Un cousin préhistorique du gnou possédait un Vuvuzela dans sa tête

Un animal préhistorique, qui était un cousin du gnou, possédait l’une des caractéristiques les plus étranges dans sa tête. C’est une espèce de tube similaire à un Vuvuzela qui lui permettait d’émettre et de recevoir des fréquences sonores très basses.


Un cousin préhistorique du gnou possédait un Vuvuzela dans sa tête
Image artistique du Rusingoryx atopocranion, un cousin préhistorique du gnou qui avait un Vuvuzela dans sa tête

En 1983, les paléontologues avaient découvert un étrange cousin du gnou. C’était une espèce préhistorique et on l’a appelé . À cette époque, on ignorait l’étrangeté de cet animal. Mais il s’avère qu’il possède un tube en forme de S dans son crâne et c’est une caractéristique qui était inconnue jusqu’à ce jour chez les mammifères. Cette espèce de Vuvuzela lui permettait d’entendre des fréquences très basses. Les découvertes, publiées dans la revue Current Biology, proviennent de plusieurs scans CT de crânes de ce cousin du gnou. On les a découverts à Rusinga Island qui se trouve au Kenya.

Les fossiles datent de 40 000 à 285 000 ans et en utilisant une analyse informatique, les chercheurs ont déterminé que le tube dans son crâne pouvait générer des sons dans une fréquence allant de 248 à 746 cycles par seconde qui est une fréquence similaire à celle de l’instrument de musique qu’on connait comme le Vuvuzela. Mais si on regarde les tissus de la gorge et de la trachée, alors l’intensité sonore baisse à 20 cycles par seconde. Une telle fréquence est inaudible par les humains, mais surtout par les prédateurs de l’époque dans la savane. En plus d’échapper aux prédateurs, ce mugissement à basse fréquence, qui pouvait porter à 10 kilomètres, permettait aux membres d’un troupeau de communiquer discrètement ou pour que les mâles puissent attirer des femelles. Cet étrange tube est inexistant dans les mammifères, mais on en a trouvé chez certaines espèces de dinosaures.

 

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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