Bientôt dans vos assiettes, la nourriture imprimée en 3D



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La révolution de l’impression en 3D va bouleverser la gastronomie et comment nous préparons et consommons notre nourriture au quotidien.


 

Les plats de Marijn Roovers tronent dans les meilleurs restaurants des Pays-bas, mais ce designer nous propose cette fois une création vraiment spéciale qui mélange la gastronomie et la technologie. Une coquille de chocolat avec une épaisseur de 0,8 millimètres qui est décorée avec de l’or en utilisant le meilleur chocolat de sa région.

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Roovers et le chef Wouter van Laarhoven ont imprimés cette coquille de chocolat couche par couche dans une imprimante 3D. Roovers fait partie d’un petit groupe de gourmets et de technophiles qui veulent révolutionner comment nous préparons notre nourriture. Ils ont tenus une conférence le 21 avril qui a été la première du genre qui concerne la nourriture imprimée en 3D.

Dans le courant de l’année, l’entreprise Natural Machines va proposer Foodini, son imprimante 3D de nourriture destinée au grand public.

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Hod Lipson, un ingénieur de l’université de Cornwell à Ithaca, New York, estime qu’il y a un grand débat sur l’impact de la révolution de l’ dans notre vie quotidienne. Est-ce que cela va révolutionner nos vies et la réponse est oui, mais ce sera via une pour la nourriture.

La gastronomie et la nutrition dans l’impression 3D

Lipson possède un laboratoire qui est spécialisé dans l’impression 3D depuis des années. Il a déclaré que dès que l’impression 3D s’est généralisée, ses étudiants ont commencés à imprimer en 3D du chocolat et du glaçage. Et de nombreux gourmets ont rejoint ce mouvement en mélangeant la gastronomie, la technologie et les arts.

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D’autres utilisent la nourriture imprimée en 3D sur le plan de la nutrition. Chez TNO, l’organisation des Pays-Bas pour la recherche scientifique appliquée, des chercheurs développent des techniques d’impression 3D qui permettront aux consommateurs et aux hopitaux de créer des produits nutritionnels qui sont spécifiquement adapté pour chaque consommateur. Lipson ajoute que cela rejoint le mouvement actuel de l’informatique vestimentaire où on commence à mesurer toute notre activité biologique pour détecter des problèmes de santé ou des manques dans notre alimentation. Il ne faudra pas longtemps pour qu’on imprime de la nourriture en 3D selon nos allergies, notre âge ou notre niveau de santé sur un jour donné.

Mais la technologie doit s’améliorer avant qu’on puisse imprimer de la nourriture à la volée. Il a fallu 1 heure pour imprimer en 3D la coquille de chocolat de Roovers. Et si on devait le déployer à l’échelle d’un restaurant qui doit servir 40 personnes, alors il faudra 48 heures d’impression en 3D en continu pour servir les plats. Et ce n’est pas du tout réaliste. Pour le moment, la nourriture imprimée en 3D est juste un moyen d’exprimer la créativité des chefs cuisiniers et des gastronomes. De plus, il y a aussi le problème de la texture. Julian Sing, le fondateur de 3Dchef, une firme qui est spécialisée dans l’impression 3D de sucre, a déclaré que la plupart des imprimantes 3D de nourriture fonctionnent avec de la poudre et de la pâte. Le résultat est une nourriture qui est spongieuse. La nourriture en 3D a besoin d’avoir la bonne texture et elle doit ressembler à de la nourriture et non à de la bouillie.

La technologie de l’impression 3D alimentaire progresse à grand pas

Mais il est normal d’avoir ces défauts puisque l’impression 3D est encore très récente. Des chercheurs modifient des paramètres pour augmenter la quantité d’air dans le plat, sa densité de fibre et les ingrédients pour modifier la texture. Roovers a déclaré qu’il avait obtenu de bons résultats lorsqu’il a imprimé du fromage et du yaourt.

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Dans le même temps, les pionniers de ce mouvement continuent d’expérimenter en échangeant des recettes sur le web. Debrauwer a déclaré qu’un de ses laborantins a crée une gauffre qui a été imprimée en 3D avec des protéines provenant d’insectes et la saveur était délicieuse. Mais certaines personnes ont peur de cette audace et des possibilités illimités qu’on peut faire avec de la nourriture imprimée en 3D. Lipson a déclaré que son laboratoire avait crée un cube de couleur pourpre qui avait le gout du broccoli. Le plat était délicieux, mais il pose une barrière psychologique, car on a une drôle d’impression lorsqu’on le mange.

Roovers conclut que l’impression 3D nous donne de nouvelles possibilités en terme de nourriture, mais les gens ont dû mal à s’habituer aux nouvelles choses, notamment sur le plan culinaire. Ils devront s’adapter aux nouvelles couleurs et textures, mais cela va finir par entrer dans les moeurs.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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