cette erreur pour s’aligner avec des changements similaires effectués par l’UK Met Office (Office de la météo et du changement climatique) concernant les températures globales.

Les données du NOAA ont été précédemment modifiées par rapport à la manière dont les navires mesurent les températures océaniques. Après la Seconde Guerre mondiale, les navires ont commencé à mesurer les océans avec des sondes directes plutôt que de le faire avec des seaux. L’équipe de Karl a ajusté les données en suggérant que certains navires ont continué à prendre des mesures avec des seaux. Enfin, les chercheurs ont utilisé les données provenant de mesures terrestres avec des stations de mesure qui sont beaucoup plus nombreuses qu’au début du millénaire. Et on a également pu couvrir l’Arctique qui s’est réchauffé plus vite que le reste de la planète dans les dernières décennies. En tenant compte de toutes ces données, les températures globales ont augmenté à une vitesse de 0,116 degré Celcius allant de 2000 à 2014 comparés aux 0,113 degrés Celcius allant de 1950 à 1999. Et Karl estime que son équipe devra revoir la température à la hausse une fois qu’elle aura inclus toutes les données de l’Arctique. En 2013, les chercheurs ont trouvé que les lacunes des mesures de l’Arctique avaient baissé artificiellement les températures du Met Office. Cette dernière étude résout une partie de la question.

Les modèles climatiques de l’IPCC prédisent toujours que le réchauffement climatique va continuer, mais les scientifiques ont documenté plusieurs facteurs qui ne sont pas pris en compte dans ces modèles climatiques. Et le problème est que l’exclusion de ces facteurs supprime des températures du vrai réchauffement climatique. Parmi ces facteurs, on peut citer une faible radiation solaire ou des éruptions volcaniques qui bloquent le soleil et la circulation des océans.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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